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Seules des ruches fortes donnent beaucoup de miel de fleurs au printemps

Au printemps 2011, de nombreuses plantes mellifères ont commencé à fleurir deux à trois semaines plus tôt que d’habitude. Il était donc d’autant plus important que les abeilles aient bien hiverné et que les ruches soient assez fortes pour que les colonies puissent bien profiter de cette miellée précoce et polliniser les fleurs. Au début de l’hiver, chaque ruche compte normalement entre 12’000 et 15’000 abeilles hivernantes saines. Il ne faut en aucun cas faire hiverner des colonies faibles, parce qu’elles ont moins de chances de survie et qu’elles sont plus sensibles aux maladies du couvain. Les ruches faibles consomment en outre davantage de nourriture d’hiver que celles qui sont fortes. En automne, il est donc nécessaire de réunir les colonies faibles ou, encore mieux, de les renforcer avec une jeune colonie, car cela permet aussi de renouveler la reine.

Sur le Plateau, la première miellée de l’année est la plus importante et la plus sûre. L’énorme abondance de fleurs qu’il y a à cette période forme la base d’une bonne récolte de miel printanier. La météo joue ici un rôle important, car la récolte de miel sera faible si le temps est mauvais pendant le gros de la floraison. La vitalité des ruches est un facteur que l’apiculteur peut influencer, et il faut rappeler que les colonies faibles ne permettent la plupart du temps de ne récolter que peu ou pas de miel.

Les ruches doivent être bien soignées toute l’année. Un emplacement riche en pollen et en nectar ainsi qu’une lutte efficace contre la varroase sont des conditions importantes pour le bon développement des colonies et la formation de suffisamment d’abeilles hivernantes en bonne santé. Si la miellée forestière est insuffisante, un nourrissement estival supplémentaire sera nécessaire. Le couvain doit être inspecté avec le plus grand soin lors du contrôle des ruches: L’inspecteur des ruchers doit obligatoirement être prévenu si on découvre des larves qui présentent des anomalies. Sans compter que l’identification précoce des maladies du couvain permet souvent d’éviter que les dégâts soient trop importants.

Pour en savoir plus

Fiche technique «Exigences pour l’apiculture biologique» (FiBL Téléchargements et boutique en ligne)

Fiche technique «Maîtriser la varroase en apiculture biologique» (FiBL Téléchargements et boutique en ligne)

 

Dernière actualisation de cette page: 29.04.2011

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