Bulletin petits fruits bio 

Bulletin arbo bio

Ce bulletin informe sur le développement actuel des maladies et des ravageurs principaux ainsi que sur les possibilités de prévention et de lutte directe.

Bulletin arbo n°10 / 03.07.2019

Maladies fongiques des fruits à pépins
Bien surveiller et protéger les épisodes orageux si présence de tâches de tavelure dans vos vergers :
-    en préventif utiliser soit Myco-sin 6kg (également efficace contre maladies de conservation et Marssonina) + soufre 2 kg, soit bicarbonate (Armicarb ou Vitisan) 3 kg + soufre 2 kg.
-    en stop, préférer Curatio 15 L/ha, appliqué en conditions humides.
L’Armicarb et le Curatio sont également efficaces contre la maladie de la suie.
La croissance des rameaux est bientôt terminée donc les arbres sont moins sensibles à l’oïdium. Veiller à bien diminuer les doses de soufre de façon à éviter les risques de phytotoxicité. Le contrôle de l'oïdium doit à présent surtout être mis sur les variétés sensibles et les jeunes cultures.
Les conditions actuelles sont faiblement propices au développement de Marssonina, rester cependant vigilant surtout sur les variétés sensibles (Topaz).

Pucerons sur fruits à pépins
Tous les pucerons cendrés auront bientôt migré sur leur hôte secondaire.
Des pucerons verts peuvent être observés mais sont relativement bien contrôlés par les auxiliaires. Ils peuvent surtout être problématiques sur jeunes arbres, dans ce cas utliser des savons.

Psylle du poirier
Contrôler les pontes et répéter les interventions au Siva 50 ou Natural (max 2%) si besoin (seuil d’occupation de 40-60% sur 100 pousses). Appliquer le produit à haut volume d’eau, par temps dégagé et de bon matin. L'Armicarb a une efficacité secondaire sur les jeunes larves de psylles.

Rouille et ériophyides libres sur prunier
La rouille se manifeste en été par de petites tâches jaunâtres sur la face supérieure des feuilles, qui entraînent leur jaunissement et leur chute prématurée. L’application de soufre à 4-5 kg/ha permet de diminuer la pression pour l’année suivante.
Les ériophyides libres ne se remarquent pas à l’œil nu mais par des symptômes visuels tels que la crispation, l’enroulement et la décoloration des feuilles enroulées. Le soufre bénéficie d’une efficacité secondaire contre ces acariens.

Drosophila suzukii
La pression reste faible mais est en augmentation. Surveiller les pièges et les fruits piqués dans toutes les cultures de fruits à noyau et de petits fruits. Veiller à débarrasser toute source de contamination et ne pas laisser trop d’intervalle entre les récoltes. Si besoin, utiliser des produits à base de pyrèthres ou de spinosad, en bien respectant le délai d’attente de 3 ou 7 jours.

Acariens sur cerisier
Ouvrir les bâches dès la fin des récoltes afin de ne pas favoriser le microclimat propice au développement des acariens. Si nécessaire, appliquer au Siva 50 ou Natural (max 2%) à haut volume d’eau et par temps clair.

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Bulletin arbo n°9 / 17.06.19

Tavelure et oïdium sur fruits à pépins
Nous entrons dans la phase de contamination secondaire de la tavelure. Le stock des ascospores est éjecté, la suite de lutte va dépendre de l’état phytosanitaire des vergers.
C’est le moment de réaliser des contrôles sur minimum 100 pousses et d'observer le pourcentage de pousses tavelées, à différentes hauteurs des arbres.
-    Si aucune tache de tavelure n’est observée, on peut stopper la protection tavelure, tout en maintenant des contrôles phytosanitaires réguliers ;
-    Sinon maintenir la protection en fonction du pourcentage de pousses tavelées : plus de 3% signifie une protection fongique dès que la durée d’humectation du feuillage dépasse 8-10 h ; en dessous de 3% la durée peut être allongée à 36-48 h.
En préventif, utiliser soit Myco-sin 6kg + soufre 2-3kg, soit bicarbonate (Armicarb ou Vitisan) 3kg + soufre 2-3kg. En stop, préférer Curatio 15 L/ha en conditions humides.
Continuer la protection oïdium en veillant à bien ajuster la dose de soufre en fonction des chaleurs.

