Bulletin petits fruits bio 

Bulletin arbo bio

Ce bulletin informe sur le développement actuel des maladies et des ravageurs principaux ainsi que sur les possibilités de prévention et de lutte directe.

Bulletin arbo n°11 / 30.06.2020

Maladies fongiques des fruits à pépins

Bien surveiller et protéger les épisodes orageux si présence de tâches de tavelure dans vos vergers :
-    en préventif utiliser soit Myco-sin 6 à 8 kg (également efficace contre maladies de conservation et Marssonina) + soufre 2 à 4 kg, soit bicarbonate (Armicarb ou Vitisan) 3 à 5 kg + soufre 2 à 4 kg.
-    en stop, préférer Curatio 15 L/ha, appliqué en conditions humides.
L’Armicarb et le Curatio sont également efficaces contre la maladie de la suie.
La croissance des rameaux est bientôt terminée donc les arbres sont moins sensibles à l’oïdium. Veiller à bien diminuer les doses de soufre de façon à éviter les risques de phytotoxicité. Le contrôle de l'oïdium doit à présent surtout être mis sur les variétés sensibles et les jeunes cultures.
Les conditions actuelles sont faiblement propices au développement de Marssonina, rester cependant vigilant surtout sur les variétés sensibles, telles que Topaz.

Pucerons sur fruits à pépins

De manière générale, tous les pucerons sont bien contrôlés par les auxiliaires ou vont bientôt migrer sur leur hôte secondaire. Sur les parcelles problématiques et surtout les jeunes arbres, utiliser des savons à haut litrage et en début d'une journée ensoleillée.

Psylle du poirier

Contrôler le développement des pontes et répéter si besoin les interventions au Siva 50 ou Natural (max 2%) si besoin (seuil d’occupation de 40-60% sur 100 pousses). Appliquer le produit à haut volume d’eau, par temps dégagé et de bon matin. L'Armicarb a une efficacité secondaire sur les jeunes larves de psylles.

Rouille et ériophyides libres sur prunier

La rouille se manifeste en été par de petites tâches jaunâtres sur la face supérieure des feuilles, qui entraînent leur jaunissement et leur chute prématurée. L’application de soufre à 4-5 kg/ha permet de diminuer la pression pour l’année suivante.
Les ériophyides libres ne se remarquent pas à l’œil nu mais par des symptômes visuels tels que la crispation, l’enroulement et la décoloration des feuilles enroulées. Le soufre bénéficie d’une efficacité secondaire contre ces acariens.

Drosophila suzukii

La pression reste faible mais est en augmentation. Surveiller les pièges et les fruits piqués dans toutes les cultures de fruits à noyau et de petits fruits. Veiller à débarrasser toute source de contamination et ne pas laisser trop d’intervalle entre les récoltes. Si besoin, utiliser des produits à base de pyrèthres ou de spinosad, en bien respectant le délai d’attente de 3 ou 7 jours.

Acariens sur cerisier

Ouvrir les bâches dès la fin des récoltes afin de ne pas favoriser le microclimat propice au développement des acariens. Si nécessaire, appliquer au Siva 50 ou Natural (max 2%) à haut volume d’eau et par dégagé.

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Bulletin arbo n°10 / 17.06.20

Tavelure et oïdium sur fruits à pépins

Suite à l'inspection des vergers, les interventions contre la tavelure peuvent être stoppées si aucun symptôme n'a été observé.
En revanche, des tâches sur feuilles ou sur fruits représentent un risque d'infections secondaires. La protection doit être maintenue dès que la durée d’humectation du feuillage dépasse 8-10 h si plus de 3% du feuillage est touché et peut être allongée à 36-48 h en dessous de 3%.
En préventif, utiliser soit Myco-sin 8 kg + soufre 3 à 6 kg, soit bicarbonate de potassium (Armicarb ou Vitisan) 3 à 5kg + soufre 2 à 6 kg. En stop, préférer Curatio 15 L/ha en conditions humides. Noter que Myco-sin est efficace contre les maladies de conservation, Armicarb contre la maladie de la suie et la chaux sulfo-calcique contre Marsonina (variétés sensibles : Topaz, Ottawa et Rubinola).
Continuer la protection oïdium à base de soufre et/ou bicarbonate de potassium.

