Repenser l'alimentation des vaches laitières

Bientôt les premières pousses d'herbe. C'est le bon moment pour remettre en question l'alimentation du bétail laitier. A partir de 2022, les besoins en fourrages bourgeons deviendront plus stricts. Une nouvelle fiche technique est disponible.

(26.03.2019) 

L'alimentation hivernale des vaches laitières va bientôt s'arrêter, de même que les stocks de fourrages diminuent rapidement. Au cours de l'été de l'année dernière, de nombreux éleveurs de bétail étaient inquiets parce qu'ils ne savaient pas s'ils avaient stocké suffisamment de fourrage pour l'hiver en raison de la sécheresse persistante. Aujourd'hui, la situation du marché des fourrage est saine, il y a encore des fourrages secs et de l'ensilage à acheter sur le marché et les prix n'ont pas explosé.

C'est également le bon moment pour se demander si l'on est satisfait de la stratégie fourragère actuelle ou s'il est temps de changer quelque chose. L'alimentation est-elle trop complexe et compliquée avec tous les compléments recommandés tels que les aliments concentrés, les oligo-éléments, les vitamines et les minéraux ? Les coûts d'achat des aliments pour animaux ont-ils augmenté d'année en année ?

A partir de 2022, les exploitations biologiques ne pourront affourager leur bétail qu'avec des fourrages 100% bourgeon et la proportion d'aliments concentrés sera limitée à cinq pour cent de la ration. Ces changements nécessiteront probablement des ajustements dans certaines exploitations biologiques, car les aliments protéiques pour animaux en particulier - qu'il s'agisse de luzerne sous forme de fourrage grossier ou de farine de soja sous forme concentrée - ne sont disponibles qu'en petites quantités sur le marché bio national. Une alimentation simple à base de fourrage grossier n'est pas seulement économique, la vache en est également directement bénéficiaire. Chaque fois que l'aliment est changé, les micro-organismes du rumen doivent s'adapter aux nouvelles conditions. Les bactéries et les protozoaires qui dégradent les fourrages dans la panse des ruminants ne sont programmés que pour un seul type d'aliment. Lorsqu'il y a de la nourriture sèche le matin et de l'ensilage de maïs et des  concentrés le soir, de nouvelles populations microbiennes doivent se former encore et encore afin de dégrader des aliments toujours plus complexes. Les vaches aiment ce à quoi elles sont habituées, à savoir l'herbe, fraîche ou conservée.
 

Nouveau dépliant "Diminuer l'utilisation des concentrés en production laitière".

Une alimentation simple et efficace est bénéfique à la fois pour le bien-être des vaches et pour le portefeuille. Si vous souhaitez repenser l'alimentation de vos vaches laitières, consultez la nouvelle brochure de FiBL et de Bio Suisse dans laquelle vous trouverez des suggestions et des instructions pour optimiser l'alimentation.

La fiche technique a été réalisée avec le soutien financier du Fonds Coop pour le développement durable, la Fondation Sur-la-Croix et le Centre Ebenrain pour l’agriculture, la nature et l’alimentation, canton de Bâle-Campagne.

Le dépliant peut être commandé sous forme de brochure imprimée ou téléchargé gratuitement :

Brochure "Diminuer l'utilisation des concentrés en production laitière" (FiBL Shop)


Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec

Alimentation des bovins laitiers biologiques (catégorie élevage)

 

Remarque: ce texte est une nouvelle du jour. Il ne sera pas actualisé ultérieurement.

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