L’engraissement de vaches de réforme: un potentiel sous-estimé Maîtriser durablement les parasites des pâturages 

Achat de bovins par les fermes bio

Veaux et génisses d’élevage

 La règle de base veut qu’une exploitation bio achète ses animaux à une autre exploitation bio. Cela permet de garantir au consommateur que le lait bio vient effectivement d’une vache qui a été élevée en conditions bio. Mais il y a parfois un manque d’animaux bio sur le marché au moment où l’éleveur bio a besoin de nouveaux animaux d’élevage. Dans ce cas, l’éleveur bio peut acheter chaque année des femelles nullipares (femelles qui n’ont encore jamais vêlé) provenant d’exploitations non bio jusqu’à concurrence de 10 % de l’effectif des bovins adultes (y. c. les buffles et les bisons). Par exemple, une entreprise bio qui a 30 vaches laitières peut acheter 3 veaux ou génisses d’élevage non bio par an s’il ne trouve pas d’animaux bio sur le marché. Mais il doit prouver à l’organisme de certification qu’il n’a pas trouvé d’animaux bio. 

Animaux mâles et d’engraissement

Il est en tout temps possible d’acheter des animaux d’élevage non bio (mais pas issus de transfert d’embryons).
Il n’est en aucun cas autorisé d’acheter des animaux non bio (mâles ou femelles) destinés à l’engraissement.

Situations exceptionnelles

Sur demande, l’organisme de certification peut autoriser un producteur bio à mettre à l’étable des animaux non bio, jusqu’à concurrence d’un maximum de 40% du cheptel, dans les cas suivants:

  • Extension importante du troupeau
  • Changement de race
  • Développement d’une nouvelle branche de production animale
  • Garde de races Pro Specie Rara
  • Veau de remplacement pour une vache-mère ou nourrice

S‘il n'est pas possible d‘obtenir l‘accord préalable d‘un organisme de certification pour un veau de remplacement, il y a lieu d‘interpréter l‘annonce du paysan à l‘organisme de certification comme une approbation tacite dudit organisme. Les documents requis pour un veau de remplacement doivent être présents lors du contrôle bio, et la mort du veau (mort-né, etc.) doit être communiquée à la BDTA.

En cas de mortalité élevée due à une épizootie ou à une catastrophe (incendie par exemple), la CLA peut même autoriser la reconstitution entière du troupeau avec des animaux non bio.

Commercialisation

Il est possible de commercialiser avec le Bourgeon des animaux achetés à des producteurs non bio seulement si les délais d’attente suivants ont été respectés :

  • 12 mois (mais en tout cas pendant les trois quarts de leur vie) pour les bovins destinés à la production de viande
  • 6 mois pour les bovins produisant du lait.

CF

 

Dernière actualisation de cette page: 14.01.2015

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