Ce site web ne supporte plus Internet Explorer 11. Veuillez utiliser un navigateur plus récent tel que Firefox, Chrome pour un meilleur affichage et une meilleure utilisation.
FiBL
Bio Suisse
Logo
La plateforme des agriculteurs et agricultrices bio

Visions et enjeux de la filière des œufs bio

La journée des poules pondeuses bio a eu lieu fin janvier au FiBL à Frick et début février à Neuchâtel. Elle était essentiellement consacrée aux expériences pratiques avec l’élevage en poulaillers mobiles – également avec des coqs frères et des poulettes. La journée portait aussi sur d’autres thèmes comme la situation du marché et les modifications du cahier des charges, les thèmes de recherche au FiBL, les optimisations de la gestion du climat dans les poulaillers ainsi que les résultats des contrôles.

Nathaniel Schmid a acueilli environ 35 participantes et participants sur la ferme de Pierre-à-Bot, dans les hauts de Neuchâtel.

Marché des œufs bio, modification des directives et contrôles
Katia Schweizer de Bio Suisse a présenté la situation du marché des œufs bio ainsi que le cahier des charges de Bio Suisse à partir du 2023. Le marché des œufs bio 2022 a été marqué par une offre excédentaire après Pâques, qui a nécessité la mise en place de plusieurs mesures d’allègement du marché. La hausse massive des coûts de production au même moment a en outre entraîné à plusieurs reprises une augmentation du prix indicatif des œufs bio. Ces deux enjeux restent d’actualité cette année.

Les modifications du cahier des charges de Bio Suisse concernent principalement des définitions et des exigences pour les jeunes coqs et les animaux à deux fins. Ces modifications étaient nécessaires en vue des changements qu’impliquent l’abolition de la mise à mort des poussins mâles à partir du 2026 et l’abandon de la détermination du sexe in ovo. A cet égard, de nombreuses questions restent en suspens et doivent encore être clarifiées. Des stratégies doivent par ailleurs être concrétisées.

Rolf Schweizer de Bio Inspecta a donné des informations sur les résultats des contrôles bio effectués dans les exploitations. Pour la volaille, l’accent a été mis sur le pâturage. La taille des pâturages et des structures peut désormais être contrôlée assez facilement sur le géoportail. La plupart des grandes exploitations n’ont pas eu de problèmes à ce niveau; seules les exploitations de moins de 500 animaux ont présenté des divergences.

 2000 poulettes en poulaillers mobiles
Robert Steffen de Lignières NE a témoigné de son expérience de l’élevage de poulettes dans des poulaillers mobiles, qu’il gère en plus de deux poulaillers de 2000 poules pondeuses bio. Les deux poulaillers mobiles de chacun 1000 poulettes bio ont été construits sur mesure en acier et en panneaux sandwich et sont très grands (13 mètres sur 6), comme l’explique Steffen.

Ils sont équipés d’une volière avec un tapis d’évacuation des fientes. L’électricité (380 V) pour la ventilation, l’éclairage et les trappes de sortie ainsi que l’eau sont acheminées en surface vers le poulailler mobile, tandis que la nourriture est stockée dans un réservoir de 1,4 mètres cubes. Le poulailler est chauffé par un réservoir de gaz mobile et des radiateurs. Les animaux accèdent au jardin d’hiver sous le véhicule par des trappes au sol et des rampes. Le déplacement du poulailler nécessite deux personnes et un tracteur de 100 CV.

Parmi les avantages du poulailler mobile, Steffen apprécie la possibilité de changer de pâturage et le fait que les contraintes en matière de construction soient réduites. En ce qui concerne les défis de cette pratique, il cite la protection des poules contre les renards ainsi que contre l’humidité et le froid. En cas de gel, il doit enrouler les tuyaux d’eau le soir et les dérouler le matin. En cas d’humidité, un emplacement proche d’une route constitue un avantage de même qu’un terrain plat lorsqu’il s’agit de déplacer le poulailler. Dans l’ensemble, les dépenses supplémentaires et le rendement d’un poulailler mobile doivent être évalués au cas par cas.

