Cultures d'OGM en Suisse: qu'est-ce que cela signifierait concrètement pour le travail quotidien des paysans L’auto-construction d'outils de travail agricole en « Open Source » 

La pompe à traiter doit-elle être obligatoirement «bio»?

La réponse est: non, cela n’est formellement pas exigé par le Cahier des charges de Bio Suisse. Il y a toutefois une exception qui  concerne la reconversion par étapes: l’article  1.3.2. du Cahier des charges de Bio Suisse prévoit qu’«il faut prévoir du matériel d’épandage et un entrepôt séparés» pour la partie bio et la partie non bio du domaine.

Pour la situation usuelle (=pas de reconversion par étapes ou reconversion par étapes terminée), il est toutefois très fortement déconseillé de recourir à une pompe à traiter «non bio» du voisin ou d’un entrepreneur de travaux pour tiers, car cela augmente le risque de présence de résidus de produits chimiques dans les produits bio, même si cette pompe a été très bien lavée.

Sur un domaine agricole bio, il faut absolument éviter toute contamination des produits bio par des produits phytosanitaires conventionnels. Chaque agriculteur bio doit mettre en place la stratégie qui convient le mieux à sa situation (prévention des dérives venant des parcelles conventionnelles des voisins, effectuer les traitements bio avec une pompe à traiter qui ne travaille que dans les cultures bio…). Car en fin de compte le producteur bio est responsable de la présence de résidus indésirés dans ses produits, et les pertes financières peuvent être importantes.

Pour en savoir davantage

Fiche technique «Les risques de l’utilisation des machines d’autrui»  (Boutique du FiBL)

Précautions d’usage lors de l’utilisation des machines d’autrui (sur ce site internet)

Annoncez les dérives de produits phytosanitaires à votre organisme de contrôle bio! (sur ce site internet)

 

Dernière actualisation de cette page: 02.07.2013

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