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Journée grandes cultures bio

Nouvelle  | 

Les besoins du marché évoluent et de nouvelles connaissances sont acquises par la pratique et la recherche. Retours sur les thèmes abordés lors du cours grandes cultures bio.

Le soja et les autres légumineuses à graines sont toujours très recherchés sur le marché, tant pour le secteur alimentaire que pour le canal fourrager. Photo : FiBL, Marina Wendling

Marché

D’importantes pertes de récoltes ont été enregistrées l’année dernière pour les céréales panifiables en raison des conditions météo : 24% pour le blé, 34% pour l’épeautre et même 90% pour le seigle. D’après Bio Suisse, la tendance à la hausse des ventes de produits bio ne faiblit pas et la demande doit être couverte par des produits importés. La surface cultivée en bio est en constante augmentation mais n’est pas suffisante, si bien que l'on recherche toujours d'urgence de nouveaux producteurs en reconversion. Le commerce de détail souhaite élargir sa gamme de produits suisses. Ainsi, Coop proposera à l'avenir tout son assortiment de pain bio à partir de céréales Bourgeon indigènes. La surface de culture de betteraves sucrières doit également être augmentée afin de pouvoir commercialiser tous les yogourts bios sous le label Sucre Suisse. Il existe également une grande demande pour des cultures de niches, en particulier pour l’avoine alimentaire. En plus des flocons et les graines, Biofarm souhaite proposer à la vente une nouvelle boisson à base d’avoine. Le millet, le colza, le tournesol, le lin et les légumineuses à graines sont également très recherchés dans le secteur alimentaire. Au niveau fourrager, les nouvelles directives pour l'alimentation des ruminants en vigueur depuis cette année conduisent à une très forte demande pour les légumineuses à graines les plus riches en protéines comme le soja et le lupin.

Betteraves, pommes de terre et avoine

La journée a également permis de faire le point sur la conduite de différentes cultures. Pour la betterave tout d’abord, les essais menés avec le robot Farmdroid ont montré que cette technique permet de réduire le nombre d’adventices sur le rang et de diminuer considérablement le temps de désherbage manuel (-40%) avec une légère amélioration du rendement. Des essais à grande échelle ont également été conduits pour comparer l’intérêt de la plantation par rapport au semis. Les résultats sont prometteurs : meilleur rendement et réduction du temps de désherbage manuel. La technique a cependant un coût et doit être bien maîtrisée.

Les essais en pomme de terre se poursuivent tant sur les variétés que sur la protection des cultures. De nouvelles variétés à chair ferme sont évaluées pour leur tolérance au mildiou. Différents produits ont été testés pour la régulation du doryphore. L’efficacité de Neem a été montrée mais son utilisation doit intervenir le plus tôt possible sur des larves encore très jeunes. La surveillance des parcelles est donc décisive.

La culture de l’avoine alimentaire dispose de retours précieux d’expériences pratiques. Cette culture présente de nombreux avantages comme un faible besoin en fumure et une bonne concurrence envers les adventices. Avec un rendement moyen de 45 dt/ha et un poids à l’hectolitre moyen de 53 kg, c’est une culture intéressante pour diversifier les rotations.

Approvisionnements en éléments nutritifs

Les bilans d’éléments nutritifs et le flux d’engrais de ferme et de recyclage de près d'un millier d'exploitations bios montre que 74% des fermes bios couvrent les besoins en azote (N) et 82% ceux en phosphore (P). Cette couverture varie énormément selon le type d’exploitation. Pour les fermes de grandes cultures et cultures spéciales, seules 46% des exploitations couvrent les besoins en N et 52% ceux en P. Moins d’un tiers des fermes apportent des amendements organiques qui ne sont pas issus du domaine. Pour 80%, il s’agit d’engrais de ferme conventionnels ou de recyclage. Une réduction des apports d'engrais de ferme conventionnels et de recyclage n'aurait donc aucune incidence sur une majorité des exploitations, mais tout de même 30% d'entre elles auraient des difficultés à assurer un apport suffisant d'éléments nutritifs. Si seul les apports d'engrais de ferme conventionnels sont limités, les éléments nutritifs manquants pourraient éventuellement être remplacés par une utilisation accrue d'engrais de recyclage. Cette étude menée par le FiBL s’inscrit dans la discussion de différentes pistes pour faire évoluer l’approvisionnement en éléments nutritifs des fermes Bourgeon et répondre à termes à un certain nombre d’interrogations. Faut-il réduire ou lever les limites de distance ? Faut-il privilégier les engrais de recyclage ou les engrais de ferme conventionnels ? Qu’en est-il des biogaz ?

Le travail réduit du sol en agriculture biologique

En agriculture bio, la réduction du travail du sol comporte d’indéniables bénéfices, mais reste difficile car de nombreuses interventions mécaniques sont nécessaires pour la maîtrise des adventices. Pourtant, le strict abandon du labour n’est pas un objectif en soi. Il s’agit plutôt d’intensifier les pratiques culturales améliorant la qualité du sol pour contrebalancer les interventions les plus perturbantes. L’implantation de prairies et l’apport d’amendements organiques sont des pratiques courantes. Il s’agit maintenant de diversifier les rotations par des cultures associées et d’améliorer la couverture du sol et l’apport de biomasse par des couverts végétaux plus systématiques. L’objectif est de tirer le maximum de profit des fonctions du sol et des naturelles.

Une quarantaine d’agriculteurs ont participé à la rencontre qui s’est tenue le 15 février à Courtételle dans le Jura.

 

MWE, article paru dans l'AgriHebdo le 4 mars 2022

 

Les différentes présentations sont téléchargeables ci-dessous : 
- 1. Marché des cultures spéciales - Biofarm  (1.1 MB)
- 2. Avoine alimentaire - Bertrand Wuethrich (947.9 KB)
- 3. Légumineuses à graines - Peter Rytz (951.9 KB)
- 4. Essais variétaux soja - Marina Wendling (453.9 KB)
- 5. Pommes de terre - Tobias Gelencser (5.6 MB)
- 6. Betteraves - Milo Stoecklin (7.0 MB)
- 7. Marché des grandes cultures - Fatos Brunner (679.0 KB)
- 8. Approvisionnement en éléments nutritifs - Bio Suisse (1.1 MB)
- 9. Travail réduit du sol - Raphaël Charles (3.5 MB)

Remarque: ce texte est une nouvelle du jour. Il ne sera pas actualisé ultérieurement.

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