Il faut une différenciation saisonnière du prix du lait!

(12.07.2010) 

Comme ces dernières années, un sous-approvisionnement du marché en lait bio se profile pour cet été. Une meilleure différenciation saisonnière du prix du lait avec un plus grand supplément pour les livraisons d’été pourrait à long terme encourager les paysans bio à livrer plus de lait pendant les mois d’été.

Pénurie estivale de lait bio

Le début de la saison d’alpage fait toujours nettement diminuer l’offre de lait bio pour l’industrie. Cette année ne fait pas exception, et le marché envoie déjà les premiers signaux de pénurie en faisant savoir que certaines commandes ne pourront pas être honorées. Évidemment, si les transformateurs veulent avoir assez de lait bio en été, ils doivent maintenant réagir et encourager à long terme la production laitière estivale en offrant un supplément de prix digne de ce nom. Une augmentation de prix s’impose en fait depuis longtemps puisque le prix moyen du kilo de lait bio était selon le Bulletin du marché de l’OFAG de 71,3 centimes en avril, le niveau le plus bas depuis 2003. Le signal du prix serait important parce que le commerce désire continuer de progresser dans le bio, et avoir assez de lait bio toute l’année est pour cela indispensable.

Il y a des surplus depuis l’automne jusqu’au printemps

De janvier à avril 2010, la quantité de lait bio transformée en produits bio a augmenté de 7,6 pour cent par rapport à la même période de l’année précédente, ce qui est un signal positif pour l’année laitière en cours et pour la commercialisation pendant le semestre d’hiver. Il faut cependant soutenir plus encore plus fortement le marché depuis l’automne jusqu’au printemps avec des mesures de promotions des ventes, puisque l’offre aura de nouveau tendance à dépasser la demande pendant l’hiver prochain. Les producteurs Bourgeon sont bien conscients de ces fluctuations saisonnières de la production, donc un grand nombre d’entre eux favorise en payant des contributions marketing de nombreuses actions promotionnelles dans le commerce de détail pour augmenter les ventes. Si tous les producteurs de lait bio participaient au financement de ces contributions marketing, le montant par kilo de lait diminuerait d’autant, et un plus grand nombre de producteurs de lait bio pourraient participer à ces publicités. Une mesure qui contribuerait à poursuivre le développement du marché.

Magdalena Blonkiewicz, Bio Suisse

Pour en savoir plus:

Leur marché d lait bio sur www.bioactualites.ch

Remarque: ce texte est une nouvelle du jour. Il ne sera pas actualisé ultérieurement.

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