Tordeuses

Renouveler les interventions au virus (Carpovirusine, Madex Top ou  Carpovirusine Evo2, Madex Twin selon la pression des parcelles). Attention ces produits sont photosensibles et seront plus vite dégradés en cas de fort ensoleillement. Bien contrôler la miscibilité des produits.

Psylle du poirier

Si besoin (seuil d’occupation de 40-60% sur 100 pousses), intervenir avec Siva 50 ou Natural (max 2%). Appliquer le produit à haut volume d’eau, par temps dégagé et de bon matin.

Drosophila suzukii et mouche de la cerise

Les conditions sont favorbles au développement des drosophiles, surveiller bien les pièges. Si le seuil d’intervention de 2 à 10 mouches par piège est dépassé, lutter avec Audienz, Spintor, Parexan N, Pyrethrum FS, Sepal ou Naturalis L. Sous filets, utiliser des pièges attractifs pour capturer les individus sous la structure.

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Bulletin arbo n°9 / 04.06.20

Tavelure et oïdium sur fruits à pépins

Après les pluies de cette fin de semaine, les stocks des ascospores toucheront à leur fin. Il sera donc temps d'inspecter l'état sanitaire de vos vergers.
Contrôler au minimum 100 pousses et observer le pourcentage de pousses tavelées, à différentes hauteurs des arbres.
-    Si aucune tache de tavelure n’est observée, on peut stopper la protection tavelure, tout en maintenant des contrôles phytosanitaires réguliers ;
-    Sinon maintenir la protection en fonction du pourcentage de pousses tavelées : plus de 3% signifie une protection fongique dès que la durée d’humectation du feuillage dépasse 8-10 h ; en dessous de 3% la durée peut être allongée à 36-48 h.
En préventif, utiliser soit Myco-sin 8 kg + soufre 3 à 6 kg, soit bicarbonate de potassium (Armicarb ou Vitisan) 3 à 5 kg + soufre 2 à 6 kg. En stop, préférer Curatio 15 L/ha en conditions humides. Noter que Myco-sin est efficace contre les maladies de conservation, Armicarb, de part sa formulation, contre la maladie de la suie et la chaux sulfo-calcique contre Marsonina (variétés sensibles : Topaz, Ottawa et Rubinola).
Continuer la protection oïdium en veillant à bien ajuster la dose de soufre en fonction des chaleurs.

Feu bactérien

Profiter du contrôle tavelure pour aussi détecter et signaler aux offices cantonaux de potentiels symptômes de feu bactérien dans vos parcelles.

Tordeuses

Les premières éclosions de capua, carpocapse et petite tordeuse ont ou vont démarrer ces prochains jours.
Résonner les applications en fonction de la pression de votre parcelle et des espèces rencontrées :
-    Capua : prévoir Capex ou Dipel au début des éclosions et le renouveler à 10-15 jours.
-    Carpocapse : utiliser le virus de la granulose (Carpovirusine ou Madex Top) à demi-dose au début des éclosions sur les parcelles à pression importante. A 20% des éclosions (10-15 jours après), appliquer le virus à demi-dose sur les parcelles à faible pression ou à pleine dose sur les parcelles à forte pression. Puis renouveler le virus à demi-dose tous les 7-10 jours en fonction des températures et de l’ensoleillement (attention les produits à base de virus sont sensibles aux UV et à la chaleur).
-    Tordeuse orientale : même stratégie que pour le carpocapse mais avec un virus efficace contre les deux tordeuses (Carpovirusine Evo2 ou Madex Twin).
-    Petite tordeuse : même stratégie que pour le carpocapse mais remplacer le virus par un larvicide à base de Spinosad ((Audienz ou Spintor) à 20% des éclosions.

