« Biodiversité pour tous » dépasse 10’700 signatures

La campagne « Biodiversité pour tous » de ProSpecieRara et de ses partenaires (dont Bio Suisse et le FiBL) a déjà rassemblé plus de 10’700 signatures. Il y en avait 10'000 lorsqu’elle a été envoyée au Parlement et à l’Administration fédérale, mais la campagne continue, n’hésitez pas à cliquer sur le lien en bas de la page pour la signer en ligne !

(30.09.2009) 

La campagne « Biodiversité pour tous » de ProSpecieRara et de ses partenaires (dont Bio Suisse et le FiBL) a déjà rassemblé plus de 10’700 signatures. Il y en avait 10'000 lorsqu’elle a été envoyée au Parlement et à l’Administration fédérale, mais la campagne continue, n’hésitez pas à cliquer sur le lien en bas de la page pour la signer en ligne !

Les organisations pétitionnaires s’opposent surtout à l’Ordonnance sur les semences et plants appliquée depuis 1996 qui restreint toujours davantage la culture et le commerce des anciennes variétés de plantes cultivées. Concrètement, la pétition exige la liberté de produire et de commercialiser des semences de variétés anciennes et non protégées de plantes cultivées ainsi que le maintien de l’actuelle pratique libérale d’application. Les autorités ne doivent intervenir que pour garantir la transparence du système. Les anciennes variétés qui ont réussi ou pourraient réussir à se maintenir sur le marché ou à en retrouver un malgré toutes les difficultés ne devraient pas recevoir le coup de grâce en étant achevées par des ordonnances encore plus restrictives. Le marché n’a pas besoin de moins mais de plus de diversité.

Les producteurs bio sont particulièrement touchés

Les producteurs bio ont justement trouvé d’intéressantes niches de marché pour et avec les anciennes variétés. Par exemple, les variétés labellisées « ProSpecieRara » vendues à la Coop sont toujours produites en bio. Les semences sont en majorité fournies par Sativa Rheinau. La réglementation reprise de l’UE, qui stipule que les anciennes variétés ne peuvent être commercialisées que dans leur pays d’origine et seulement en quantités marginales, et scandaleuse et inutile. Elle contredit aussi les principes de la Convention de Rio sur la diversité biologique que la Suisse a signée et pour laquelle elle s’est fortement engagée jusqu’à maintenant.

La commercialisation active des variétés locales reste toujours la manière la plus efficace de maintenir en vie les anciennes variétés et le savoir autour de leur utilisation. Le fait que de nombreuses variétés ne soient pas originaires de chez nous ne doit pas être une entrave, car cela ne fait que refléter la réalité de l’ancienneté et de l’intensité des échanges entre les peuples. L’exemple de la pomme de terre qui nous est venue d’Amérique montre à quel point cette réglementation est absurde. Les röstis si typiques de chez nous – et que dire de la frite mondiale ! – montrent bien que cette « étrangère » fait depuis bien longtemps partie de notre culture nationale et internationale. Il s’ensuit donc que nos agriculteurs et nos jardiniers amateurs devraient avoir le droit de cultiver sans restrictions les anciennes et traditionnelles variétés qui leur font envie.

La campagne continue

Cela vaut vraiment la peine que les paysans bio – et leurs clients ! – soutiennent cette campagne. Pour en savoir plus et signer la pétition : http://www.vielfalt-fuer-alle.ch/home-fr.xhtm

Remarque: ce texte est une nouvelle du jour. Il ne sera pas actualisé ultérieurement.

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