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Des larves transforment les déchets alimentaires en protéines fourragères

Les larves de la mouche Hermetia sont de véritables goinfres. Elles éliminent volontiers toutes sortes de déchets alimentaires tout en formant des protéines de haute valeur qui peuvent être utilisées en alimentation animale. Un projet de recherche du FiBL, soutenu financièrement par la Confédération et la Coop, a pour objectif d’assurer la faisabilité industrielle du procédé. La méthode fonctionne déjà bien à petite échelle, et la production atteint maintenant 130 kilos de larves par mois. Il faut compter trois à quatre semaines d’engraissement, puis les larves sont congelées et moulues, produisant 60 kilos de farine fourragère contenant 45 pour cent de protéines et 30 pourcent de graisse. L’année prochaine, une grande installation pilote aura pour but de produire 50 tonnes de farine de larves. La matière première pour l’alimentation des larves ne risque pas de manquer de sitôt: les médias ne se sont-ils pas récemment fait l’écho de l’annonce que deux millions de tonnes de denrées alimentaires sont jetées aux ordures chaque année – rien qu’en Suisse?

Ce qu’il manque encore, c’est l’autorisation de produire ces larves à grande échelle ainsi que l’autorisation d’utiliser cette farine de larves pour l’alimentation animale en Suisse et dans l’Union européenne. Il faut espérer que la résistance générale à l’égard de l’affouragement des protéines animales soit levée au profit d’une alternative intelligente de mise en valeur des déchets alimentaires. Andreas Stamer

Le téléjournal suisse allemand en a brièvement parlé le 03.10.2012 sous le titre de «Madenfutter statt Sojamehl für Schweizer Masttiere» («Farine de larve au lieu de farine de soja pour les animaux d’engraissement suisses», n.d.t.).
Voir l’émission (3 minutes, en allemand)

 

Dernière actualisation de cette page: 15.10.2012

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