Psylle du poirier

Une voir plusieurs interventions ont déjà été effectuées à l'aide de savons potassiques. Bien contrôler l'efficacité et si besoin réintervenir avec un haut volume d'eau, en début de journée chaude et lumineuse.

Pucerons

Des remontées de pucerons divers peuvent apparaître. Les populations d'auxiliaires sont généralement en suffisance pour pouvoir les gérer. N'intervenir que si les seuils sont dépassés, avec du savon potassique.

Drosophila suzukii et mouche de la cerise

Le vol a commencé mais la situation reste calme. Surveiller le vol dans vos parcelles à l’aide de pièges jaunes. Seuil d’intervention de 2 à 10 mouches par piège. Au besoin, lutter avec NeemAzal T/S 0,3% en respectant un intervalle de 7 à 10 jours entre les traitements et maximum 3 traitements par année ; ou avec Naturalis (Beauveria bassiana) 2,4 L/ha en veillant à bien mouiller les arbres, dès 7 jours après le début du vol et répéter l’application tous les 5-7 jours, selon la pression jusqu’à 7 jours avant la récolte. Sous filets, utiliser des pièges attractifs pour capturer les individus sous la structure. Dans tous les cas, bien appliquer les mesures d'hygiène.

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Bulletin arbo n°8 / 15.05.20

Tavelure et oïdium sur fruits à pépins

A la suite de cette semaine pluvieuse, le stock d'ascospores a bien diminué. Surveiller néanmoins l'annonce de prochaines pluies qui pourraient encore être contaminatrices.
Des symptômes d'oïdium apparaissent passablement dans les vergers. Il est bon d’ôter manuellement et de brûler les chandelles oïdées.
Coupler la protection oïdium à la protection tavelure et consulter régulièrement RIMPro et Agrométéo de manière à positionner au mieux les traitements.
En préventif : Mycosin 8 kg/ha ou Armicarb 4,8 kg/ha ou Vitisan 5 kg/ha + Soufre 4-8 kg/ha
En « curatif » : soit Curatio 19,2 L/ha maximum sur feuillage humide, soit Armicarb 4,8 kg/ha ou Vitisan 5 kg/ha + Soufre 3 kg/ha.

Moniliose des fruits à noyau

Eliminer les dégâts visibles. Pas de lutte directe contre la moniliose des fruits.

Pucerons

Surveiller la présence des pucerons cendrés, mauves et vert du pommier surtout les jeunes plantations et intervenir avec du savon potassique.
Le puceron vert migrant, de couleur vert clair que l'on distingue du puceron vert non migrant par ses bandes foncées localisées sur le dos et à ses siphons plus courts et pâles comme les pattes, est aussi observé mais sans impact significatif pour les arbres.

Psylle du poirier

Les oeufs et larves commencent à être visibles. Lutter également contre à l'aide de savon potassique.

Tordeuses des fruits à pépins

Les températures froides de cette semaine ont ralenti l'activité des tordeuses. Consulter les courbes de SOPRA, car leur activité pourrait rapidement reprendre. Raisonner les applications en fonction des stades des espèces rencontrées et de la pression de votre parcelle :
-    Capua : utiliser Capex ou Dipel dès le début des éclosions puis renouveler à 10 jours.
-    Carpocapse : utiliser Carpovirusine, Madex Top. Si pression forte, placer un virus à demi-dose dès le début des éclosions, à pleine dose à 20-25% des éclosions puis renouveler à demi-dose tous les 7-10 jours. Si pression faible, démarrer à demi-dose à 20-25% des éclosions. Si présence de tordeuse orientale, utiliser Carpovirusine Evo2 ou Madex Twin. Attention ces produits à base de virus se dégradent plus rapidement en cas de fortes températures et de fort ensoleillement.
-    Petite tordeuse : remplacer un virus par un larvicide contre petite tordeuse et carpo type Audienz ou Spintor à 20-25% des éclosions.

