Dernier tour des champs avant les moissons des blés

Il vaut encore la peine de passer en revue les parcelles de blé avant récolte : cela permet d’évaluer la présence de maladies et des adventices, ainsi que les mesures qu’il s’agira de prendre en lien avec l’itinéraire cultural.

(15.07.2019) 

Plusieurs maladies sont visibles à la récolte :

  • fusariose sur épis avec coloration rose-orange de plusieurs épillets : variété sensible, précédent maïs, fumure N intensive
  • piétin échaudage sur certaines zones du champ avec épis complétement blancs : blé après une autre céréale
  • carie avec des épis ébouriffés et des grains pleins de spores et parfois une odeur de poisson : contamination de la semence, voire par le sol (carie naine)
  • ergot avec des sclérotes allongés à la place de la graine : semence contaminée, graminées sauvages en bordure de parcelle
  • charbon avec des épis nus, sans grains, qui ne conservent que l’axe central, et des épis contaminés et noircis de spores : semence contaminée.

En cas de forte présence de l’une de ces maladies, il convient d’éviter une propagation des spores par un enfouissement (superficiel) des résidus. Les machines, les chaînes de triage et les lieux de stockage doivent être nettoyés. Enfin il s’agit d’avertir le centre collecteur pour évaluer la gravité de la contamination.

Pour ce qui concerne les adventices, une forte présence de graminées (vulpin, ray-grass, folle avoine) est généralement le fait de rotations chargées en céréales. De fortes présences de vesce sont aussi parfois signalées. Il peut s’agir de la vesce craque qui appartient à la flore des champs, mais aussi de repousses de vesce velue hivernante dont il s’agit de contrôler la multiplication.

Pour éviter la propagation des graines d’adventices, le nettoyage de la batteuse est crucial. Les graines récupérées n’ont pas leur place ni sur le tas de fumier,  ni dans le compost, ni dans le fourrage. Comme pour les graines de rumex, il s’agit de les éliminer avec les déchets. D’autre part, un labour juste derrière la moisson d’un champ infesté n’est pas une solution; dès les premiers jours les graines (jusqu’à 80%) sont prélevées par la petite faune granivore à la surface du sol. Autant redévelopper une stratégie de travail et de couverture du sol qui tienne compte de ce (nouveau) contexte. Raphaël Charles, FiBL

Pour en savoir davantage

Techniques de production des céréales (rubirque Grandes cultures)

 

Remarque: ce texte est une nouvelle du jour. Il ne sera pas actualisé ultérieurement.

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