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Maîtriser le colchique d’automne
Certaines années, le colchique d’automne se multiplie énormément dans certaines prairies naturelles humides. On suppose que cela est provoqué par des hivers doux. La teneur en colchicine de ces plantes peut provoquer des intoxications du bétail.
Le colchique d’automne est appelé comme ça parce qu’il fleurit en automne, donc en dehors de la période de floraison de la plupart des autres plantes. Un de ses autres noms, tue-chien, avertit de sa toxicité. Les tubercules, enfouis à 15-20 cm de profondeur, donnent naissance à des plantes de 15 à 20 cm de hauteur. Les feuilles lancéolées sont vert foncé comme celles des tulipes. Les graines se trouvent dans une capsule brune qui apparaît en mai-juin de l’année suivante.
La plante contient un alcaloïde toxique, la colchicine. C’est dans la fleur qu’on en trouve les plus fortes concentrations. Les intoxications les plus fréquentes sont provoquées par la présence de colchique des prés dans le foin ou l’ensilage, mais seulement si la teneur en colchique atteint 5 à 10 % de la ration. Les moutons et les chèvres peuvent s’y habituer et les bovins sont partiellement immunisés: ce sont les chevaux qui sont les plus menacés.
La fauche ne suffit pas à réprimer cette plante. Elle est en effet généralement très bien adaptée aux sites où on la trouve. Lorsqu’il y en a beaucoup, seule une pâture tournante effectuée avec une forte densité de génisses à partir d’avril-mai peut s’avérer utile. Les bêtes qui ont l’expérience du pâturage délaissent en effet cette plante mais en piétinent les tiges. Vu que la plante se multiplie par les graines, il faut absolument faucher les refus. L’arrachage est fastidieux (et presque impossible quand les plantes sont très nombreuses), mais il donne de bons résultats si les colchiques ne sont pas nombreux et à condition de répéter l’opération pendant au moins deux à trois années de suite en avril ou en mai. Les bulbes ne doivent pas être blessés, sinon ils se multiplient encore plus fortement.





