En 2025, les quantités de maïs bio récoltées ont été supérieures de plus de 10 % aux besoins annuels des fabricant·e·s d'aliments mélangés. Le stockage et la gestion des quantités excédentaires représentent un défi pour l'ensemble du secteur, indique Bio Suisse dans un communiqué.
Pour éviter une nouvelle surproduction, Bio Suisse appelle ses producteurs·trices à réduire la production de maïs grains. Bio Suisse leur recommande de passer, dans la mesure du possible, aux légumineuses à graines comme le soja, qui sont particulièrement demandées pour le fourrage. La commercialisation du maïs comme maïs d'ensilage est également une option.
Restriction de commercialisation pour les marchandises de reconversion
Lors de la table ronde des céréales fourragères bio, le secteur a également décidé des mesures suivantes afin d'éviter une surproduction imminente: une retenue de dix francs par déciton va être mise en place sur le maïs grains Bourgeon. Les centres de collecte verseront donc aux producteurs·trices le prix indicatif, déduction faite de la retenue. En cas de surproduction, la retenue prélevée servira à financer le déclassement; sinon, elle sera versée par les centres de collecte aux producteurs·trices dans un second temps.
Une restriction de commercialisation s'applique par ailleurs aux marchandises de conversion. En d'autres termes, le maïs grains de conversion de la récolte 2026 ne pourra pas être commercialisé sur le marché bio si l'offre dépasse la demande des moulins fourragers. Par conséquent, ce sont les conditions du marché conventionnel qui s'appliqueront. De plus, une restriction de commercialisation s'applique également au maïs grains Bourgeon importé.
Pour en savoir plus
Communiqué de presse de Bio Suisse (bio-suisse.ch)
