La recherche bio est indispensable pour la Suisse

(16.06.2012) 

La réussite de l'agriculture biologique et la recherche vont main dans la main. Bio Suisse exige donc que la Confédération soutienne davantage la recherche pour l'agriculture biologique. L’Association suisse des organisations d’agriculture biologique salue un postulat déposé par des parlementaires fédéraux qui dit que l’Institut de recherche de l'agriculture biologique (FiBL) de Frick AG – en tant qu’un des leaders mondiaux de la recherche en agriculture biologique – et les stations fédérales de recherche Agroscope doivent recevoir davantage d’argent pour la recherche bio. La stratégie-qualité prônée par la Suisse a en effet impérativement besoin d’avoir une longueur d’avance dans les domaines de l’écologie, du climat et du bien-être des animaux.

C’est le 19 juin 2012 que la Commission de l’économie et des redevances du Conseil national se penchera en détail sur la révision de la Loi sur l’agriculture. La stratégie-qualité est un nouvel élément important. Pour le conseiller fédéral Schneider-Ammann, l'agriculture biologique doit être dans le cadre de la politique agricole 2014 – 2017 un pilier important de la mise en œuvre de la stratégie-qualité pour l’agriculture suisse. La recherche et la vulgarisation revêtent une importance capitale pour que l'agriculture biologique suisse puisse continuer son développement économique, écologique et social et pour qu’elle puisse garder sa longueur d’avance. Et aussi bien la recherche que la vulgarisation sont utiles pour toutes les formes d’agriculture.

La Suisse est un des pays pionniers de l'agriculture biologique, dont les principes sont maintenant appliqués sur plus de 11% de nos surfaces agricoles. Créé en 1973, le FiBL est pour elle un institut de recherche extrêmement bien positionné, reconnu internationalement et qui collabore étroitement avec les stations fédérales de recherche Agroscope. Actuellement, plus des trois quarts du budget du FiBL proviennent de fonds extérieurs. Bio Suisse observe avec inquiétude les efforts d’économies que fait la Confédération dans le domaine de la recherche et notamment de la recherche bio. Le postulat du conseiller national PDC Müller-Altermatt, qui demande une augmentation des fonds de recherche et la mise en place d’un Public Private Partnership efficace entre la Confédération et le FiBL, est donc d’autant plus important que ces mesures d’économies provoqueraient des restrictions massives aussi bien pour le FiBL que pour Agroscope.

Remarque: ce texte est une nouvelle du jour. Il ne sera pas actualisé ultérieurement.

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