La thérapie au gui pour le traitement des tumeurs de la peau chez les animaux

Depuis une vingtaine d’année les extraits de gui fermentés sont également utilisés en médecine vétérinaire dans le traitement des tumeurs chez les animaux.

(21.03.2019) 

Le gui, cette plante mythique, que les druides cueillaient avec leur serpe en or est utilisé encore aujourd’hui et depuis plus de 100 ans contre les cancers en médecine humaine. Depuis une vingtaine d’année les extraits de gui fermentés sont également utilisés en médecine vétérinaire dans le traitement des tumeurs chez les animaux.

Plusieurs études réalisées au sein de l’institut de recherche en agriculture biologique (FiBL) ont montrés des résultats intéressants pour les fibrosarcomes, une tumeur de la peau chez le chat, les tumeurs mammaires et le mélanome malin chez le chien ainsi que pour les sarcoïdes équins, une tumeur de la peau chez le cheval. Une étude chez le cheval avec un groupe de contrôle recevant du placebo a démontré l’efficacité du traitement avec des extraits de gui fermentés par injection 3x par semaine pendant 15 semaines. Après un an les chevaux traités avec le gui avaient 3 fois plus de chance d’être guéri que le groupe placebo et 8 fois plus de chance après 5 ans. Le traitement au gui agit sur le système immunitaire et permet une régression complète de tous les sarcoïdes indépendamment de leur taille ou leur localisation surtout chez les chevaux âgés de 3 à 10 ans présentant de multiples sarcoïdes. De plus le taux de récidive après guérison est extrêmement faible. Le traitement est très bien toléré. La thérapie au gui se combine également très bien avec une opération d’un sarcoïde ou d’autres thérapies si celles-ci s’avèrent nécessaires.

Le grand nombre d’injections fait parfois hésiter les propriétaires pour ce traitement. Cela a soulevé la question de la possibilité d’administrer le traitement par oral. C’est pourquoi depuis 2017 l’application par oral de la thérapie au gui a été testée et les résultats s’avèrent également très prometteurs.

Ophélie Christen, FiBL

Remarque: ce texte est une nouvelle du jour. Il ne sera pas actualisé ultérieurement.

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