Bulletin arbo bio Bulletin viticulture bio 

Bulletin petits fruits bio

Ce bulletin informe sur le développement actuel des maladies et des ravageurs principaux ainsi que sur les possibilités de prévention et de lutte directe.

Bulletin petits fruits n°3 / 07.05.19

Maladies fongiques des fraisiers
Renouveler les interventions en fonction des risques contre le botrytis et l’oïdium sur les fraises. Contre oïdium, utiliser des préparations à base de bicarbonate (Armicarb, Vitisan) en respectant un délai avant récolte de 3 jours ou Vacciplant sans délai avant récolte. Contre botrytis, Amylo-X et Vacciplant, à efficacités partielles et sans délai avant récolte.

Ver des framboisiers
Contrôler les pièges Rebell blancs et intervenir seulement si nécessaire (seuils de tolérance de 1% des organes occupés sur 50 à 100 inflorescences ou 5 à 10 captures par piège) avec le Spinosad avant l'ouverture des premières fleurs et en dehors du vol les abeilles.

Pucerons et acariens dans les framboisiers
Contrôler la présence des acariens et des pucerons, avant le début de la floraison et intervenir si nécessaire. Les seuils de tolérance s’élèvent à 10% de pousses ou feuilles attaquées.
Les produits à base d’acides gras (Natural, Siva) permettent de gérer les deux ravageurs. Les préparations à base de pyrèthre (Parexan N, Pyrethrum FS) sont efficaces contre pucerons. L’huile de colza (Telmion) est efficace contre les œufs d’acariens.
Les cultures sous abri sont plus sensibles aux acariens. Par contre dans celles-ci, les lâchers d’acariens prédateurs sont plus efficaces. On choisira plutôt Phytoseiulus persimilis, organisme spécialiste, très mobile pour un effet rapide, mais à plus court terme ou Amblyseius californicus, en préventif, se nourrissant également de thrips, pollen ou même par cannibalisme et pouvant se reproduire même à des températures basses.

Maladie des tiges des framboisiers
Une première intervention peut être envisagée avant le début de la floraison avec du cuivre.

Anthracnose et botrytis des myrtilliers
Actuellement pas de solution n’est autorisée en bio. Favoriser la prophylaxie en bien aérant les cultures et si possible les couvrir.

Ravageurs des myrtilliers, groseilliers et cassissiers
Dès la fin de la floraison contrôler les cultures et intervenir si nécessaire, en respectant les délais d’attente et le seuil de 10% de pousses infectées. Les préparations à base de pyrèthre (Parexan N, Pyrethrum FS) sont efficaces contre pucerons et chenilles avec un délai de 3 semaines avant récolte. Les produits à base d’acides gras (Natural et Siva) aident à gérer les acariens et les pucerons avec un délai de 7 jours avant récolte.

Oïdium sur cassissiers
L’oïdium se manifeste par un feutrage blanc sur feuilles et branches. Pour protéger vos cassissiers, utiliser Fenicur à efficacité partielle avec 3 semaines de délai avant récolte ou Armicarb avec 3 jours de délai.
Le Fenicur a également une efficacité partielle contre la rouille en collonettes des cassissiers avec 3 semaines de délai avant récolte.

Anthracnose des groseilliers à grappe
Le cuivre peut aider à prévenir les tâches grises sur feuilles, symptômes de l’anthracnose sur groseillier à grappe, en respectant un délai de 3 semaines avant récolte.

Vers le haut

Bulletin petits fruits n°2 / 17.04.19

Maladies fongiques des fraises
Les stades de végétation diffèrent selon les régions et les modes de conduite. La floraison est le stade le plus sensible pour le botrytis et les infections d’oïdium sont possibles. Le botrytis, favorisé par l’eau liquide est plus problématique dans les cultures de plein champs. Par ailleurs, les conditions chaudes et parfois humides que l’on rencontre sous abris sont plus propices au développement de l’oïdium. Dans tous les cas, favoriser la prophylaxie :
-    ventiler les tunnels pour limiter l’humidité stagnante,
-    maîtriser la fumure azotée et éviter les excès qui rendent les plantes plus sensibles,
-    éliminer les feuilles mortes et les fruits atteints,
-    pailler à temps les cultures afin d’éviter le contact des fleurs et des fruits avec le sol.
Contre l’oïdium, le bicarbonate de potassium et le Vacciplant présentent des efficacités intéressantes. Le Vacciplant a également une efficacité partielle contre le botrytis. L’Amylo-X (bactérie type Bacillus amyloliquefaciens) et le Prestop (champignon type Gliocladium catenulatum) qui vont concurrencer l’espace et les nutriments et pour l’Amylo-X, sécréter des substances qui empêchent la germination des agents pathogènes, ont également des efficacités partielles contre le botrytis.


