Le Johanniter bio de Reynald Parmelin a été primé meilleur vin bio de l’année

(19.11.2009) 

Seyval blanc, Régent, Léon Millot, Solaris, Johanniter... : ces cépages relativement nouveaux ont une bonne tolérance aux principales maladies fongiques, mais ils sont jusqu’à aujourd’hui peu cultivés en Suisse romande. Reynald Parmelin, vigneron-encaveur à Begnins VD, fait exception : il cultive depuis quelques années du Johanniter et vient de gagner le « Prix Bio Suisse » avec son Johanniter 2008, dans le cadre du Grand prix 2009 des vins suisses.

Il lui a fallu un certain temps pour arriver à maîtriser aussi bien la culture que la vinification de ce raisin : sa maturité précoce et sa sensibilité à la pourriture grise nécessitent une vendange souvent précoce ; sa tendance à une certaine amertume nécessite des adaptations au niveau de la vinification. Mis à part cela, Reynald Parmelin est pleinement satisfait de la bonne tenue au mildiou et à l’oïdium du Johanniter. Et le millésime 2008 est un franc succès : « Quand on le goûte, on reconnaît bien le côté aromatique du Riesling, la puissance du Pinot gris, la fraîcheur du Chasselas et l’amertume positive du Seyve-Villard », affirme-t-il dans « 24 Heures » du 24.10.2009.

Les quatre cépages mentionnés sont ceux qui ont été croisés entre eux pour obtenir le Johanniter. Avant de reprendre le domaine qu’il exploite, Reynald Parmelin était enseignant à la Haute école spécialisée de Changins, filière œnologique. De cette époque, il a gardé la passion de l’expérimentation, qui lui a fait planter sur de petites surfaces une dizaine de nouveaux cépages tolérants aux maladies fongiques, dits « interspécifiques ». Ceux-ci sont examinés au vignoble et vinifiés séparément en vue d’obtenir des produits de nouvelles saveurs.

Lors du Grand prix 2009, Reynald Parmelin a également gagné un 4ème prix dans la catégorie Assemblages blanc avec sa « Réserve gastronomique » constituée à partir de 4 cépages blancs. « Avec un vin bio, il est donc possible d’être aussi bon, voire meilleur qu’avec un vin non bio, contenant des résidus de produits phytosanitaires chimiques », conclut-il.

L’Institut de recherches de l’agriculture biologique (FiBL) complimente Reynald Parmelin pour ses succès.

Pour en savoir plus sur les vins à Reynald Parmelin : www.lacapitaine.ch

Remarque: ce texte est une nouvelle du jour. Il ne sera pas actualisé ultérieurement.

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