Drosophila suzukii et mouche de la cerise

La fermeture des filets doit s’effectuer avant le début de l’intensification des vols et avant le début de rougissement des fruits. Installer des pièges attractifs pour capturer les individus sous la structure.

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Bulletin arbo n°7 / 29.04.2020

Tavelure et oïdium sur fruits à pépins

Des infections tavelure sont prévues pour les prochains jours, renouveller la protection préventive dans la mesure du possible et au besoin intervenir en stop.
Consulter régulièrement les pronostics de RIMPro de manière à positionner au mieux les traitements.
En préventif : Mycosin 8 kg/ha + Soufre 3-6 kg/ha
En stop : soit Curatio 18 L/ha maximum sur feuillage humide, soit Armicarb 4,8 kg/ha ou Vitisan 5 kg/ha + Soufre 3-4 kg/ha.

Moniliose des fruits à noyau

Eliminer les dégâts visibles. Pas de lutte directe contre la moniliose des fruits.

Ravageurs des fruits à pépins

C’est le moment de réaliser les contrôles post-floraux dans vos vergers.
-    Anthonome du pommier : les premiers fruits atteints sont facilement reconnaissables à leur forme de clou de girofle. Noter les parcelles avec présence pour une intervention au stade B-C l’année prochaine
-    Bactériose du poirier : les fruits sont marqués de formes circulaires noires et ne grossissent pas. Les inflorescences des rameaux atteints sèchent et noircissent progressivement et peuvent gagner l’entièreté du rameau. Couper et brûler le plus vite possible les organes infectés.
-    Cécidomyie des poirettes : les  larves  se  développent  à l’intérieur  des  poirettes,  leur  donnant une  forme  caractéristique  de  «calebasse».  Les  fruits  les  plus  atteints  noircissent et tombent. Comme moyen de prévention, enlever les fruits atteints du verger.
-    Cécidomyie des feuilles : les jeunes feuilles sont enroulées longitudinalement, leur limbe s'épaissit, devient rigide et cassant. Eliminer et brûler les pousses attaquées.
-    Cheimatobies brumeuse : morsures grossières sur les feuilles et les fruits, cette chenille se déplace lentement et forme un arc avec son corps. Seuil de 10-15 chenilles par inflorescence. Possibilité de lutte avec un produit à base de Bacillus thuringiensis; le Neem a un effet partiel.
-    Hoplocampes du poirier, pommier et prunier : larve de couleur crème pâle avec une tête et un bouclier caudal de couleur noire. Intervention après la floraison à l’aide d’un produit à base de Quassia, avec un haut volume d’eau et si possible par temps chaud et sec. Noter les parcelles avec présence pour le contrôle l’année prochaine.
-    Phytope du poirier : renflement, pustules plats sur feuilles et fruits. Noter les parcelles pour une intervention après la récolte avec du soufre si le seuil de 10 % de pousses attaquées sur 50-100 est dépassé.
-    Puceron cendré : feuilles enroulées renfermant des pucerons de couleur gris-brun à rose. Contrôler et éliminer si besoin les drageons. Seuil de tolérance 1 fondatrice sur 100 inflorescences sur jeunes plantations, 2-3 chez les arbres en production. Lutter avec du Neem (attention à la phytoxicité sur certaines variétés de poiriers) ou des savons.
-    Puceron lanigère : colonies denses et compactes de pucerons foncés émettant des sécrétions blanches et laineuses. Contrôler les blessures et les fissures des troncs et couper les rameaux atteints ou enlever les colonies à l’aide d’une brosse. Dès que les premières colonies sont visibles, bien recouvrir l’arbre et le tronc d’un mélange de pyrèthre et d’huile 3 fois à 3 jours d’intervalle.
-    Psylle du poirier : œuf blancs à jaune très clair juste après la ponte, puis jaune-orangé à maturité. Les jeunes larves sont jaune-orange puis plus foncées, elles sécrètent un miellat abondant et se tiennent généralement par groupes sur les jeunes feuilles et sommets des pousses. Sur larves utiliser un savon en veillant à appliquer le produit à haut volume d’eau.
-    Sésie : la larve forme des galeries irrégulières sous l’écorce, généralement à la base du tronc. Suspendre environ 10 pièges par ha d’un mélange appât avec 50% de jus de pomme, 35% d’eau, 15% de vinaigre.