Tordeuses
Renouveler les interventions au virus (Carpovirusine, Madex Top ou  Carpovirusine Evo2, Madex Twin selon la pression des parcelles). Attention ces produits sont photosensibles et seront plus vite dégradés en cas de fort ensoleillement. Bien contrôler la miscibilité des produits.

Psylle du poirier
Si besoin (seuil d’occupation de 40-60% sur 100 pousses), intervenir avec Siva 50 ou Natural (max 2%). Appliquer le produit à haut volume d’eau, par temps dégagé et de bon matin.

Drosophila suzukii et mouche de la cerise
La pression est relativement faible pour le moment mais il est important de bien surveiller les pièges. Si le seuil d’intervention de 2 à 10 mouches par piège est dépassé, lutter avec Audienz, Spintor, Parexan N, Pyrethrum FS, Sepal ou Naturalis L. Sous filets, utiliser des pièges attractifs pour capturer les individus sous la structure.

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Bulletin arbo n°8 / 04.06.19

Tavelure et oïdium sur fruits à pépins
Le stock des ascospores touche à sa fin, mais le risque orageux demande d’être attentif jusqu’au bout et de consulter régulièrement les prévisions de manière à positionner au mieux les traitements. Une infection reste possible cette fin de semaine et ne nécessitera d’une courte période humide pour présenter un risque non négligeable.
Le climat orageux est également propice au développement de l’oïdium. Veiller à bien ôter les chandelles oïdées et à adapter la dose de soufre en fonction des risques de coup de soleil.
En préventif : Mycosin 8 kg/ha ou Armicarb 4,8 kg/ha ou Vitisan 5 kg/ha + Soufre 2-4 kg/ha
En « curatif » : soit Curatio 19,2 L/ha maximum sur feuillage humide, soit Armicarb 4,8 kg/ha ou Vitisan 5 kg/ha + Soufre 3 kg/ha.

Tordeuses
Les premières éclosions de capua, carpocapse et petite tordeuse vont démarrer ces prochains jours.
Résonner les applications en fonction de la pression de votre parcelle et des espèces rencontrées :
-    Capua : prévoir Capex ou Dipel au début des éclosions et le renouveler à 10-15 jours.
-    Carpocapse : utiliser le virus de la granulose (Carpovirusine ou Madex Top) à demi-dose au début des éclosions sur les parcelles à pression importante. A 20% des éclosions (10-15 jours après), appliquer le virus à demi-dose sur les parcelles à faible pression ou à pleine dose sur les parcelles à forte pression. Puis renouveler le virus à demi-dose tous les 7-10 jours en fonction des températures et de l’ensoleillement (attention les produits à base de virus sont sensibles aux UV et à la chaleur).
-    Tordeuse orientale : même stratégie que pour le carpocapse mais avec un virus efficace contre les deux tordeuses (Carpovirusine Evo2 ou Madex Twin).
-    Petite tordeuse : même stratégie que pour le carpocapse mais remplacer le virus par un larvicide à base de Spinosad ((Audienz ou Spintor) à 20% des éclosions.

Psylle du poirier
Les œufs arrivent gentiment à maturité. Contrôler 100 pousses pour un seuil de 40-60% d’occupation et si besoin positionner sur larves Siva 50 ou Natural (max: 2%) avec un haut volume d’eau.

Drosophila suzukii et mouche de la cerise
Le vol a commencé mais la situation reste calme. Surveiller le vol dans vos parcelles à l’aide de pièges jaunes. Seuil d’intervention de 2 à 10 mouches par piège. Au besoin, lutter avec Naturalis (Beauveria bassiana) 2,4 L/ha en veillant à bien mouiller les arbres, dès 7 jours après le début du vol et répéter l’application tous les 5-7 jours  selon la pression jusqu’à 7 jours avant la récolte. Sous filets, utiliser des pièges attractifs pour capturer les individus sous la structure.

