Ce site web ne supporte plus Internet Explorer 11. Veuillez utiliser un navigateur plus récent tel que Firefox, Chrome pour un meilleur affichage et une meilleure utilisation.
FiBL
Bio Suisse
Logo
La plateforme des agriculteurs et agricultrices bio

Une saison viticole 2026 marquée par des extrêmes météorologiques

Nouvelle  | 

Après un début de saison relativement précoce, les vignobles ont été confrontés à des périodes de canicule prolongées, accompagnées d’une sécheresse exceptionnelle qui les ont mis à rude épreuve. La pression des principales maladies fongiques est par contre restée très faible durant l’essentiel de la saison.

La saison viticole, extrêmement sèche et chaude, a rappelé l’importance d’adapter l’ensemble du système sol–racines–vigne–couvert végétal à l’évolution du climat. Photo David Marchand, FiBL

Sur le plan phytosanitaire, la saison a donc été relativement sereine pour les vignerons bio. Le mildiou est resté absent grâce à des conditions sèches qui ont fortement limité son développement même dans les témoins non traités. L'oïdium a également été peu problématique dans la majorité des situations, même si quelques foyers sont apparus tardivement dans des parcelles ou des secteurs présentant un peu d'humidité, notamment à proximité de lacs, de ruisseaux ou de zones irriguées.

Début précoce des traitements

Un constat intéressant ressort toutefois des observations de terrain : malgré un risque très faible lié à la sécheresse printanière, les traitements ont débuté très tôt, dès les premières précipitations de faible intensité de fin avril. Les vignerons et les conseillers étaient encore marqués par la pression précoce de mildiou observée lors des trois derniers printemps humides. 

Une pression phytosanitaire quasi-nulle

Avec la sécheresse, la pression est ensuite restée quasi nulle et aucun symptôme n'a été observé, même dans les témoins non traités suivis par le FiBL. Malgré cela, plus de huit interventions ont généralement été réalisées dans les vignobles. Cela pose une question pour l'avenir : comment économiser réellement des traitements lorsque le risque est faible ou nul comme en 2022 ou 2026 ? La protection contre le mildiou est en effet préventive : il faut anticiper les pluies et intervenir avant de savoir si une épidémie va réellement se développer. Le vigneron reste ainsi confronté à une incertitude importante, d'autant qu'une fois les premiers symptômes apparus, il peut être très difficile de reprendre le contrôle de la maladie. A noter que les doses annuelles de cuivre métal ont, quant à elles, été très faibles, en-dessous de 1.5 kg/ha (résultats provisoires de l'enquête des pratiques du FiBL en cours).

Eau et chaleurs, les deux défis de l'année

Le principal défi de 2026 n'aura donc pas été la protection, mais la gestion de l'eau et des chaleurs extrêmes qui ont sollicité fortement les vignerons, en particulier dans les exploitations ne disposant pas d'installation d'irrigation ou d'accès à l'eau. Les parcelles présentant une faible réserve utile du sol ont ainsi rapidement montré des signes de stress, tout comme les jeunes vignes, dont le système racinaire encore peu développé augmente la sensibilité. 

De nombreux jours ont été consacrés à l'irrigation avec des systèmes mobiles pour limiter les dégâts liés aux stress hydriques. Au final, la sécheresse a impacté la taille des baies et donc le rendement du millésime 2026 et certaines plantations ont fortement souffert avec des mortalités parfois très conséquentes. 

Vendanges à des dates record

Les fortes chaleurs ont également entraîné des phytotoxicités, notamment du côté du soleil de l'après-midi, un effeuillage bien raisonné était essentiel sur cette saison pour limiter ces phénomènes et conserver l'acidité et l'aromatique des raisins.

Les vendanges ont commencé dès la mi-août, à des dates record en termes de précocité. Derrière cette précocité générale se cachait une forte hétérogénéité entre parcelles, notamment sous l'effet du stress hydrique. Les conditions de vendanges ont ensuite été optimales avec très peu de précipitations, et avec, pour certains cépages, des records de concentration fortes en sucres et faible en acides. Le millésime s'annonce ainsi très qualitatif, mais avec des rendements plutôt faibles. 

L'importance d'une approche système

Au final, 2026 constitue un millésime serein sur le plan phytosanitaire, mais extrême par les conditions de canicule et de sécheresse, qui ont notamment impacté les quantités récoltées. Cette saison rappelle une nouvelle fois l'importance d'adapter la viticulture à l'évolution du climat, en travaillant sur différents leviers pour renforcer de manière préventive la robustesse de l'ensemble du système sol–racine–vigne–couverts végétaux et sa capacité à faire face aux aléas climatiques extrêmes, qui tendent à devenir plus fréquents. 

Ces adaptations devront toutefois rester compatibles avec les difficultés économiques auxquelles la viticulture est aujourd'hui confrontée. Ces différents enjeux sont au cœur des travaux de conseil et de recherche menés par le FiBL avec ses partenaires. 

David Marchand, FIBL

Plus d'informations

Le FiBL mène plusieurs projets de recherche axés sur l'adaptation de la viticulture au changement climatique
VineRoot4Clim vise ainsi à améliorer la résilience de la vigne face au changement climatique grâce à une sélection de porte-greffes adaptés 
Vingt porte-greffes sous la loupe des chercheurs du FiBL (article bioactualites.ch)

Agro-photovoltaïque en viticulture explore l'utilisation de panneaux solaires au-dessus des parcelles de vigne pour ombrager la culture, atténuer les pics de chaleur, limiter le stress thermique/hydrique et produire de l'énergie. 

Remarque: ce texte est une nouvelle du jour. Il ne sera pas actualisé ultérieurement.

Souhaitez-vous ajouter le site web à l'écran d'accueil ?
Souhaitez-vous ajouter le site web à l'écran d'accueil ?