Comment détruire les graines de rumex présentes dans les engrais organiques ? 

Comment combattre l’herbe de Saint-Jacques ?

Question :

Comment peut-on contrer efficacement l’expansion de l’herbe de Saint-Jacques, toxique pour les animaux ?

Réponse :

Caractéristiques et biologie

L’extensification des cultures et les mesures de rationalisation et d’écologification des services d’entretien des routes et des voies de chemin de fer offrent aux plantes à floraison tardive comme l’herbe de Saint-Jacques (Senecio jacobaea, aussi appelée jacobée ou séneçon jacobée) davantage de possibilités de former librement des graines et de se répandre dans les surfaces agricoles, surtout dans les pâturages.

Cette mauvaise herbe toxique est plus répandue qu’on ne le pensait jusqu’ici. Elle fait partie de la même famille que les chardons et les pissenlits, et ses graines volent sans aucun problème sur de longues distances. Cette plante peut s’installer dans tous les endroits où les peuplements végétaux sont peu denses ou lacuneux. La première année, ces plantes bi- ou pluriannuelles forment des rosettes, les hampes florales n’apparaissant qu’à partir de la deuxième année.

Toutes les parties de la plante, même les fleurs, contiennent des poisons (de la famille des alcaloïdes) qui, dans les cas les plus graves, peuvent être mortels pour les animaux. Puisque ces poisons végétaux ne sont pas dégradés par la conservation des fourrages (silo, foin, regain), des symptômes d’empoisonnement peuvent aussi apparaître en hiver. Les alcaloïdes provoquent des troubles gastro-intestinaux, des crampes, des vertiges, de l’agitation, des diarrhées sanguinolentes et des avortements. Plus tard, le foie peut être endommagé de manière irréversible.

Au pâturage, les animaux évitent normalement de manger cette plante à cause de son goût amer, mais, dans les peuplements denses et dans les fourrages conservés, ils n’arrivent quasiment pas à éviter d’en consommer.

Mesures de lutte

Il faut s’assurer que les hampes florales ne parviennent jamais à maturité pour que les plantes ne se ressèment pas. Au printemps l’herbe de Saint-Jacques forme des rosettes, et les hampes florales s’égrènent à partir de juillet-août. Tous les agriculteurs sont appelés à empêcher la dissémination de cette plante toxique. Il faut notamment contrôler les pâturages au printemps et arracher les rosettes avec un outil adéquat (houe, pelle de jardinier, bêche à rumex légère).

Autres mesures :

  • Arracher toute l’année les plantes repérées.
    Nettoyer les pâturages.
    On peut composter les plantes qui n’ont pas encore fleuri.

Mesures préventives :

  • Éviter les dégâts au gazon (pâturage, ornières, traces de circulation).
  • Favoriser les bonnes plantes (p. ex. en les laissant se ressemer ou en faisant des sursemis).
  • Empêcher l’herbe de Saint-Jacques de se ressemer (couper les hampes florales avant la coupe, ou au moins les trier après la fauche et les éliminer avec les ordures.
  • Annoncer la présence de cette plante sur les terrains publics et privés de la commune (écoles, talus et bords de routes et de voies de chemin de fer, terrains industriels, jardins privés, gravières, glaisières, etc.).

 

Dernière actualisation de cette page: 12.10.2018

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