Nouvelles voies pour les élevages de vaches mères

Une petite ferme de l’Oberland zurichois suit de nouvelles voies pour son élevage de sept vaches mères. Son objectif est de produire économiquement de la viande de bœuf tendre et de haute qualité pour la vente directe.

(20.04.2009) 

Une petite ferme de l’Oberland zurichois suit de nouvelles voies pour son élevage de sept vaches mères. Son objectif est de produire économiquement de la viande de bœuf tendre et de haute qualité pour la vente directe.

Les veaux sevrés restent avec les mères
Dans une ferme de cette taille, il n’est pas possible de séparer les veaux sevrés pour finir de les engraisser. Les jeunes restent donc avec leurs mères même lorsque vient le moment du prochain vêlage. Et ça fonctionne ? Oui, l’expérience montre que les vaches sèvrent elles-mêmes leurs veaux d’un an deux à trois semaines avant le prochain vêlage. Cela veut dire que, comme cela se passe naturellement dans la nature, les veaux plus grands ne sont plus admis à la tétée. Ils seront abattus à l’âge de 13 à 14 mois, et ils atteignent un poids mort de 250 à 300 kilos.

L’alpage remplace les concentrés
Les vaches mères et les veaux ne reçoivent ni concentrés ni maïs, mais seulement l’herbe des pâturages, du silo d’herbe et du foin en libre-service. En hiver, les vaches ont accès 24 heures sur 24 à un excellent ensilage et à du foin disposés en affouragement à discrétion pour une semaine. Toutes les bêtes pâturent en permanence pendant toute la période de végétation, et tout le troupeau est à l’alpage pendant l’été. L’absence des bêtes permet d’augmenter les récoltes de fourrages produites par les prairies de la ferme de plaine.

Une stabulation simple
C’est avec des moyens très simples que la stabulation entravée existante a été transformée en stabulation libre munie de boxes en bois. Les fourrages sont disposés dans un râtelier installé sur la place d’affouragement bétonnée. Le grand abri pour les veaux est important.

Race
Les vaches mères sont des F1 de races laitières ou combinées (Holstein-Frisian, Red-Holstein, Simmental ou Jersey) croisées avec de l’Angus. Le choix s’est porté sur ces races pour que les vaches donnent suffisamment de lait et que l’Angus apporte précocité, absence de cornes, couverture en graisse et vaches de petite taille. Les vaches sont saillies par un taureau Limousin pur loué à cet effet. Le limousin apporte accroissement journalier, abondance de viande et bonne qualité de viande. Les premiers abattages sont prometteurs. L’accroissement journalier atteint 1000 à 1300 grammes. La qualité de la viande est actuellement analysée à l’ALP à Posieux.

Échanges d’expériences
Le système décrit ci-dessus comporte des avantages évidents, et les premières expériences sont positives. Y a-t-il d’autres fermes qui procèdent de manière analogue et qui aimeraient échanger leurs expériences ? Les personnes intéressées sont priées de s’adresser à l’auteur, Eric Meili, cf. encadré ci-contre. Celles et ceux qui ne parlent pas l’allemand peuvent contacter en premier Maurice Clerc, cf. encadré ci-contre.

Remarque: ce texte est une nouvelle du jour. Il ne sera pas actualisé ultérieurement.

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