(26.07.2018) Afin d’épargner aux animaux le stress du transport et de l’abattage, la famille paysanne bio Blunier, à Paspels GR, veut désormais que ses bêtes puissent être abattues dans un environnement connu et donc de confiance. Le service cantonal compétent a octroyé l’autorisation définitive de cette nouvelle méthode d’abattage sans stress des bovins. C’est ce qu’a annoncé KAGfreiland en avril.
Contrairement à l’abattage au pâturage proprement dit, l’étourdissement des bêtes se fait dans la ferme des Blunier non pas par un tireur qualifié par un permis de chasse qui tue l’animal d’un coup de fusil, mais par un collaborateur de l’abattoir du coin: L’animal est immobilisé dans une partie spéciale de l’aire d’affouragement mais qui ne change rien à ce qui se passe normalement pour l’affouragement. Vient ensuite l’étourdissement avec un pistolet à cheville percutante usuel. L’animal étourdi est ensuite immédiatement suspendu avec un appareillage spécial pour être saigné, puis l’animal, maintenant mort, est chargé sur une remorque spéciale et transporté dans un abattoir des environs pour le reste du processus d’abattage.
«Le déroulement est en principe le même que pour un abattage habituel», souligne Blunier. «Seule la première partie, l’étourdissement et la saignée, est externalisée dans notre ferme.» Il a procédé aux transformations nécessaires pendant l’hiver passé. Les premiers tests d’abattage ont été faits en février et en mars sous la surveillance des autorités cantonales. Vu que toutes les prescriptions techniques et d’hygiène pouvaient être respectées, les autorités cantonales ont délivré en avril 2018 à la Sunna Metzgerei GmbH l’autorisation d’élargir géographiquement sont autorisation d’abattage à la ferme bio «Dusch» de la famille Blunier.
Tanja Kutzer, experte en production animale de l’organisation de protection des animaux agricoles KAGfreiland, s’en réjouit beaucoup: «Avec l’abattage au pâturage, une lance avait déjà été brisée en Suisse en 2016 pour l’abattage respectueux des animaux. Contrairement aux autres pays, la Suisse n’avait depuis lors pas délivré d’autres autorisations à des entreprises agricoles. Le nouveau modèle introduit par la ferme des Blunier peut être intéressant pour d’autres paysans parce qu’il ne nécessite pas de permis de chasse.