Deuxième journée plénière du groupe "viti orientation bio" en Valais

La plateforme valaisanne «viti orientation bio» organisait mercredi 14 novembre sa deuxième séance plénière sur le thème de la complexité des sols. Aussi bien les grandes caves que les petits producteurs sont venus apprendre et partager leurs expériences, démontrant ainsi l’attrait croissant de la viticulture biologique dans ce canton.

(15.11.2018) Une septantaine de vignerons valaisans étaient présents, mercredi 14 novembre, à l’espace Johannis de Chamoson (VS) pour suivre la deuxième séance plénière de la plateforme « viti orientation bio ». Un succès encourageant pour ce programme, fruit d’une collaboration entre l’Association des viticulteurs valaisans en production intégrée Vitival et Bio Valais, et qui vise à « rassembler les professionnels de la viticulture valaisanne s’orientant vers la culture biologique ».

Dans l’auditoire, on retrouvait aussi bien des vignerons de petits domaines que ceux des grandes caves, mais aussi les locomotives de la viticulture biologique valaisanne que sont Marie-Thérèse Chappaz ou Didier Joris. Tous ont profité de l’évènement pour acquérir des connaissances sur le dialogue complexe entre le sol et la plante, ainsi que sur les cultures intermédiaires multi services, les deux principaux thèmes exposés. «Il y a un vrai intérêt pour la production biologique dans ce canton, précise l’organisateur Reto Muller. Toutefois, la topologie du Valais qui rend difficile la mécanisation de certaines tâches est un frein. C’est un vrai challenge, mais cela prend du temps. »

Améliorer le sol pour protéger les vignes
Il faut de la patience, donc, mais aussi des connaissances que les vignerons n’ont pas forcément pu acquérir durant leur cursus d’apprentissage. C’est donc tout l’intérêt de la plateforme « viti orientation bio » et des séances thématiques qu’elle met en place.

Ainsi, durant la première partie, l’ingénieur agronome Dominique Ruggli a présenté le dialogue complexe et primordial entre le sol et la plante. L’exposé technique a mis l’accent sur l’importance d’avoir un sol composé d’un réseau alimentaire riche et varié, que cela soit au niveau des plantes, des bactéries et champignons, des protozoaires, des arthropodes ou des mammifères. L’expert a ensuite passé en revue les micro-organismes présents dans le commerce et donné ses conseils quant à la fabrication d’un thé de compost oxygéné, un liquide utilisé dans la production biologique pour augmenter la qualité des sols, améliorer la croissance et prévenir certaines maladies.

La deuxième partie était consacrée aux couverts végétaux. Raphaël Charles, chef de l’antenne romande de l’Institut de recherche de l’agriculture biologique (FiBL), a décrit le fonctionnement des cultures situées entre les rangées de vignes, tout en soulignant leurs nombreux avantages. En effet, elles permettent également d’augmenter la qualité et la fertilité des sols des vignes. Les questions des vignerons présents étaient d’ailleurs nombreuses sur ce thème, notamment pour savoir quel était le moment opportun pour détruire les couverts végétaux avant d’en semer de nouveaux.

Deux autres intervenants ont participé à cette séance d’information. Guy Bianco, directeur de l'Ecole d'agriculture du Valais - Châteauneuf, a présenté la future mise en place d’une filière « bio » dans la formation professionnelle agricole romande. Enfin, Pierre-André Roduit, chef de l’office de viticulture du Valais, a parlé des évolutions vers le bio du domaine viticole le Grand-Brûlé à Leytron qui appartient au canton. L’objectif est de passer à 100% en culture biologique d’ici 2023. Preuve que la viticulture biologique séduit dorénavant une grande partie des acteurs du vin valaisan.

Texte : AGIR - https://www.agirinfo.com/actualites/articles/detail/tx_news/un-reseau-dechanges-pour-du-vin-bio-en-valais/

Pour en savoir d'avantage
Site de la plateforme orientation bio pour la viticulture valaisanne

Remarque: ce texte est une nouvelle du jour. Il ne sera pas actualisé ultérieurement.

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