À l'intérieur du marché, l'évolution est toutefois plus hétérogène. Les céréales et les produits de boulangerie conservent leur première place en termes de chiffre d'affaires ; quant aux légumes et aux pommes de terre, ils figurent toujours parmi les catégories les plus importantes, même s'ils enregistrent de légères baisses du chiffre d'affaires. Des taux de croissance supérieurs à la moyenne ont notamment été observés dans les catégories « huiles et graisses », « miel et pâtes à tartiner » et « œufs ». Dans le même temps, la part du bio a augmenté dans plusieurs segments du secteur des surgelés, notamment celui des fruits et légumes. Cela semble indiquer une progression du taux d'adoption des produits bio, y compris dans les catégories de produits présentant un degré de transformation plus élevé ou les produits prêts à l'emploi.
Les discounters pèsent de plus en plus lourd
L'analyse des canaux de distribution révèle une concentration persistante du marché bio sur le commerce de détail classique. Alors que ce dernier continue de générer la majeure partie du chiffre d'affaires du secteur bio, les discounters ont une nouvelle fois renforcé leur position. La part des produits bio dans le chiffre d'affaires des denrées alimentaires reste toutefois nettement plus élevée dans le commerce de détail classique que chez les discounters. La part de marché du commerce spécialisé a par contre continué de reculer.
La pénétration du marché des produits bio, par segment, est restée constante au fil des ans
Les analyses menées à l'échelon des consommateurs fournissent également des informations intéressantes. La pénétration du marché par les produits bio est élevée pour de nombreuses catégories de produits. Plus de quatre ménages sur cinq achètent au moins une fois par an des produits bio parmi les légumes frais, le pain et les produits de boulangerie, ainsi que les fruits frais.
Enfin, les données sur les budgets des ménages montrent que les dépenses consacrées aux produits bio restent étroitement liées aux caractéristiques socio-économiques. Ce sont notamment les ménages à revenus élevés, les consommateurs âgés et les ménages urbains qui dépensent le plus. Cela montre que le niveau des prix, le pouvoir d'achat et le mode de vie restent des facteurs déterminants dans l'achat de produits bio.
Dans l'ensemble, l'évolution observée en 2025 confirme la place occupée par le bio sur le marché suisse des denrées alimentaires. La reprise de la croissance du chiffre d'affaires, accompagnée d'une part de marché stable, montre que la demande en produits bio s'est stabilisée à un niveau relativement élevé.
Source: Analyse de marché de l'OFAG sur la consommation de produits bio en 2025.
Pour en savoir plus
Analyse détaillée de l'OFAG (donnees-agrimarche.ch)
