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Rester mécanisée le plus longtemps possible

Sur cette ferme la parcelle est réfléchie pour former des zones ombragées tout en restant mécanisée le plus longtemps possible malgré le développement des arbres. La diversité de plantes pérennes plantées cherche à promouvoir la biodiversité au delà du premier aspect de production.

La parcelle contient 84 arbres et est coupée en deux par un chemin d'environ cinq mètre de large pour permettre les manœuvres du tracteur.

Quatre lignes d'arbres séparent à chaque fois cinq planches de maraîchage de 1,80 mètre (écartement entre les roues du tracteur). Chaque ligne est composée d'une variété sélectionnée en partie pour son faible besoin en traitement.

Entre les arbres, des petits fruits et des arbustes indigènes sont plantés par cinq avec un espacement d'1m entre eux et de deux mètre avec les arbres.

Les zones maraîchères sont menées en planches permanentes pour rouler toujours au même endroit et de ne pas déstructurer le sol. L'agriculteur plante aussi sous couvert de seigle (adapté à l'altitude de 700m). Ces différentes mesures améliorent la qualité du sol, augmentent les capacités d'infiltration et réduisent les problèmes d'eau stagnante.

Carte d’identité

La ferme 

Installation2011
SAU totale20 ha 
ProductionArboriculture, maraîchage, grandes cultures
Main d'oeuvre2 ETP (équivalent temps plein)
CertificationsBio
CommercialisationMarchés

Le verger maraîcher

Début d'implantation2022
Surface1 ha
Espèces fruitièresFiguiers, Pêchers, Pêchers de vigne, Plaqueminiers, Kiwis

Conception du verger maraîcher

Irrigation

Aucun système d'irrigation n'est installé dans le verger maraîcher. Les planches maraîchères sont paillées pour maintenir l'humidité et les arbres sont arrosés avec la pompe à traiter d'une capacité de 600 L ouverte sur le côté.

Fertilisation

100 kg d'un mélange d'azote à 10,5 pour cent, de phosphore et de potasse en granulés est apporté aux cultures de rhubarbes et d'asperges.

Gestion de l'enherbement

Un couvert d'herbes rases et résistantes au tassement est implanté dans la ligne d'arbres et de petits fruits. Pour les premières années, l'agriculteur passe régulièrement la tondeuse et apporte du compost au pieds des petits fruits pour ralentir la levée des adventices.

Protection

Pour le moment, les arbres ne sont pas traités.

Retour d’expérience de la plantation

La plantation a été réalisée en plusieurs fois. Elle est estimée à 2,5 jours de travail à deux personnes. Après une préparation superficielle du terrain pour éliminer l'herbe en surface et niveler, les trous sont faits à la tarière à moteur. Le sol est amélioré puis l'arbre est planté.

Dans un premier temps, l'agriculteur a fait le choix de ne pas mettre de protection individuelle à tous les arbres mais d'installer un parc électrique autour de l'ensemble. Malgré ce système, des dégâts de chevreuils l'ont incité à utiliser une protection pour les arbres ayant un développement lent.

L'expérience acquise lors des plantations indique que la mise en place du couvert végétal avant les arbres offre de meilleurs résultats. 

Les premières années, l'herbe au pied des arbres est maintenue courte pour faciliter la prédation des campagnols par les renards et les rapaces. 

Infos sur la commercialisation

La quantité d'arbres par espèce n'a pas été réfléchie par rapport aux besoins du marché. Si la production est trop importante, il sera toujours possible de trouver de nouveaux débouchés. A l'inverse, s'il n'y a pas assez d'arbres, il n'est pas possible de répondre à la demande dès les premières années de production.

«C'est vrai que des fois, de manquer, ça coûte plus cher que de faire un petit peu trop.»

Choix techniques et arguments

Orientation Est-Ouest du verger

Des arbres sont peu productifs mais il y a aussi moins de perte de production et moins d'interventions sur les arbres.  

Implantation de Kiwi et autres arbustes indigènes

Ces plantes ont, pour le moment, moins de problèmes de ravageurs et de maladies car elles ne sont pas encore très communes dans la zone. Leur introduction permet d'expérimenter et de jouer avec cette nouveauté. «Puis justement, un petit peu essayer ces choses qui, au final, n'ont pas vraiment de maladies, pas vraiment d'insectes nuisibles par ici. Et ça fonctionne. Le kiwi, typiquement, pas de maladies, pas d'insectes... Il n'y a rien.»

Regroupement des petits fruits et arbustes indigènes par cinq

Limiter les mélanges d'espèces évite qu'une d'elles ne prenne le dessus sur les autres. Ce risque est accentué par la densité de plantation.

Pas de légumes avec récolte mécanisée dans le verger maraîcher

Le matériel d'arrachage est souvent volumineux et difficile  à manier dans des rangs trop étroits. De plus, les arracheuses pour les carottes ou les poireaux sont situées sur le côté du tracteur passant sur le rang mitoyen. Pour ne pas risquer d'endommager les autres planches ainsi que les arbres, il faudrait récolter à la main.

Plantation de la rhubarbe au Nord des arbres et des asperges au Sud

Cette répartition permet de profiter de l'ombrage des arbres pour éviter le soleil direct sur les rhubarbes et de profiter d'un ensoleillement matinal et limiter les risques de gel pour les asperges.

Forces et faiblesses de ce sytème

Forces  

  • L'agriculteur fait des boutures et des semis de noyaux pour réduire le coût des plants.

Faiblesses

  • A la plantation, seule une partie du verger a été plantée au GPS. Les lignes tracées à la chevillère sont un peu décalées et compliquent le travail avec les machines.

Pour en savoir plus

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