De nombreux éleveurs·euses vermifugent tous les animaux avant l'alpage – parfois c'est d'ailleurs exigé par les alpagistes. Cette manière de faire peut cependant s'avérer désavantageuse: Les pâturages de montagne ont eu des mois de pause, la plupart des vers de l'année précédente sont morts pendant l'hiver. Les pâturages sont donc relativement propres au début de la saison, et le risque d'infection est faible pour les animaux.
Ralentir la formation de résistance
L'utilisation fréquente de produits vermifuges a provoqué au fil du temps l'apparition de vers résistants. Si tous les animaux sont traités, ces parasites résistants survivent et deviennent dominants dans les pâturages d'estivage, ce qui aggrave le problème sur la durée.
Il vaut mieux envoyer à l'alpage une partie du troupeau sans l'avoir vermifugée. Ces animaux apportent alors aussi avec eux des vers naturellement non résistants qui supplantent partiellement les parasites résistants, ce qui permet de freiner le développement des résistances.
Les jeunes bêtes sont plus sensibles aux parasites, donc ce sont plutôt les animaux plus âgés qui doivent rester non traités. Le mieux est de commencer avec peu d'animaux. Si leur santé est bonne, leur proportion peut augmenter progressivement au cours de l'année suivante pour ralentir plus fortement la formation de résistances.
Steffen Werne, FiBL
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Maladies parasitaires (rubrique Petits ruminants)
