Le bio, c’est le top pour les biotopes

(08.01.2009) 

L’agriculture biologique contribue nettement plus que la moyenne à la biodiversité des surfaces agricoles. C’est ce que montre une comparaison statistique des taux de réalisation dans les deux systèmes réalisée par le FiBL et l'Office fédéral de la protection de l'environnement.

La fréquence de mise en œuvre de mesures écologiques est en moyenne supérieure de 68 % dans les fermes bio, et que les surfaces écologiques représentaient 20 % pour les exploitations bio contre 13 % pour les PER. C’est pour les «prairies extensives», les «prairies peu intensives» et les «haies» que les différences les plus grandes ont été constatées. Les «jachères tournantes et jachères florales» sont par contre plus fréquentes dans les exploitations PER.

Le taux généralement supérieur de mise en œuvre des mesures écologiques indique que les fermes bio fournissent davantage de prestations de biodiversité. Les surfaces de compensation écologique contiennent en effet des espèces plus nombreuses et plus exigeantes que les cultures intensives. Cette constatation est valable pour tous les types de surfaces de compensation écologique et tous les groupes d’organismes comme les papillons diurnes, les sauterelles, les coléoptères, les araignées et les oiseaux nicheurs. Combinée au système agricole moins intensif de l’agriculture biologique, l’augmentation des surfaces naturelles favorise considérablement la flore et la faune des terres cultivées – ce dont peuvent même profiter des espèces menacées.

Ces dernières années, des études à l’échelon national ont analysé les motifs qui poussent les agriculteurs à prendre des mesures environnementales sur leurs terres. Il en est ressorti que l’âge et la formation des agriculteurs, mais aussi la grandeur de leurs domaines agricoles, influencent fortement ces décisions. Les possibilités d’intégrer les mesures écologiques dans le déroulement du travail ainsi que les conditions naturelles locales sont aussi des facteurs importants. L’étude suisse en question a aussi pu démontrer encore une chose: les éléments écologiques représentent en moyenne 19 % des surfaces des fermes bio en plaine et dans la zone des collines et 24 % en zone de montagne, tandis que ces valeurs sont respectivement 11, 13 et 16 % pour les exploitations PER.

Outre des réflexions économiques et agronomiques, l’intérêt personnel des agriculteurs pour la protection de la nature exerce certainement lui aussi un effet positif. Les biotopes des fermes bio sont apparemment souvent favorisés par la reconversion parce que cette étape exige de toute façon un profond bouleversement dans l’organisation des fermes.

Source : Studie zur Umsetzung von Ökomassnahmen auf allen Bio- und ÖLN-Betrieben in der Schweiz, basée sur les chiffres nationaux de la banque de données AGIS pour 2005. FiBL und BAFU, 2008. Christian Schader, Lukas Pfiffner, Matthias Stolze (FiBL) und Christian Schlatter (BAFU). Umsetzung von Ökomassnahmen auf Bio- und ÖLN-Betrieben, AgrarForschung 15 (10): 506-511, 2008

Pour en savoir plus :
Les réseaux d’écosystèmes favorisent la faune sauvage
De nouvelles haies pour garnir nos paysages
Les plants d’arbustes ne doivent pas forcément être bio
Documentation d'Agridea sur les haies (plusieurs documents) : espèces, plantation, entretien (site internet d'Agridea)
90 arguments en faveur de l'agriculture biologique (Boutique du FiBL)
Arguments en faveur de l'agriculture biologique - Flyer (Boutique du FiBL)

Remarque: ce texte est une nouvelle du jour. Il ne sera pas actualisé ultérieurement.

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