Avec la hausse des températures, les premiers ravageurs sont déjà actifs, notamment les mouches mineuses, la teigne du poireau ou encore la mouche des semis. Parallèlement, des maladies fongiques comme le mildiou ou la cladosporiose apparaissent. Dans ce contexte, la prévention reste essentielle : couverture des cultures avec des filets, respect des rotations, travail du sol régulier et interventions précoces permettent de limiter les dégâts.
Gare à la gestion des non-tissés
La gestion des cultures sous voiles non tissés demande également une attention particulière. Si ces protections sont utiles contre le froid, elles peuvent entraîner une accumulation de chaleur en journée, avec des effets négatifs sur la croissance ou la qualité des plantes. Une surveillance régulière et un retrait adapté des voiles sont donc indispensables.
L'irrigation constitue un autre levier déterminant, notamment pour les salades de printemps. Une gestion fine de l'eau permet d'éviter des troubles physiologiques tels que les nécroses marginales ou le brunissement du cœur, liés à des déséquilibres hydriques et nutritionnels.
Campagnols et chardons
La newsletter met aussi en avant des approches agroécologiques. La lutte contre les campagnols peut ainsi être renforcée en favorisant les prédateurs naturels comme les belettes et hermines, grâce à des aménagements spécifiques. De même, la gestion du chardon des champs repose sur des interventions ciblées et répétées pour épuiser ses réserves racinaires.
Enfin, le FiBL souligne l'importance des évolutions réglementaires, avec l'introduction du permis phytosanitaire numérique, ainsi que les avancées de la recherche, notamment sur la lutte intégrée contre le charançon de la betterave.
