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Le méligèthe du colza: données générales

Méligèthes sur des boutons floraux de colza
Méligèthes sur des boutons floraux de colza
Méligèthes en train de perforer un bouton de fleur de colza
Méligèthes en train de perforer un bouton de fleur de colza
Essais avec poudre de roche: à gauche, non traité (= vert); à droite, traité (= gris-blanc)
Essais avec poudre de roche; à gauche, non traité; à droite, traité
Essais avec poudre de roche: plante recouverte d'un revêtement gris-blanc de poudre de roche
Essais avec poudre de roche: plante de colza recouverte de poudre de roche

Le méligèthe du colza est un adversaire important des cultures de colza. Ce ravageur de 2 mm de grandeur migre au printemps quand la température atteint 15 °C pour passer de ses quartiers d’hiver en lisière de forêt dans les nouveaux champs de colza. Ces coléoptères très mobiles peuvent alors se déplacer de 1 à 3 kilomètres par jour. À la recherche de pollen et de nectar, ils croquent dans les bourgeons floraux pour les perforer, ce qui provoque des hampes fructifères irrégulières (fleurs vides et pédoncules sans siliques).

C’est au début du stade boutons floraux que les fleurs sont les plus sensibles. Des dégâts totaux sont possibles en cas de ralentissement du développement des plantes. Les œufs et les larves du méligèthe se développent dans les fleurs du colza, et vers la fin de la floraison les larves se laissent tomber sur le sol pour s’y nymphoser. Les « nouveaux » coléoptères qui éclosent deux semaines plus tard chercheront dès le mois d’août des abris pour passer l’hiver.

Le vol des méligèthes peut être surveillé au moyen de pièges jaunes ou de panneaux englués. Le comptage pour déterminer si le seuil de tolérance est atteint s’effectue par frappage des plantes. En production intégrée, le seuil de tolérance est de 1 à 6 méligèthes par plante, et en bio on en tolère davantage.

En agriculture biologique, la régulation de ce ravageur repose presque entièrement sur la prévention : favoriser une croissance rapide (techniques agricoles) et une floraison précoce (choix des variétés) pour limiter les dégâts. Les bandes de navette semées en bordure de champ (cf. fiche technique d’Agridea) atténuent les problèmes.

Il est difficile de lutter directement en bio. Les expériences pratiques montrent que les épandages de lisier complet au stade bourgeons floraux coupent l’appétit des méligèthes, et la poudre de roche possède un effet similaire. Ces deux méthodes ont cependant des désavantages : les épandages de lisier posent le problème des émissions d’ammoniac, et la poudre de roche est facilement lessivée par la pluie.

Pour en savoir plus:

Fiche technique «Méligèthe du colza» (Boutique du FiBL)