Quelles cultures associées semer en automne 2016 malgré la pénurie de semences ? Pois-orge d’automne: comment faire pour avoir assez de pois et pas trop d’orge ? 

Recommandations pour les semis des cultures associées au printemps 2017

Le pois-orge et la féverole-avoine restent des valeurs sûres.
Pois-orge
Pour le pois-orge de printemps, nous n'avons pas de recommandations particulières à faire concernant le choix des variétés. Habituellement, cela fonctionne bien avec les variétés disponibles sur le marché des semences: les variétés de pois disponibles et celles d'orge arrivent à maturité en même temps.
Féverole associée
Pour la féverole-avoine, prendre une variété d’avoine de printemps tardive, comme Zorro par exemple. Si l’acheteur ne veut pas prendre en charge l’avoine (car peu demandé sur le marché), et si l’agriculteur ne peut pas valoriser l’avoine pour son bétail ou pour semer ses engrais verts, il est possible de le remplacer par du triticale de printemps. Le rendement global de l’association est un peu plus faible, l’effet de concurrence des mauvaises herbes est un petit peu moins bon, mais le pourcentage de féverole dans le grain récolté est plus élevé. Actuellement, il n’y a pas ou que très peu de semence certifiée de triticale de printemps. Dans nos essais de 2017, on testera donc le triticale d’automne associé avec la féverole de printemps. Pour la pratique, ne le faire qu’à titre d’essai, sur des surfaces restreintes.
Parfois, la féverole étouffe complètement l’avoine ou le triticale associé. Ce n’est pas grave, du moment que ces céréales ont bloqué les mauvaises herbes. Dans ce cas-là, la céréale joue le rôle de sous-semis et le peu de  grain qu’elle produit, habituellement de qualité médiocre, peut rester dans les déchets de triage.
Féverole pure?
La verse de la féverole pure n'est pas inhabituelle: en printemps humide et chaud, elle devient très haute et sa tige peut être fragile. Or la féverole associée est assez souvent un plus plus courte que la féverole pure, elle est également plus propre.
Il ne faut donc cultiver de la féverole pure que quand les conditions suivantes sont réunies: surfaces ayant de faibles reliquats en N (pour éviter une croissance trop luxuriante) et surfaces ayant peu de mauvaises herbes.
Lupin associé
En agriculture bio, on ne peut pas cultiver le lupin à feuilles larges (ou lupin blanc), car trop sensible à l'anthracnose, et on ne dispose pas de produits de traitements des semences homologués bio pour éliminer cette maladie. A l'avenir, cela pourrait changer, si les sélectionneurs arrivent à mettre au point des variétés résistantes à cette maladie. Il ne reste donc que le lupin à feuilles étroites (ou "lupin bleu"). Ce lupin convient sur des sols à pH ne dépassant pas 6.5, voir 7.0. Il laisse beaucoup de N dans le sol pour la culture suivante. En bio, il n’est cultivé pratiquement qu’en association, de manière à concurrencer suffisamment les mauvaises herbes. Comme la féverole, on l’associe à l’avoine de printemps (variétés tardives) ou au triticale de printemps.
Le triticale n'est pas tout à fait aussi efficace que l’avoine de printemps en ce qui concerne le tallage, la couverture du sol, la régulation préventive des adventices et le rendement global.
A titre d’essai, on pourrait aussi prendre le blé de printemps, à livrer en blé fourrager, ou du triticale d'automne, mais nous n’avons pas encore d’expérience dans nos conditions. Depuis 2016, le prix indicatif de Fr. 104.-/dt est fixé par Bio Suisse. La culture peut rendre de 20 à 45 dt/ha, avec 30 à 70 % de lupin dans le grain récolté ; elle bénéficie aussi de la prime de Fr. 1000.-/ha. S’assurer des débouchés avant la commande de semences.

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Dernière actualisation de cette page: 12.05.2017

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