Vente directe : calculer les prix correctement

Toujours plus de familles paysannes diversifient leur entreprise et cherchent des voies pour obtenir de bons prix pour leurs produits et pour augmenter la création de valeur ajoutée sur la ferme. C’est aussi ce que montrent les chiffres de Bio Suisse.

(03.02.2020) 

La Fédération des productrices et producteurs biologiques suisses estime que plus de cinq pourcents du chiffre d’affaires des produits bio est généré par la vente directe, ce qui représentait en 2018 quelques 160 millions de francs par année – tendance à la hausse. Les fermes bio sont plus que jamais très engagées et novatrices dans la vente directe.

Il est important d’avoir une stratégie professionnelle

Pour que les productrices et les producteurs puissent vivre de la vente directe, ils doivent définir une stratégie professionnelle pour l’orientation de leur ferme et fixer leurs prix de manière réfléchie. Car des prix trop bas ne sont pas seulement pas assez rentables pour la ferme, ils nuisent aussi à l’ensemble du marché bio. Même s’il y a assez de temps pour effectuer le travail, si l’emplacement est favorable et s’il y a un bon potentiel commercial, la vente directe n’a de sens que si elle est rentable. Bio Suisse recommande donc de vérifier régulièrement ses prix de vente. Il faut pour cela commencer par effectuer un calcul de prix de revient pour pouvoir déterminer le prix minimal d’un produit. Le site internet www.a-la-ferme.ch fournit à ce sujet des instructions pratiques et des formulaires de calcul. Bio Suisse recommande ensuite de s’informer sur les prix que d’autres vendeurs exigent et sur les prix de vente recommandés par Bio Suisse. Comparer les prix chez les grands distributeurs, les magasins spécialisés, les marchés hebdomadaires et les collègues de la région donne aussi une bonne vue d’ensemble sur le marché. Combiner calcul des prix de revient et comparaison des prix, tout en tenant aussi compte de l’avis direct des clientes et des clients, permet en fin de compte de définir correctement ses prix de vente.

Transformation fermière

Les productrices et producteurs qui veulent vendre à la ferme des produits transformés doivent être au courant des bases légales et des exigences du Cahier des charges du Bourgeon. Bio Suisse conseille volontiers ceux qui font ou veulent faire de la vente directe, et elle vérifie gratuitement que les étiquettes des produits soient correctes.

Ilona Stoffel, Bio Suisse

Informations supplémentaires
Vente directe (Rubrique Marché)
www.a-la-ferme.ch (site externe)

Remarque: ce texte est une nouvelle du jour. Il ne sera pas actualisé ultérieurement.

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