«Les résultats étaient tout à fait positifs, les fermes bio suisses ont bien travaillé», résume Lisa Konrad, certificatrice chez bio.inspecta à Frick AG. Et Lukas Held, codirecteur du secteur de l'agriculture chez Bio Test Agro à Münsingen BE, parle d'une année «très tranquille». Quelque fois trop tranquille: «Il est fréquent que nous ne trouvions personne dans les fermes lors des contrôles non annoncés.» La raison: De plus en plus de chefs·fes d'exploitations s'absentent de la ferme pour un revenu accessoire.
Si on regarde la liste des infractions, on voit de manière frappante chez Bio Test Agro que la plupart des divergences ont été constatées dans le domaine de la protection des animaux. «Il y avait en particulier comme thèmes récurrents des animaux sales, des dimensions de stabulations pas respectées, des effectifs trop élevés ainsi qu'un manque d'eau et de foin pour les veaux», raconte-t-il.
Le bien-être animal a partout la priorité
La protection des animaux reste importante en 2026. «Le principal thème de contrôle sera centré cette année sur la garde et l'alimentation des animaux d'agrément – soit ceux dont l'élevage ne présente aucun caractère commercial – et d'autoapprovisionnement», résume Sara Gomez, coresponsable du secteur Agriculture chez Bio Suisse. Ils ne doivent en outre pas être annoncés pour les contributions des programmes SRPA (sorties régulières en plein air), ou SST (systèmes de stabulation particulièrement respectueux des animaux) pour les lapins. Les animaux d'agrément et leurs litières ne doivent pas forcément provenir de l'agriculture biologique – ceci mis à part, toutes les directives de Bio Suisse pour la garde et l'affouragement sont aussi valables pour eux. «Le bien-être animal a pour nous la priorité dans tous les domaines», souligne Sara Gomez.
En 2026, le contrôle et la certification examineront spécialement l'aviculture. La raison est l'introduction définitive de l'interdiction de tuer des poussins ainsi que le système des frères coqs. «S'y rajoute le fait que, pour les poules, la plus petite unité de garde doit mesurer au moins deux mètres carrés au sol», dit Lisa Konrad de bio.inspecta. Et Lukas Held de Bio Test Agro ajoute que l'application correcte des mesures contre la grippe aviaire sera vérifiée là où ces dernières sont ordonnées.
Garder un œil sur le bilan de fumure
Il y a toujours des problèmes de surfaces en reconversion non annoncées, de transformations en sous-traitance insuffisamment documentées et de surplus dans les bilans de fumure. «Il y a parfois trop d'engrais de ferme achetés ou trop peu qui sont revendus. Les fermes doivent surveiller ça de près», recommande Lukas Held. Également bon à savoir: Les producteurs·trices en reconversion ne doivent maintenant plus suivre qu'un cours d'introduction au lieu de deux, avec en contrepartie quatre cours de formation continue (ouverts à tous et toutes) à choisir librement au lieu de trois. Et: «La possibilité de planter sans autorisation exceptionnelle jusqu'à cinq arbres fruitiers haute-tige non biologiques n'existe plus», dit Lisa Konrad de bio.inspecta.
Selon Lukas Held, il vaut déjà la peine de regarder les nouveautés pour 2027. «C'est alors», dit-il, «que commence l'obligation d'annoncer avec Digi-flux l'utilisation et le commerce de produits phytosanitaires et d'éléments nutritifs.» Et il y aura en plus l'introduction du permis obligatoire pour l'utilisation des produits phytosanitaires (Bioactualités 4|25).
René Schulte, Bioactualités
Cet article paraît dans le magazine Bioaktuell 1|26.
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