Problème: l'instinct de couvaison
M. Schütz n'hésite pas à évoquer aussi les difficultés rencontrées. Dans son poulailler, il a en effet nettement plus de poules qui couvent qu'auparavant.
Les trois professionnels rapportent néanmoins des expériences très variables. «Même si elles sont élevées de la même manière, le résultat est très différent», constatent A. Braun et P. Egger. Selon eux, de grandes différences dans le comportement de couvaison des poules peuvent être observées d'un poulailler à l'autre.
P. Egger recommande de retirer leurs œufs aux poules l'après-midi pendant quelques semaines ou de fermer temporairement l'accès au nid pour les empêcher de couver. D'après lui, l'utilisation d'autres tapis de ponte aiderait parfois à réduire le nombre de poules qui couvent.
Le choix délicat de l'alimentation
Pour les professionnels interrogés, le comportement alimentaire des pondeuses d'œufs beiges est très variable: elles peuvent avoir bon appétit ou refuser totalement de s'alimenter. C'est pourquoi M. Schütz mise sur une double distribution alimentaire à intervalle de 30 minutes. Il constate cependant: «Si un aliment ne leur convient pas, certaines ne se nourrissent pas du tout ou que très peu».
P. Egger confirme: «La Sandy réagit immédiatement au changement d'aliment, généralement en réduisant sa consommation». Selon lui, une modification de la consommation alimentaire pourrait toutefois être le signe que les poules souffrent entre autres de maladies. Par conséquent, il importe de bien réfléchir avant d'intervenir.
La Sandy ayant une durée d'ingestion accrue, P. Egger mise sur des aliments peu caloriques à faible teneur en protéines. Il est possible de modifier les proportions en gardant la même composition. «Ainsi, la consommation alimentaire reste stable», déclare P. Egger.
Éviter le stress pour les humains comme pour les animaux
«Question caractère, la Sandy est un peu plus craintive», fait remarquer M. Schütz. Philosophe, il dit avoir trouvé la solution: «Il ne faut pas être pressé quand on s'occupe du poulailler».
Les trois professionnels considèrent la Sandy comme une hybride performante dotée d'une forte résilience. S'agissant des difficultés rencontrées, ils estiment qu'il existe des solutions que les agriculteurs et agricultrices peuvent aisément mettre en œuvre sur leurs exploitations.
Simona Moosmann, FiBL