Ravageurs des fruits à noyau

Contôler également la présence d'hoplocampes et pucerons.
Si le seuil de 5% de pousses attaquées par le puceron noir du cerisier est atteinte, intervenir avec du Neem.
Pour le puceron vert du prunier, le seuil se situe entre 3-10% des pousses atteintes, utiliser du savon potassique et/ou du pyrèthre. Contre l'hoplocampe, s'il est présent également au-delà du seuil de 80-100 individus par piège et selon la charge en fruits, employer de l'huile de Quassia ou du pyrèthre.

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Bulletin arbo n°6 / 20.04.2020

Maladies fongiques des fruits à pépins

Les conditions actuelles sont très propices au développement de l'oïdium. Le risque tavelure est plus faible mais des précipitations localisées peuvent entraîner de potentielles infections, surtout que le stock d'ascospores mûrs est important. Consulter régulièrement RimPro de manière à positionner au mieux les traitements.
En préventif : Mycosin 8 kg/ha + Soufre 4 kg/ha.
En « curatif » contre la tavelure : Curatio 25 L/ha maximum sur feuillage humide ou Armicarb 4,8 kg/ha ou Vitisan 5 kg/ha + Soufre 4 kg/ha.
Si aucun risque tavelure n'est annoncé, le soufre peut être employé seul entre 4 à 6 kg/ha, et répété entre 7 à 10 jours, de manière à protéger les nouvelles feuilles sensibles.
De plus, les chandelles oïdées visibles doivent être otées et éliminées du verger.

Feu bactérien sur fruits à pépins

Consulter le site de prévision du risque de la Confédération. Plusieurs solutions préventives sont disponibles : Vacciplant, Blossom protect, Serenade Max, Myco-sin.

Moniliose des fleurs et rameaux de l'abricotier

Les dégâts de moniliose commencent à être visibles (voir photo), il est intéressant de couper et brûler les pousses atteintes afin de limiter la propagation du champignon.

Hoplocampes sur prunier

Après fleur et selon les quantités d’insectes piégés (seuil de 80 à 100 adultes par piège), possibilité d’utiliser le Quassan, avec effet partiel sur le puceron du prunier.

Contrôle du puceron vert du prunier et du puceron noir du cerisier

Réaliser un contrôle en fin de floraison en apportant une attention particulière aux jeunes arbres et aux arbres plus faibles. Le seuil de tolérance est de 5% des tiges attaquées sur 100 pousses.
En cas de nécessité, il est possible d’employer : le pyrèthre (Parexan N et Pyrethrum FS), les acides gras (Natural, Siva, etc) (1000l/ha) en conditions chaudes. Sur cerisier, le Neem-Azal TS est également autorisé.

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Bulletin arbo n°5 / 07.04.2020

Protection contre la tavelure des fruits à pépins

Les conditions sèches actuelles ne sont pas favorables aux infections de tavelure. Néanmoins, les températures sont douces, associées à des ascospores bien matures, des risques pourraient rapidement apparaître en cas d'annonce de précipitations. Dans ce cas, différentes stratégies sont possibles :
-    En préventif maximum 400 g de cuivre métal ou Mycosin 8 kg/ha. Du soufre à 4-6 kg/ha peut être ajouté au cuivre ou au Mycosin en vue de renforcer leur action et de protéger les arbres contre l'oïdium.
-    En stop : Curatio à 25 L/ha (19 L/ha après fleur) maximum sur feuillage humide ou bicarbonate à 5 kg/ha maximum 24h après l’infection pour des températures moyennes de 12-13°C.

