Le vignoble romand vit un moment charnière de son histoire. Sur le terrain, on assiste actuellement à des arrachages partiels ou totaux de parcelles de vignes, ainsi qu'à des réorientations vers une viticulture extensive ou une diversification vers d'autres cultures.
Une présence nécessaire
"Beaucoup de domaines romands sont concernés au moins pour une partie de leur parcellaire", affirme David Marchand, chercheur au FiBL spécialisée en viticulture. "Les décisions se prennent très rapidement, parfois sans aucun recul ni accompagnement. Il est essentiel que les acteurs et actrices techniques et scientifiques soient présent·e·s et à l'écoute des vignerons dans ces moment-clés."
C'est la raison pour laquelle le FiBL, en partenariat avec les institutions de recherche et de vulgarisation romandes, organise le 22 avril prochain une matinée technique consacrée à l'avenir du vignoble romand. "Nous avons voulu répondre présents dans cette période de crise, que certains et certaines professionnel·les vivent difficilement", poursuit David Marchand.
En rassemblant des intervenants techniques et scientifiques des différentes institutions romandes, l'objectif est de présenter les références existantes, de partager un regard critique sur les différentes options, d'identifier les risques et opportunités et de faire émerger les besoins futurs du terrain.
Le paradoxe de l'arrachage
"C'est une situation totalement paradoxale de devoir arracher des vignes en Suisse alors que seulement un tiers des vins consommés dans le pays sont d'origine indigène", précise encore David Marchand. "Nous sommes tous bien conscients que les principaux leviers de la crise sont liés au marché et aux décisions politiques. Mais justement, dans ce contexte, il est plus que jamais nécessaire de proposer un point de situation technique, et de montrer que les institutions sont présentes, alignées et à l'écoute du terrain pour accompagner cette transition."
Claire Berbain, FiBL
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