Grandes cultures bio : recommandations pour les semis de printemps 2017

Le marché est demandeur, avec des différences marquées entre les extrêmes. Pour le maïs-grain et le blé fourrager, la demande est forte. Pour le tournesol, le colza et le soja alimentaire, la demande est faible. Il y a certaines possibilités dans les cultures de niche et des ouvertures sur la betterave à sucre et le soja fourrager.

(14.02.2017) 

Les attentes actuelles du marché ne sont pas toujours conciliables avec des rotations culturales très diversifiées. Une augmentation importante de la production des cultures les plus recherchées pousserait le système à ses limites (approvisionnement en azote, risques accrus de maladies, problèmes de qualité, …). Les producteurs bio sont invités à chercher le meilleur équilibre entre l’agronomie et les besoins du marché.
Céréales fourragères et légumineuses à graines fourragères
Avant de semer de l’avoine fourragère, du triticale ou de l’orge, il convient de s’assurer des débouchés. Pour les autres céréales fourragères, les protéagineux fourragers à graine et les céréales panifiables, la demande du marché est bonne.
Cultures associées
En agriculture bio, les légumineuses à graines se cultivent le plus souvent en association. Vous pouvez accéder aux recommandations précises pour les semis du printemps 2017 du pois, de la féverole et du lupin associées en cliquant sur le lien ci-dessous.
Recommandations pour les semis des cultures associées au printemps 2017 (sur ce site internet)   
Marchés de niche

Pour le lin, le tournesol, le sarrasin et les lentilles, les possibilités d’inscrire encore des surfaces pour 2017 auprès de la Biofarm sont très limitées. Par contre, cette coopérative cherche encore de l’avoine alimentaire de printemps pour les flocons et du millet alimentaire. Pour l’avoine alimentaire, travailler avec les variétés Canyon et Tryphon ; le prix atteint Fr. 78.50/dt avec au moins 54 kg/hl. Le millet alimentaire se sème tard, de mi-mai à fin juin, et se récolte en septembre. Le rendement est de 10 à 20 dt/ha et le prix atteint Fr. 170.-/dt.  S’annoncer très rapidement à la Biofarm. Ces cultures et d’autres encore comme le pois chiche et le moutarde, ont bien sûr aussi un intérêt pour la vente directe. AGRIDEA vient de produire des fiches techniques sur le millet et la moutarde alimentaire, elles sont intégrées au classeur « Agriculture biologique ».
Soja
En 2017, les surfaces de soja alimentaire seront malheureusement plus restreintes qu’en 2016, pour des raisons liées au marché. Les producteurs livrant dans la filière Progana /Moulin Rytz peuvent, en complément au soja alimentaire (à Fr. 223.50/dt), produire du soja fourrager à env. Fr. 115.- /dt. Les producteurs en reconversion ne peuvent produire que du soja fourrager ; pour eux, c’est éventuellement une opportunité pour se faire la main avec le sarclage du soja.
Betterave à sucre
Les sucreries offrent dès 2017 Fr. 152.-/t pour la betterave bio. Dans les enquêtes culturales de 2001 à 2003, les rendements moyens atteignirent 50 t/ha et le travail manuel résiduel de désherbage se situa à 200 heures/ha, avec des variations annuelles très fortes. Eviter toute précipitation : seuls les producteurs bien préparés devraient démarrer ce printemps. Les autres peuvent  mettre en place le cadre nécessaire à un bon démarrage en 2018. Différentes institutions dont le FiBL vont remettre en route des essais de mise en place de la betterave et de sarclage hyper-performants, en vue d’une diminution du travail manuel, mais tout cela va prendre du temps. Les agriculteurs bio intéressés à travailler en groupe sur le thème de la betterave peuvent contacter les conseillers bio cantonaux.
La betterave sucrière en bio (sur ce site internet)

Remarque: ce texte est une nouvelle du jour. Il ne sera pas actualisé ultérieurement.

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