Gestion de l’oïdium

Ces jours, les conditions sont plus propices au développement de l'oïdium. Utiliser du soufre à hauteur de 4 à 6 kg/ha, sur les parcelles sensibles et veiller à éliminer les chandelles oïdées visibles et les exporter hors du verger.

Lutte préventive contre les maladies fongiques des fruits à noyau

Selon les risques, maintenir la protection jusqu'à la chute des pétales, Armicarb 3,2 kg/ha + soufre mouillable 3,2 kg/ha (aussi efficace contre la maladie criblée).

Surveillance des fondatrices des fruits à pépins

Après un contrôle minutieux et en cas de présence avérée de pucerons cendrés (1 colonie sur 100 inflorescences) ou de pucerons des galles rouges (2 à 5 colonies sur 100 inflorescences), une intervention pré-florale peut être entreprise, notamment avec du Neem Azal à 2,4 L/ha.

Lutte contre les chenilles

Après contrôle des inflorescences et selon les avertissements SOPRA qui informent sur l'activité des chenilles selon les régions, si besoin, utiliser le virus de la granulose et renouveler l'application 7 à 10 jours plus tard, mais en évitant la fleur sur pommiers ou juste après la fleur sur poiriers. 

Pose de la confusion sexuelle

La confusion sexuelle contre la tordeuse orientale du pêcher (Grapholita molesta) et le carpocapse des prunes (Grapholita funebrana) doit être mise en place dès que possible. La pose de la confusion pour le carpocapse des  pommes et des poires (Cydia pomonella) et la petite tordeuse des fruits (Grapholita lobarzweskii) doit être prévue prochainement, milieu à fin du mois d’avril. Veiller à placer les diffuseurs le plus haut possible sur les arbres et à insister sur les bordures.

Eclaircissage des pommiers et pruniers

L’Armicarb, utilisé à haut dosage entraîne le desséchement des fleurs et permet ainsi de réduire la charge en fruits. Pour être efficace, il doit être engagé avant la pollinisation des fleurs. La première application doit donc être réalisée au début de la floraison (20% des fleurs ouvertes), puis répétée 2 à 3 fois. Le nombre d’interventions et le dosage sont à adapter selon les variétés, l’objectif attendu et la longueur de floraison : entre 10 et 15 kg/ha à haut litrage (1000 L/ha) sur feuillage sec.

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Bulletin arbo n°4 / 26.03.2020

Tavelure sur fruits à pépins

Malgré que le stade sensible soit atteint et que les ascospores arrivent à maturité, la météo actuelle froide et peu humide n’est pas propice aux infections. Néanmoins les prévisions changent fréquemment et il est nécessaire de rester vigilant de façon à pouvoir intervenir en cas d’annonce confirmée de risque d'infection. En préventif, on utilisera maximum 400 g de cuivre métal. En "stop", dans une période de 300 degrés-heures après infection, Curatio 25l/ha maximum sur feuillage humide ou le mélange Armicarb 4,8 kg/ha + soufre 4 kg ou Vitisan 5 kg/ha + soufre 4 kg/ha. Le modèle RIMpro permet de positionner au mieux la protection.

Oïdium sur fruits à pépins

Si les températures excèdent 12°C, intervenir sur les variétés sensibles ou sur les parcelles à forte pression avec du soufre à 4kg/ha.

Prévention contre le feu bactérien

Le Vacciplant stimule les défenses naturelles de la plante et est répertorié avec efficacité partielle dans la lutte contre le feu bactérien. Il peut être utilisé dès l'appartition des boutons floraux et jusqu'à la fin floraison, couplé avec la lutte contre la tavelure.

Moniliose sur abricotiers

La fleur est déjà bien avancée et la météo fut généralement peu favorable au développement de la maladie mais attention tout de même aux rosées matinales et au possible retour de précipitations sur variétés tardives et coteaux.