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Bulletin arbo n°7 / 21.05.19

Maladies
Tavelure et oïdium sur fruits à pépins

Malgré la diminution du stock d'ascospores, la météo variable, additionnée à une hausse des températures maintiennent un risque d’infection tavelure. La "chaleur" accélèrera le déclenchement des contaminations (température élevée / courte durée d’humectation). Cette situation devrait également intensifier le risque de développement de l’oïdium. Il est bon d’ôter manuellement et de brûler les chandelles présentes dans les vergers.
Coupler la protection oïdium à la protection tavelure et consulter régulièrement RimPro et Agrométéo de manière à positionner au mieux les traitements.
En préventif : Mycosin 8 kg/ha ou Armicarb 4,8 kg/ha ou Vitisan 5 kg/ha + Soufre 2-4 kg/ha
En « curatif » : soit Curatio 19,2 L/ha maximum sur feuillage humide, soit Armicarb 4,8 kg/ha ou Vitisan 5 kg/ha + Soufre 3 kg/ha.

Moniliose des fruits à noyau
Eliminer les dégâts visibles. Pas de lutte directe contre la moniliose des fruits.

Tordeuses
Selon les régions, les premières éclosions de capua, carpocapse et petite tordeuse vont démarrer ces prochains jours pour les régions les plus précoces. Consulter les courbes de SOPRA et raisonner les applications en fonction des stades des espèces rencontrées et de la pression de votre parcelle :
-    Capua : utiliser Capex ou Dipel dès le début des éclosions puis renouveler à 10 jours.
-    Carpocapse : utiliser Carpovirusine, Madex Top. Si pression forte, placer un virus à demi-dose dès le début des éclosions (env. fin du mois), à pleine dose à 20-25% des éclosions (env. mi-juin) puis renouveler à demi-dose tous les 7-10 jours. Si pression faible, démarrer à demi-dose à 20-25% des éclosions (env. mi-juin). Si présence de tordeuse orientale, utiliser Carpovirusine Evo2 ou Madex Twin. Attention ces produits à base de virus se dégradent plus rapidement en cas de fortes températures et de fort ensoleillement.
-    Petite tordeuse : remplacer un virus par un larvicide contre petite tordeuse et carpo type Audienz ou Spintor à 20-25% des éclosions (env. mi-juin).

Puceron cendré
Les remontées sont généralement faibles mais surveiller vos vergers, surtout les jeunes arbres.

Psylle du poirier
Seuls des adultes ont été observés pour le moment, soyez également attentifs.

Drosophila suzukii et mouche de la cerise
La fermeture des filets doit s’effectuer avant le début de l’intensification des vols et avant le début de rougissement des fruits. Installer des pièges attractifs pour capturer les individus sous la structure.

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Bulletin arbo n°6 / 06.05.2019

Tavelure et oïdium sur fruits à pépins
Des infections tavelure sont prévues pour les prochains jours, un renouvellement de la protection préventive et primordiale, et au besoin intervenir en stop.
Consulter régulièrement RimPro de manière à positionner au mieux les traitements.
En préventif : Mycosin 8 kg/ha ou Armicarb 4,8 kg/ha ou Vitisan 5 kg/ha + Soufre 2-4 kg/ha
En stop : soit Curatio 19,2 L/ha maximum sur feuillage humide, soit Armicarb 4,8 kg/ha ou Vitisan 5 kg/ha + Soufre 3 kg/ha.

Moniliose des fruits à noyau
Eliminer les dégâts visibles. Pas de lutte directe contre la moniliose des fruits.