L’élevage en poulaillers mobiles, un concept d’exploitation

Francis Jäggi, détenteur il y a quelques année s de son premier poulailler mobile conçu pour 250 pondeuses, possède aujourd'hui 5 unités toute en fonction. Francis a rappelé quelques normes spécifiques aux unités mobileset valables à partir de 2023; entre autres que les poulaillers mobiles doivent être déplacés au moins six fois par an. Les poules doivent avoir accès à une aire à climat extérieur couverte, non recouverte de litière. Pendant ce temps, les poules doivent avoir accès à un bain de poussière couvert pouvant se trouver à l’extérieur de l’ACE. Pendant le repos de la végétation, le poulailler mobile peut rester stationnaire, à condition que les animaux disposent d’un parcours pour mauvais temps et que l’ACE soit recouvert de litière. Dans les désavantages, il a listé: les changement de flores de la Prairie, petit grains pour les poules (mauvaise herbes), les rapaces, les renards et les fouines, les accès durant l’hiver, le confinement, le monitoring, l'eau et l'aliment, les aléas climatiques, la logistique. Dans les points très positifs, on retrouve: la fumure répartie sur la surface, pas d’accumulation de fiente devant les sorties, consommation d’herbe par les poules, rotation tout les 10 ans  ( vers ascaris ), commercialisation des œufs flexible, commercialisation des poule de réforme, investissement prix place poules d'envrion 200frs, belle image pour l’agriculture et (respect des animaux), booster les vente grâce au Self-service, qualité du aune de l’œuf, 80% des poules sont à l’extérieur, avec 6 poulaillers diminution des risque. Il a également effectué une estimation des temps de travail nécessaire au diffèrentes activités: En moyenne on peut compter pour 4 poulaillers mobiles (1000 poules); collecte des œufs plus contrôle = 1.5 heures / jour, alimentation et eau dans poulailler toutes les 2 semaine  4 heures / mois, remplissage stockage aliment 1 fois par mois 2 heures / mois, fumier tout les 10 jours ( 14 jours BioSuisse)  3 heures / mois, déplacement du poulailler tous les 10 jours 2 heures / mois, déplacement des parcs 3 heures / mois, nettoyage des 4 poulaillers 60 heures /année.

Nouveautés de la recherche du FiBL
Nathaniel Schmid du FiBL a présenté un projet de recherche visant à étudier l’utilisation de fibres brutes ou de fourrage grossier dans l’alimentation des volailles. L’objectif est d’économiser de précieuses protéines et de pouvoir utiliser davantage de sources régionales de fourrage grossier pour la volaille. Les premiers essais ont été réalisés avec des poulets d’engraissement et des poules pondeuses; l’évaluation des résultats est encore en cours.

Veronika Maurer a présenté un projet de plusieurs années du FiBL visant à trouver des méthodes alternatives pour lutter contre les vers chez les poules pondeuses. En effet, il n’est pas exclu qu’à l’avenir un délai d’attente doive être respecté avant de pouvoir commercialiser les œufs bio après la vermifugation au flubendazole ou au fenbendazole. Après une revue de la littérature sur les plantes médicinales et autres méthodes alternatives, de premiers essais préliminaires ont été réalisés en laboratoire et, à partir de là, des tests d’alimentation ont finalement été effectués.

Améliorer le climat des poulaillers et économiser de l’électricité?
A Frick /AG, David Stauffer de l’entreprise Globogal AG a montré comment économiser de l’électricité grâce à une gestion efficace de la ventilation. On peut y parvenir en réglant le taux de ventilation minimal en fonction du taux de Dioxyde de carbone dans l’air du poulailler et non de la température. Pour ce faire, il est nécessaire d’installer un capteur de Dioxyde de carbone dans le poulailler, de programmer ou, éventuellement, de remplacer le système de commande de la ventilation.

Grâce au capteur de Dioxyde de carbone, la ventilation peut être parfaitement adaptée aux animaux, à leur poids et à leur activité. En effet, pendant la phase de repos ou d’obscurité, la production de Dioxyde de carbone des animaux est réduite de moitié. Grâce à une commande basée sur le Dioxyde de carbone, la ventilation est réduite durant la nuit. A l’aide d’un exemple tiré d’une porcherie de mise bas, Stauffer a montré à quel point le taux de ventilation nécessaire pouvait fluctuer au cours d’une même journée.

Comme Stauffer l’a encore expliqué, les pertes de chaleur sont souvent un problème en hiver dans les poulaillers de ponte, qui ne sont généralement pas chauffés. Plus de 85 pourcent des pertes de chaleur se font par la ventilation. Pour éviter la formation de condensation et les problèmes de litière humide, il est nécessaire d’avoir un taux de ventilation plus élevé pour une température constante de poulailler ou une température de poulailler plus élevée pour un taux de ventilation constant. Pour y parvenir, il faudrait chauffer. Les systèmes de récupération de chaleur (RC) sont une alternative possible.

A Pierre-à-Bot, Christophe Von Däniken de la CNAV nous a présenté les options d'écomonie d'énèrgie dans les bâtiments et les alternatives en termes de production d'énèrgie. Les points forts proposés sont : Le contrôle de la ventilation, la récupération de chaleur, l'isolation des bâtiments, la pose de LED, l'utilisation de pompes à chaleur, les capteurs solaires thermqiues, le photovoltaïque, les chaudières à plaquettes (halles d'engraissment) et les chaudières à plaquettes avec co-génération. Une estimation des besoins en électricité une simulation de pénurie a également été présenté sous forme de graphiques explcites. L'exposé s'est terminé par une présentation des diffèrents liens existants pour obtneir des aides financières ou simplement de l'infromation sur les diffèrents systèmes.

Nathaniel Schmid, FiBL

Sur la base de l'article publié dans le journal Aviculture Suisse 2/23, par Madeleine Herrli, Erika Bigler und  Andreas Gloor, Aviforum  

Pour en savoir plus

 

Dernière mise à jour de cette page: 22.02.2023

Souhaitez-vous ajouter le site web à l'écran d'accueil ?
Souhaitez-vous ajouter le site web à l'écran d'accueil ?