Pose des pièges pour la surveillance de l’hoplocampe

Sur les parcelles où des dégâts d’hoplocampe ont été observés l’année passée, des pièges blancs collants doivent être installés (2-3 pièges par variété) au début de la floraison à hauteur du regard dans les vergers de pommiers, poiriers et pruniers. Des observations sont à réaliser une à deux fois par semaine et permettront d'estimer les populations. Le seuil de tolérance dépend de la variété et de l'importance de la floraison: 20-30 guêpes par piège sur des variétés sensibles (Idared, Boskoop ou Gravenstein) ou si la floraison est faible ; autrement 30-40 guêpes par piège sur d'autres variétés ou si la floraison est abondante. Il est conseillé de les retirer à la  chute des pétales pour éviter d’attirer et de piéger les auxiliaires et les pollinisateurs.

Contrôle des pucerons

Les contrôles pré-floraux permettent de décider de la nécessité d’intervenir en pré-floral avec des produits à base d’azadirachtine, en faisant attention aux sensibilités variétales et à la miscibilité du produit. Observer minutieusement surtout les parties basses de la couronne proches du tronc. Le seuil de tolérance est situé à 1% d'inflorescences attaquées.

Bandes fleuries pour promouvoir les auxiliaires dans les vergers

C’est bientôt la période idéale pour mettre en place des bandes fleuries qui attireront les auxiliaires dans les vergers et limiteront la pression des ravageurs tels que la cécidomyie des poirettes, le psylle du poirier, le puceron cendré, le puceron lanigère et bien d’autres. n'hésitez pas à consulter la fiche technique sur cette thématique, disponible sur le FiBL shop.

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Bulletin arbo n°3 / 23.03.2020

Attention l’air de ces prochains jours (surtout durant la nuit entre mardi et mercredi) s’annonce froid et sec, suivez attentivement les prévisions météo.
Comme mesure préventive, il est possible de faucher l’herbe courte de façon à gagner 1 à 2°C. Le sol pourra ainsi mieux emmagasiner la chaleur et la rétribuer.
Pour lutter directement contre le gel, l’aspersion est l'un des moyens les plus courant pour ceux qui sont équipés. L’eau permet de dégager de la chaleur en gelant. Pour que cette technique soit efficace, le végétal doit commencer à être humidifier avant la prise en glace, en fonction de la température humide (= température de la plante) et l’eau doit être apportée de manière constante et ininterrompue jusqu’à la fonte de la glace.
Le chauffage par bougies, est aussi une alternative. Selon le fabricant, le nombre de bougies à allumer va dépendre de la température et une bougie va chauffer durant environ 8 heures.
D'autres techniques et plus d'informations sur le site du Canton du Valais : vous trouverez sur ce lien des rapports, des présentations et des tables de décision pour les différentes espèces fruitières.

Les seuils critiques des fraisiers sont -5,5°C au stade bouton fermé, -3,1°C bouton gonflé sur le point d’éclore, -1,1°C fleur éclose.

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Bulletin arbo n°2 / 05.03.2020

Lutte préventive contre le psylle du poirier

En fonction du lessivage de la couverture, renouveler la protection sans endommager les terrains. Appliquer le Surround WP (kaolin) à raison de 25-32 kg/ha. Maximum 4 applications par année sont autorisées, avant le début de la floraison.
Le Surround va créer une barrière physique à laquelle les psylles vont se confronter. Ils seront alors gêner dans leur mouvance et leur ponte et se détourneront de l’arbre.

Lutte préventive contre la cloque du pêcher

Selon les pluies et l’avancement des bourgeons, répéter la protection à raison de 400 à 500 g de cuivre métal/ha.

Lutte préventive fongicide dans les abricotiers

Veiller à diminuer l’inoculum Monilia en éliminant et incinérant les sources de contamination (abricots momifiés, rameaux desséchés, chancres).
Intervenir en préventif à partir du stade bouton blanc et avant le stade croix fédérale à l’aide du mélange : Bicarbonate de potassium 4.8 kg/ha + Soufre 4.8 kg/ha + Cuivre métal 400g/ha.
Le cuivre permet de diminuer la pression infectieuse de la moniliose, de la maladie criblée et des chancres bactériens (Pseudomonas), il pourra être retiré par la suite.
La protection contre la moniliose devra être renouvelée en fonction des pluies et de la durée de la floraison.