Ravageurs des fruits à pépins
C’est le moment de réaliser les contrôles post-floraux dans vos vergers.
-    Anthonome du pommier : les premiers fruits atteints sont facilement reconnaissables à leur forme de clou de girofle. Noter les parcelles avec présence pour une intervention au stade B-C l’année prochaine
-    Bactériose du poirier : les fruits sont marqués de formes circulaires noires et ne grossissent pas. Les inflorescences des rameaux atteints sèchent et noircissent progressivement et peuvent gagner l’entièreté du rameau. Couper et brûler le plus vite possible les organes infectés.
-    Cécidomyie des poirettes : les  larves  se  développent  à l’intérieur  des  poirettes,  leur  donnant une  forme  caractéristique  de  «calebasse».  Les  fruits  les  plus  atteints  noircissent et tombent. Comme moyen de prévention, enlever les fruits atteints du verger.
-    Cécidomyie des feuilles : les jeunes feuilles sont enroulées longitudinalement, leur limbe s'épaissit, devient rigide et cassant. Eliminer et brûler les pousses attaquées.
-    Cheimatobies brumeuse : morsures grossières sur les feuilles et les fruits, cette chenille se déplace lentement et forme un arc avec son corps. Seuil de 10-15 chenilles par inflorescence. Possibilité de lutte avec un produit à base de Bacillus thuringiensis; le Neem a un effet partiel.
-    Hoplocampes du poirier, pommier et prunier : larve de couleur crème pâle avec une tête et un bouclier caudal de couleur noire. Intervention après la floraison à l’aide d’un produit à base de Quassia, avec un haut volume d’eau et si possible par temps chaud et sec. Noter les parcelles avec présence pour le contrôle l’année prochaine.
-    Phytope du poirier : renflement, pustules plats sur feuilles et fruits. Noter les parcelles pour une intervention après la récolte avec du soufre si le seuil de 10 % de pousses attaquées sur 50-100 est dépassé.
-    Puceron cendré : feuilles enroulées renfermant des pucerons de couleur gris-brun à rose. Contrôler et éliminer si besoin les drageons. Seuil de tolérance 1 fondatrice sur 100 inflorescences sur jeunes plantations, 2-3 chez les arbres en production. Lutter avec du Neem ou des savons.
-    Puceron lanigère : colonies denses et compactes de pucerons foncés émettant des sécrétions blanches et laineuses. Contrôler les blessures et les fissures des troncs et couper les rameaux atteints ou enlever les colonies à l’aide d’une brosse. Dès que les premières colonies sont visibles, bien recouvrir l’arbre et le tronc d’un mélange de pyrèthre et d’huile 3 fois à 3 jours d’intervalle.
-    Psylle du poirier : œuf blancs à jaune très clair juste après la ponte, puis jaune-orangé à maturité. Les jeunes larves sont jaune-orange puis plus foncées, elles sécrètent un miellat abondant et se tiennent généralement par groupes sur les jeunes feuilles et sommets des pousses. Sur larves utiliser un savon en veillant à appliquer le produit à haut volume d’eau.
-    Sésie : la larve forme des galeries irrégulières sous l’écorce, généralement à la base du tronc. Suspendre environ 10 pièges par ha d’un mélange appât avec 50% de jus de pomme, 35% d’eau, 15% de vinaigre.

Drosophila suzukii et mouche de la cerise
Les captures restent actuellement faibles, néanmoins les filets doivent être fermés avant le changement de couleur. Installer des pièges attractifs au sein de l’installation et surveiller le vol à l’aide de pièges jaunes. Seuil d’intervention de 2 à 10 mouches par piège. Au besoin, lutter avec Naturalis (Beauveria bassiana) 2,4 L/ha en veillant à bien mouiller les arbres, dès 7 jours après le début du vol et répéter l’application tous les 5-7 jours  selon la pression jusqu’à 7 jours avant la récolte.

