Ce site web ne supporte plus Internet Explorer 11. Veuillez utiliser un navigateur plus récent tel que Firefox, Chrome pour un meilleur affichage et une meilleure utilisation.
FiBL
Bio Suisse
Logo
La plateforme des agriculteurs et agricultrices bio

La culture en bandes à l'épreuve du terrain

Nouvelle  | 

Les pommes de terre et les betteraves sucrières peuvent tirer parti de la culture en bandes. Telle est la conclusion d’un projet mené pendant quatre ans par le FiBL et Agroscope. Cette méthode présente toutefois certaines limites: elle demande davantage de travail et ne se prête pas à toutes les cultures.

Démonstration de l’essai de culture en bandes lors des Journées des grandes cultures bio 2026. Photo: FiBL, Maike Krauss

La culture en bandes consiste à cultiver différentes plantes en bandes alternées, généralement larges de 6 à 12 mètres. Un projet de quatre ans, financé par l'OFAG et la Fondation Sur-la-Croix et mené par le FiBL et Agroscope en étroite collaboration avec les praticien·nes, a mis en évidence des effets positifs de cette méthode pour la culture de pommes de terre et de betteraves sucrières en association avec des céréales, parfois elles-mêmes mélangées à des féveroles.

Moins de maladies, plus d'organismes utiles

Avec la culture en bandes, l'incidence de l'alternariose a diminué en moyenne de 69 % dans les pommes de terre, tandis que celle de la cercosporiose a reculé de 12 % dans les betteraves sucrières. Dans le cas des pommes de terre, cette diminution des maladies s'est accompagnée d'une hausse du rendement d'environ 8 %. La culture en bandes a également favorisé la présence d'organismes utiles dans les parcelles de betteraves sucrières et attiré davantage de pollinisateurs dans celles de pommes de terre.

Le colza réagit différemment

Dans le colza, en revanche, les bandes ont favorisé le développement des ravageurs, entraînant une baisse de rendement de 17 %. L'effet escompté des organismes utiles ne s'est pas produit dans les champs de colza.

Une charge de travail supplémentaire dans la pratique

La mise en œuvre de la culture en bandes pose avant tout le défi de gérer des cultures aux exigences très différentes. La planification et la coordination des travaux sont également plus complexes. Dans le cadre du projet, les surcoûts ont été estimés entre 40 et 70 CHF par hectare et par an dans le cas d'une conception optimisée des bandes, en raison de l'utilisation de machines dont la largeur de travail n'est pas adaptée et de la nécessité de passages supplémentaires.

La recherche se poursuit

La culture en bandes présente donc un potentiel pour certaines plantes, comme les pommes de terre. D'autres associations de cultures doivent encore être testées. La publication d'une fiche technique contenant des conseils pratiques est prévue pour 2027.

Maike Krauss, FiBL

Pour en savoir plus

Remarque: ce texte est une nouvelle du jour. Il ne sera pas actualisé ultérieurement.

Souhaitez-vous ajouter le site web à l'écran d'accueil ?
Souhaitez-vous ajouter le site web à l'écran d'accueil ?