Traitement de débourrement à l’huile de paraffine

Les populations de plusieurs insectes nuisibles se développent beaucoup plus faiblement et moins rapidement après un traitement au débourrement à l’huile de paraffine. Cette application doit être réalisée par temps chaud, afin de toucher les œufs hivernants lorsqu’ils reprennent de l’activité. L’efficacité est également augmentée avec la quantité d’huile appliquée, mais attention celle-ci diminue avec l’avancement du stade phénologique des arbres, de façon à ne pas nuire à la végétation (risque de brûlures).  De plus, un délai de 4-8 jours doit être respecté avant une autre intervention, hormis le cuivre qui peut être mélangé avec l’huile de paraffine.
Veiller à bien répartir la bouillie sur l’arbre entier en travaillant avec un haut volume d’eau/ha, des buses fines ou en aller-retour. De cette façon, la bouillie atteindra mieux les aspérités du bois.
Traiter par temps doux (10°C) et sans risque de gelées nocturnes.

Tavelure du pommier et du poirier

Suveiller l'évolution des risques (RIMpro et Agrometeo) sur dans les zones précoces qui ont subi des attaques de tavelure tardives l'année passée. Si besoin utiliser du cuivre à max. 500 g de cuivre métal.
Voir bulletin tavelure

Contrôle de l’anthonome du pommier

A partir du stade B contrôler lors de belles journées ensoleillées les parcelles de pommiers à risque par un frappage. Si le seuil de 15% de présence est dépassé, prévoir une intervention au stade B-C (pointes vertes) avec Spinosad (Audienz 0.02%) lorsque les conditions sont propices à l’activité des adultes, c’est-à-dire en milieu de journée ensoleillée avec une température supérieure à 10°C.

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Bulletin arbo n° 1 / 28.01.2020

Prévention contre le psylle du poirier

Il est important de surveiller la hausse des températures au-delà de 10°C qui annoncent la reprise d’activité des psylles. En effet si durant deux jours consécutifs la température excède cette limite, les femelles matures fécondées commencent à pondre.
Afin de protéger les poiriers, appliquer du Surround WP (kaolin) à raison de 32 kg/ha. Deux passages en sens inverse à 16 kg/ha sont conseillés lors du premier passage de façon à optimiser la couverture du produit. Maximum 4 applications par année sont autorisées, avant le début de la floraison.
Le Surround va créer une barrière physique à laquelle les psylles vont se confronter. Ils seront alors gêner dans leur mouvance et leur ponte et se détourneront de l’arbre.

Lutte préventive contre la cloque du pêcher

Lorsque les températures s’élèvent au-dessus de 8 à 10°C, observer attentivement l’évolution des bourgeons à bois des pêchers, notamment sur les variétés précoces ou particulièrement sensibles aux attaques de cloque. Afin d’éviter l’infection, veiller au bon positionnement de l’intervention : agir au début de l’allongement du bourgeon, avant le stade B du pêcher (écartement des écailles). On conseille de lutter avec du cuivre à raison de 400 à 500 g de cuivre métal/ha. La protection devra être renouvelée en fonction des pluies et lors de l’ouverture des bourgeons.

Lutte curative contre la zeuzère

Lors de la période de repos hivernal, on remarque facilement la présence des larves de zeuzère : les orifices de pénétration des larves sont marqués par de petits tas de sciure accompagnés d'écoulement de sève. Surveiller les jeunes plantations et les parcelles sensibles. Couper et brûler les organes attaqués et si besoin lutter par curetage au fil de fer dans les galeries.

Gestion du campagnol

L'hiver est le moment opportun pour lutter efficacement contre le campagnol, avant sa période de multiplication. On limite ainsi les risques de pullulation pour le reste de la saison.

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