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Bulletin arbo n°5 / 23.04.2019

Tavelure et oïdium sur fruits à pépins
Le risque d’infection est présent, consulter régulièrement RimPro de manière à positionner au mieux les traitements.
En préventif : Mycosin 8 kg/ha + Soufre 3-4 kg/ha.
En « curatif » contre la tavelure : Curatio 25 L/ha maximum sur feuillage humide ou Armicarb 4,8 kg/ha ou Vitisan 5 kg/ha + Soufre 3 kg/ha.

Feu bactérien sur fruits à pépins
 Consulter le site de prévision du risque de la Confédération. Plusieurs solutions préventives sont disponibles : Vacciplant, Blossom protect, Serenade Max, Myco-sin.

Maladies fongiques des fruits à noyau
Jusqu'à la chute des pétales, répéter l’application d’Armicarb 3,2 kg/ha + soufre mouillable 3,2 kg/ha selon les risques de précipitations.
Sur abricotier, les dégâts de moniliose commencent déjà à être visibles (voir photo), il est intéressant de couper et brûler les pousses atteintes afin de limiter la propagation du champignon.

Hoplocampes sur prunier
Après fleur et selon les quantités d’insectes piégés (seuil de 80 à 100 adultes par piège), possibilité d’utiliser le Quassan, avec effet partiel sur le puceron du prunier.

Contrôle des pucerons : puceron vert du prunier et puceron noir du cerisier
Réaliser un contrôle en fin de floraison en apportant une attention particulière aux jeunes arbres et aux arbres plus faibles. Le seuil de tolérance est de 5% des tiges attaquées sur 100 pousses.
En cas de nécessité, il est possible d’employer : le pyrèthre (Parexan N et Pyrethrum FS), les acides gras (Natural, Siva, etc) (1000l/ha) en conditions chaudes. Sur cerisier, le Neem-Azal TS est également autorisé.

! Pas d'insecticides sur fleurs !

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Bulletin arbo n°4 / 10.04.2019

Protection contre la tavelure des fruits à pépins
Les ascospores sont bien matures, mais les risques infectieux se sont résorbés avec la diminution des précipitations annoncées. La météo est très changeante et les modèles aussi, néanmoins, pour le moment peu ou pas de risques ne sont annoncés avant la semaine prochaine. Surveiller tout de même les annonces de précipitations, qui associées aux températures douces pourraient engendrer un risque d’infection plus élevé.
Différentes stratégies sont possibles :
-    En préventif maximum 400 g de cuivre métal ou Mycosin 8 kg/ha. Du soufre à 4-6 kg/ha peut être ajouté au cuivre ou au Mycosin en vue de renforcer leur action et de protéger les arbres contre l'oïdium.
-    En stop : Curatio à 25 L/ha maximum sur feuillage humide ou bicarbonate à 5 kg/ha maximum 24h après l’infection pour des températures moyennes de 12-13°C.

Gestion de l’oïdium
Utiliser du soufre à hauteur de 4 à 6 kg/ha. Les chandelles oïdées visibles doivent être éliminées et exportées hors du verger.

Lutte préventive contre les maladies fongiques des fruits à noyau
Selon les risques, maintenir la protection jusqu'à la chute des pétales, Armicarb 3,2 kg/ha + soufre mouillable 3,2 kg/ha (aussi efficace contre la maladie criblée).

Pose de la confusion sexuelle
La confusion sexuelle contre la tordeuse orientale du pêcher (Grapholita molesta) et le carpocapse des prunes (Grapholita funebrana) doit être mise en place dès que possible. La pose de la confusion pour le carpocapse des  pommes et des poires (Cydia pomonella) et la petite tordeuse des fruits (Grapholita lobarzweskii) doit être prévue prochainement, milieu à fin du mois d’avril. Veiller à placer les diffuseurs le plus haut possible sur les arbres et à insister sur les bordures.

