Il faut davantage de surfaces pour les fourrages grossiers biologiques en Suisse

Les principaux distributeurs de fourrages bio ont importé 5'600 tonnes de fourrages grossiers bio en 2017 et 11'168 tonnes en 2018. Des années sèches telles que 2018, il faudrait donc plus de 1'000 hectares de terres bio en plus pour assurer un approvisionnement suffisant en fourrages grossiers bio.

(28.01.2020) 

Les contrôles de quantité des fourrages grossiers bio pour les ruminants ont permis de calculer quelle quantité les principaux distributeurs ont importé en 2017 et en 2018. Cela donne un total d’au moins 11'168 tonnes de fourrages grossiers biologiques pour 2018. Au moins? Parce que les importations directes des agriculteurs et celles des petits marchands n’ont pas été prises en compte. C’est surtout du foin et de la luzerne qui ont été importés.

Environ 5'600 tonnes de fourrages grossiers bio avaient été importées en 2017. La différence s’explique par le fait que 2017 fut une bonne année fourragère et 2018 une année très sèche. De nombreuses fermes n’ont pas eu assez de fourrages en 2018. Les quantités importées recensées ont permis d’estimer les surfaces biologiques supplémentaires nécessaires pour produire à partir de 2022 assez de foin et de luzerne Bourgeon pour compenser les quantités importées. En effet, à partir de 2022, les ruminants des fermes Bourgeon ne devront manger seulement des fourrages Bourgeon suisses.

Une question de logistique et de prix

Les calculs montrent que, quand les années sont aussi sèches que 2018, il faut au moins 866 hectares de luzerne Bourgeon et 216 hectares de foin Bourgeon supplémentaires. Ces surfaces sont surtout présentes sur des domaines en grandes cultures qui n’ont pas de bétail, puisque ces producteurs doivent avoir au minimum 10 pourcents de prairies temporaires dans la rotation des cultures.

Se pose alors ici et maintenant la question de la logistique et du prix. Bio Suisse est actuellement en train de définir une procédure de définition des prix des fourrages grossiers Bourgeon. Il est en effet nécessaire que les producteurs de lait Bourgeon sachent à quels prix ils peuvent acheter des fourrages grossiers. Et les producteurs de fourrages grossiers bio doivent quant à eux savoir combien ils peuvent exiger pour leurs produits. Sur la Bourse Bio, la rubrique «Cultures fourragères sous contrat» permet aux producteurs qui cherchent des fourrages grossiers de publier une annonce de recherche et aux producteurs de fourrages grossiers d’y annoncer leurs surfaces. Il est important que des contrats à long terme soient conclus entre les acheteurs et les vendeurs. Suivant la distance, l’acheteur peut aussi s’occuper de la récolte des fourrages. Cela peut être convenu au cas par cas.

Bourse Bio

Le lien suivant vous permettra de télécharger un contrat-type pour l’achat ou la vente de fourrages grossiers:
Modèles et formulaires (site internet de Bio Suisse)

 

Remarque: ce texte est une nouvelle du jour. Il ne sera pas actualisé ultérieurement.

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