La lutte contre le criocère normal et le criocère à douze points de l'asperge 

Mesures contre l'altise dans les cultures légumières bio

Pour le "prix du ravageur des cultures légumières bio de l'année 2019", un favori est pressenti : l'altise des crucifères. Déjà au mois mai, les altises des crucifères étaient présent en nombre, et pas seulement en Suisse. Ces dernières semaines, les densités de population ont de nouveau augmenté dans les jeunes cultures de choux, souvent à un niveau qui met en danger leur survie.

Biologie

L'attribution du prix devrait néanmoins être quelque peu compliquée, car les altises des crucifères ne sont pas une espèce d'insecte à part entière, mais se composent de diverses espèces de scarabées du genre Phyllotreta. Les coléoptères mesurent habituellement de 1,5 à 3 millimètres de long et varient du bleu-vert foncé au noir brillant et sont munis, dans certains cas, de deux bandes longitudinales jaunes. La plupart des espèces n'ont qu'une génération par an. Les coléoptères se reproduisent particulièrement bien par temps chaud et sec. Il est donc tout à fait possible que les densité de populations élevées de cette année soient dus à l'été record de l'année dernière. Les principaux dégâts sont causés par les adultes en raison des piqûres typiques qu'ils infligent aux jeunes plants. Les larves blanches (environ 4 mm de long) se nourrissent des racines latérales des plantes, ce qui est rare chez les plants de chou, mais peut causer des dommages importants chez les radis et les radis. Vers juillet, les jeunes coléoptères apparaissent, qui causent généralement moins de dégâts et visitent leurs habitats d'hiver au début de l'automne. Les coléoptères passent l'hiver dans le sol près des plantes crucifères (p. ex. champs de colza, mauvaises herbes, engrais verts).

Mesures préventives

Comme mesure préventive, il est recommandé de maintenir un intervalle dans la rotation des cultures et dans l'espace entre les cultures de crucifères afin que les jeunes coléoptères ne passent pas l'hiver à proximité immédiate de la culture de choux suivante. Il convient d'utiliser de jeunes plants aussi robustes que possible et de leur assurer une croissance rapide. Un binage (les coléoptères évitent les sols rugueux) et un arrosage réguliers peuvent également aider. Des bandes adhésives ou des rubans jaunes montés à l'avant du tracteur peuvent avoir un effet supplémentaire pendant les passages. Les coléoptères n'aiment pas l'arrosage régulier, alors qu'il entraîne une croissance plus rapide des jeunes plants.

La meilleure protection est assurée par des filets anti-insectes fins (mailles de 0,9 mm maximum) ou par des toiles non endommagées au printemps. Ces barrières doivent être mises en place directement après la plantation sur de jeunes plants exempts d'infestation et hermétiquement scellées. Dans le cas des filets à mailles larges, les ravageurs peuvent manger les feuilles sous les filets. Des mini-tunnels peuvent empêcher cela sur de petites surfaces.

Mesures directes

Il n'y a que peu de moyens directs disponibles en agriculture biologique. La poudre de roche peut réduire l'infestation. Elle peut être appliquée à l'aide d'un épandeur à caisse ou pendulaire avec brise-vent (200 à 500 kilos à l'hectare, sur feuilles humides). Il est également possible de pulvériser de la poudre de roche sous forme de Klinospray (par hectare : 25-30 kg de Klinospray mélangé à 2 litres d'Héliosol et 600 litres d'eau). Les traitements à la poudre de roche doivent être répétés tous les 5 à 7 jours jusqu'à ce que les plantes aient survécu au pire.

Le produit autorisé le plus efficace est le spinosad, qui agit par contact et ingestion. Toutefois, il n'est permis que sur les espèces de choux, et non sur rucola, radis, etc. Il est recommandé de mélanger le Spinosad (0,3 à 0,4 litre par hectare) avec l'Héliosol (2 litres par hectare) pour une plus faible dégradation. Le délai d'attente est de 7 jours. Par temps chaud et en pleine croissance, plusieurs traitements à des intervalles de 5 à 7 jours sont nécessaires. Attention, le produit n'est pas très doux pour les insectes auxilliaires, en particulier les parasites des pucerons. Le remède ne peut être appliqué que le soir, en dehors du vol des abeilles.

Une alternative peut être de n'engager le Spinosad qu'une seule fois sur jeunes plants. Ceci est autorisé contre la mouche du chou, mais a également un effet sur l'altise du chou. De cette façon, le Spinosad a un effet moindre sur les insectes utiles. Combinée à un filet uniforme, cette méthode peut s'avérer bénéfique et efficace contre les altises du chou. SH

Pour davantage d'informations

Poudre de roche et Klinospray contre le méligèthe du colza (Rubrique Grandes cultures)

Conseil phytosanitaire pour la culture maraichère bio (FiBL-Shop)

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