Pose des pièges pour la surveillance de l’hoplocampe
Sur les parcelles où des dégâts d’hoplocampe ont été observés l’année passée, des pièges blancs collants doivent être installés (2-3 pièges par variété) au début de la floraison à hauteur du regard dans les vergers de pommiers, poiriers et pruniers. Des observations sont à réaliser une à deux fois par semaine et permettront d'estimer les populations. Le seuil de tolérance dépend de la variété et de l'importance de la floraison: 20-30 guêpes par piège sur des variétés sensibles (Idared, Boskoop ou Gravenstein) ou si la floraison est faible ; autrement 30-40 guêpes par piège sur d'autres variétés ou si la floraison est abondante. Il est conseillé de les retirer à la  chute des pétales pour éviter d’attirer et de piéger les auxiliaires et les pollinisateurs.

Contrôle du puceron cendré
Les contrôles pré-floraux permettent de décider de la nécessité d’intervenir en pré-floral avec des produits à base d’azadirachtine, en faisant attention aux sensibilités variétales et à la miscibilité du produit. Observer minutieusement surtout les parties basses de la couronne proches du tronc. Le seuil de tolérance est situé à 1% d'inflorescences attaquées.

Lutte contre Capua
Consulter les avertissements SOPRA qui informent sur l'activité des chenilles selon les régions. En cas de besoin, utiliser le virus de la granulose et renouvelé l'application 7 à 10 jours plus tard, mais avant la fleur sur pommiers ou juste après la fleur sur poiriers. 

Eclaircissage des pommiers et pruniers
L’Armicarb, utilisé à haut dosage entraîne le desséchement des fleurs et permet ainsi de réduire la charge en fruits. Pour être efficace, il doit être engagé avant la pollinisation des fleurs. La première application doit donc être réalisée au début de la floraison (20% des fleurs ouvertes), puis répétée 2 à 3 fois. Le nombre d’interventions et le dosage sont à adapter selon les variétés, l’objectif attendu et la longueur de floraison : entre 10 et 15 kg/ha à 1000L/ha sur feuillage sec.

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Bulletin arbo n°3 / 27.03.19

Prévision de la tavelure sur fruits à pépins
Malgré que le stade sensible soit atteint et que les ascospores arrivent à maturité, la météo actuelle n’est pas propice aux infections. Néanmoins, il est nécessaire de rester vigilant et d’intervenir en cas d’annonce de précipitations avec maximum 400 g de cuivre métal. Le modèle RIMpro permet de positionner au mieux la protection.

Lutte préventive contre l’oïdium sur fruits à pépins
Intervenir sur les variétés sensibles ou sur les parcelles à forte pression avec du soufre à 4kg/ha.

Moniliose sur abricotiers
La fleur est déjà bien avancée et la météo est peu favorable au développement de la maladie mais attention tout de même aux rosées matinales et au possible retour de précipitations sur variétés tardives et coteaux.

Bandes fleuries pour promouvoir les auxiliaires dans les vergers
C’est bientôt la période idéale pour mettre en place des bandes fleuries qui attireront les auxiliaires dans les vergers et limiteront la pression des ravageurs tels que la cécidomyie des poirettes, le psylle du poirier, le puceron cendré, le puceron lanigère et bien d’autres. Une fiche technique sur cette thématique est disponible sur le FiBL shop.

Bulletin arbo n°2 / 04.03.2019

Lutte préventive contre le psylle du poirier
En général, la première application a déjà été réalisée. En fonction du lessivage de la couverture, renouveler la protection sans endommager les terrains. Appliquer le Surround WP (kaolin) à raison de 25-32 kg/ha. Maximum 4 applications par année sont autorisées, avant le début de la floraison.
Le Surround va créer une barrière physique à laquelle les psylles vont se confronter. Ils seront alors gêner dans leur mouvance et leur ponte et se détourneront de l’arbre.

Lutte préventive contre la cloque du pêcher
Selon les pluies et l’avancement des bourgeons, répéter la protection à raison de 400 à 500 g de cuivre métal/ha.