Ne plus intervenir avec des insecticides durant la floraison des fraisiers.


Maladie des tiges des mûres et framboises
Une première intervention peut être envisagée avant le début de la floraison avec du cuivre (300g de Cu métal / ha). Une application en fin de récolte pourra également être envisagée après la taille pour cicatriser les plaies.

Acariens et pucerons sur framboises
Réaliser un contrôle avant le début de la floraison et intervenir si nécessaire. Les seuils de tolérance pour les pucerons et les acariens sont de 10% de pousses ou feuilles attaquées. Utiliser des acides gras tels que le Natural ou le Siva, pour gérer conjointement pucerons et acariens. Les produits à base de pyréthrines (Parexan N et Pyrethrum FS) sont efficaces contre pucerons. L’huile de colza (Telmion) agit contre les acariens. Evaluer l’incidence du traitement après 8 jours.

Ver des framboises
Afin de surveiller le vol, on peut poser les pièges Rebell blancs 2 semaines avant la floraison. Les seuils de tolérance s’élèvent à 1% des organes occupés sur 50 à 100 inflorescences ou 5 à 10 captures par piège. Un traitement avec le Spinosad ne se fera que si nécessaire avant l'ouverture des premières fleurs et en dehors du vol les abeilles.

Anthracnose des groseilles
Cette maladie se caractérise par des tâches grises sur les feuilles, voir des défoliations précoces. Les groseilliers à grappes sont particulièrement concernés. En cas de symptômes, brûler toutes les parties attaquées. En préventif, du cuivre peut être appliqué jusqu’à fin floraison.

Oïdium sur groseilles et cassis
Si des symptômes ont été constatés l’année dernière (feuilles recroquevillées, duvet blanc), intervenir dès le départ de la végétation avec de l’Heliosoufre, de l'Armicarb ou encore de l’huile de fenouil (efficacité partielle).

Vers le haut

Bulletin petits fruits n°1 / 28.03.2019

Maladies des tâches pourpres, botrytis et oïdium sur fraisier
La maladie des tâches pourpres est favorisée par des conditions humides. Ce qui n’est pas le cas pour le moment, néanmoins si les pluies annoncées la semaine prochaine se réalisent, il est possible de se prémunir en utilisant du cuivre à maximum 300 g de cuivre métal depuis la reprise/ le démarrage de végétation jusqu'au début de la floraison. Le cuivre a également une efficacité contre botrytis et peut être combiné au soufre (max. 2 kg/ha) pour lutter contre l’oïdium. Le cuivre est ensuite proscrit dès le début de la floraison jusqu’à la fin de la récolte.

Pucerons et acariens sur fraisier, groseillier et cassissier
Réaliser des contrôles avant le début de la floraison. Le seuil de tolérance s’élève à 10% de plantes attaquées pour le puceron. Pour l’acarien, 30% de feuilles occupées et 10% au début de la floraison sont tolérées. L’acarien est généralement plus visible sur les vielles feuilles de fraisier. Des lâchers d’acariens prédateurs peuvent être réalisés afin de réguler les populations. N’intervenir que si nécessaire avec des acides gras afin de réguler les deux insectes. En cas de fortes attaques de pucerons, utiliser du pyrèthre.

Eriophyides des ronces
Sur les parcelles présentant plus de 1% de dégâts sur fruits l’année passée, réaliser un traitement sur espèces de Rubus entre le débourrement et jusqu’à ce que les pousses atteignent 10 cm. Sur framboisiers (attention surtout aux long-canes), utiliser du soufre à 10 kg/ha et sur mûriers, entre 10-20 kg/ha selon le stade.

Traitement de débourrement des rubus, ribes et myrtilliers
L’huile de paraffine permet de limiter le développement des insectes hivernants tels que les acariens, les cochenilles et les cheimatobies. Utiliser au stade B-C à 3.5% et avec 1000 L/ha afin de bien mouiller les plantes. Il est possible de mélanger avec 200 à 300 g de cuivre métal, sauf sur myrtilliers.

Otiorhynque sur fraisier
Surveiller la présence du coléoptère à l’aide de planchettes pièges dans les parcelles où des dégâts ont été observés les années précédentes. La population de l’otiorhynque sera ainsi réduite mais une intervention devrait alors être prévue cet automne, à l’aide de nématodes parasites de l’espèce Heterorhabditis bacteriophora afin de limiter le nombre de larves d’otiorhynque qui se réfugient dans le sol.
 

Vers le haut

Publicité