Vous avez du souchet? Dites-le nous!

(27.06.2016) 

Le souchet comestible (Cyperus esculentus), qui se propage depuis des années dans le monde entier, fait partie des néophytes les plus redoutées en Suisse. Cette plante glabre est relativement facile à reconnaître grâce à ses tiges triangulaires, pleines et sans nœuds. Quand on l’arrache on trouve sur les rhizomes formés par les racines des tubercules qui finissent par atteindre la taille d’une noisette. Sa propagation invasive est essentiellement due à ces nodosités racinaires. La formation des tubercules se déclenche en juillet-août après la floraison.

La propagation du souchet comestible n’est pas connue avec exactitude en Suisse. Le souchet comestible est particulièrement fréquent dans les légumes, les pommes de terre et les betteraves sucrières. La propagation de ferme en ferme se fait essentiellement avec la terre qui reste collée aux roues et aux différentes parties des machines de travail du sol ou de récolte. Le rôle du compost n’est pas encore définitivement clarifié. Les tubercules devraient normalement succomber si la fermentation du compost est menée de manière professionnelle. Le FiBL va faire ces prochains mois un essai exact pour étudier cette question.

Il y a pour l’instant peu de cas signalés dans des fermes bio. Les surfaces concernées ont été mises au repos sous forme de prairies temporaires. Les passages de herse étrille sont peu efficaces parce que ces plantes sont bien enracinées et se dérobent aux dents étrilleuses. Les sarcleuses à socs sont encore efficaces sur les stades précoces mais ne peuvent pas intervenir sur les lignes.

L’agriculture biologique doit absolument miser sur la prévention car la lutte directe est bien souvent trop tardive ou inefficace. HUD

Vous avez du souchet? Dites-le nous!

Les producteurs bio qui sont touchés par le souchet comestible sont priés de s’annoncer à Hansueli Dierauer du FiBL (encadré à droite) pour que son service de conseils puisse se faire une idée de la situation dans les cultures biologiques.

Version intégrale de cet article (paru dans le magazine Bioactualités N° 4|2016)

Remarque: ce texte est une nouvelle du jour. Il ne sera pas actualisé ultérieurement.

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