Lutte préventive fongicide dans les abricotiers
Veiller à diminuer l’inoculum Monilia en éliminant et incinérant les sources de contamination (abricots momifiés, rameaux desséchés, chancres).
Intervenir en préventif à partir du stade bouton blanc et avant le stade croix fédérale à l’aide du mélange : Bicarbonate de potassium 4.8 kg/ha + Soufre 4.8 kg/ha + Cuivre métal 400g/ha.
Le cuivre permet de diminuer la pression infectieuse de la moniliose, de la maladie criblée et des chancres bactériens (Pseudomonas), il pourra être retiré par la suite.
La protection contre la moniliose devra être renouvelée en fonction des pluies et de la durée de la floraison.

Traitement de débourrement à l’huile de paraffine
Les populations de plusieurs insectes nuisibles se développent beaucoup plus faiblement et moins rapidement après un traitement au débourrement à l’huile de paraffine. Cette application doit être réalisée par temps chaud, afin de toucher les œufs hivernants lorsqu’ils reprennent de l’activité. L’efficacité est également augmentée avec la quantité d’huile appliquée, mais attention celle-ci diminue avec l’avancement du stade phénologique des arbres, de façon à ne pas nuire à la végétation (risque de brûlures).  De plus, un délai de 4-8 jours doit être respecté avant une autre intervention, hormis le cuivre qui peut être mélangé avec l’huile de paraffine.
Veiller à bien répartir la bouillie sur l’arbre entier en travaillant avec un haut volume d’eau/ha, des buses fines ou en aller-retour. De cette façon, la bouillie atteindra mieux les aspérités du bois.
Traiter par temps doux (10°C) et sans risque de gelées nocturnes.

Contrôle de l’anthonome du pommier
A partir du stade B contrôler lors de belles journées ensoleillées les parcelles de pommiers à risque par un frappage. Si le seuil de 15% de présence est dépassé, prévoir une intervention au stade B-C (pointes vertes) avec Spinosad (Audienz 0.02%) lorsque les conditions sont propices à l’activité des adultes, c’est-à-dire en milieu de journée ensoleillée avec une température supérieure à 10°C.

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Bulletin arbo n° 1 / 15.02.2019

Prévention contre le psylle  du poirier
Il est important de surveiller la hausse des températures au-delà de 10°C qui annoncent la reprise d’activité des psylles. En effet si durant deux jours consécutifs la température excède cette limite, les femelles matures fécondées commencent à pondre.
Afin de protéger les poiriers, appliquer du Surround WP (kaolin) à raison de 32 kg/ha. Deux passages en sens inverse à 16 kg/ha sont conseillés lors du premier passage de façon à optimiser la couverture du produit. Maximum 4 applications par année sont autorisées, avant le début de la floraison.
Le Surround va créer une barrière physique à laquelle les psylles vont se confronter. Ils seront alors gêner dans leur mouvance et leur ponte et se détourneront de l’arbre.

Lutte préventive contre la cloque du pêcher
Lorsque les températures s’élèvent au-dessus de 8 à 10°C, observer attentivement l’évolution des bourgeons à bois des pêchers, notamment sur les variétés précoces ou particulièrement sensibles aux attaques de cloque. Afin d’éviter l’infection, veiller au bon positionnement de l’intervention : agir au début de l’allongement du bourgeon, avant le stade B du pêcher (écartement des écailles). On conseille de lutter avec du cuivre à raison de 400 à 500 g de cuivre métal/ha. La protection devra être renouvelée en fonction des pluies et lors de l’ouverture des bourgeons.

Lutte curative contre la zeuzère
Lors de la période de repos hivernal, on remarque facilement la présence des larves de zeuzère : les orifices de pénétration des larves sont marqués par de petits tas de sciure accompagnés d'écoulement de sève. Surveiller les jeunes plantations et les parcelles sensibles. Couper et brûler les organes attaqués et si besoin lutter par curetage au fil de fer dans les galeries.

Gestion du campagnol
C'est le bon moment pour lutter efficacement contre le campagnol, avant sa période de multiplication. On limite ainsi les risques de pullulation le reste de la saison.

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