Du nouveau sur le colza bio
Semis de colza de l'été 2010: la variété Aviso est intéressante
(28.07.2010) Pour diminuer les risques des méligèthes dans les régions à forte pression de méligèthes, la Biofarm a réservé une quantité limitée de semence de la variété AVISO, dont la floraison est précoce. Pour avoir la possibilité de semer cette semence, qui est conventionnelle et non traitée, une autorisation exceptionnelle est exigée. Les producteurs ayant besoin d’une telle autorisation peuvent contacter la Biofarm, qui se chargera d'obtenir l'autorisation pour tous les producteurs concernés.
Renseignements (en allemand):
Stefanie Bergmann
Biofarm
062 957 80 50
E-Mail
D'autres informations importantes destinées aux producteurs se trouvent dans la lettre du 22.07.2010.
Recommandations pour le semis 2009
(18.08.2009) Ces recommandations font référence à l’enquête colza 2008-2009 à laquelle environ 40 producteurs ont participé, et sur les résultats des essais de l’année écoulée. Pour l’année à venir, il est particulièrement important de renforcer la fumure d’automne dans des parcelles ayant peu de réserves en azote utilisable.
Semis: Sur la plupart des parcelles, le colza a été semé entre le 22 et le 28 août 2008. Ce semis précoce, accompagné de conditions optimales pour les faux-semis et pour la préparation du lit de semences, a fait ses preuves. La plus grande partie des cultures de colza entra dans l’hiver avec des plantes vigoureuses et des racines bien développées. Jusqu’à aujourd’hui, aucune expérience négative n’a été faite avec des plantes trop vigoureuses à l’entrée de l’hiver.
Technique de semis: Si l’interligne est large (45 ou 50 cm), il est vivement conseillé de procéder à un semis avec un semoir monograines plutôt qu’avec un semoir à céréales: le développement des plantes est meilleur. Le semis à la volée, après lequel aucun sarclage n’est prévu, n’est pas recommandé pour les „débutants en colza bio“, dans les sols lourds ou envahis de mauvaises herbes.
Variétés: Semis des variétés Robust (semence bio disponible) ou Aviso (semence conventionnelle non traitée, seulement avec autorisation du service des semences du FiBL). Aviso fleurit quelques jours plus tôt que Robust.
Levée: Un lit de semence fin et bien rappuyé, ainsi que le passage du rouleau après le semis, ont conduit à une levée rapide et ont prévenu des dégâts notables dus aux limaces. Toutefois, si des granulés antilimaces bio (Ferramol) doivent être utilisés, pensez à le faire au plus tard deux semaines après la levée.
Fumure: Si possible, placer le colza au début de la rotation. Sur un colza après céréales ou si le colza n’arrive qu’en 3ème ou 4ème année après la rompue, il faut, en plus d’un apport de fumier lors de la préparation du sol, amener du lisier en automne. Cela influence très positivement le rendement.
Etat des plantes à l’entrée de l’hiver: Les plantes de colza doivent être très développées déjà en automne. Le choix de la parcelle, une préparation soigneuse du sol et un semis précoce (autour du 20 août) sont décisifs. La peur que le colza souffre excessivement de la couverture neigeuse hivernale est injustifiée.
Méligèthe: Les essais ont montré qu’après un traitement avec de la poudre de roche ou des produits contenant de la poudre de roche, le nombre de méligèthes est plus faible, la floraison est plus intensive et le nombre de siliques est supérieur; toutefois, ces traitements n’ont pour l’instant induit aucun rendement supérieur à celui des parcelles non traitées. Quelques agriculteurs ont toutefois fait des expériences positives avec la poudre de roche (épandue sous forme de poudre ou diluée dans l’eau).
Ce n’est pas le méligèthe du colza qui est le facteur limitant pour le rendement du colza, mais les capacités des plantes de colza de compenser les dégâts du méligèthe sur les boutons floraux des tiges principales. Pour garantir une bonne faculté de compensation, un semis précoce et soigné ainsi qu’une fumure abondante sont importants. En 2008-2009, il est réjouissant que quelques parcelles que des producteurs avaient envisagé de broyer n’aient en fin de compte pas été broyées. Les producteurs concernés ont contacté leur conseiller et observé les parcelles avec eux, puis décidé ensemble de ne pas les broyer. Un des agriculteurs concernés a tout de même récolté 19 kg/are de colza.
Prise en charge de la récolte 2010: Pour le moment, la coopérative Biofarm ne peut pas encore couvrir la demande d’huile de colza de production biologique suisse. La surface à atteindre à long terme est de 250 ha. Pour la récolte 2010, 200 ha devraient être cultivés. Le prix aux producteurs reste stable, il est à 200.- Fr/dt. En plus, la Biofarm peut indemniser des distances élevées de transport jusqu’au prochain centre collecteur (supérieures à 25 km ) à raison de Fr. 3.-/km (aller et retour). La Biofarm prend également du colza de reconversion en charge. Le prix aux producteurs est d’au moins 10.- Fr /dt plus élevé que le prix de IP-Suisse (95.- Fr/dt en 2009).
Personnes-ressources:
Questions générales:
Maurice Clerc (FiBL) tél. 021 619 44 75, mobile 076 444 25 28
Dégâts d’altises et de limaces; application technique de poudre de roche sur les altises et les méligèthes:
Hansueli Dierauer (FiBL) tél. 062 865 72 65 ou Maurice Clerc (FiBL) tél. 021 619 44 75
Essais de sous-semis pour concurrencer les adventices et fixer le N:
Hans Ramseier (HES Zollikofen) tél. 031 910 21 89
Conseils lors de l’utilisation de poudre de roche contre le méligèthe:
Clay Humphrys (ART) tél. 044 377 72 38 ou Maurice Clerc (FiBL) tél. 021 619 44 75
Inscription pour cultiver du colza (site Biofarm, pdf, allemand)
La culture biologique du colza rencontre de nouveau beaucoup de difficultés cette année
(18.05.2009) La culture biologique du colza aura de nouvel été difficile cette année : le long hiver assez froid puis la brusque augmentation des températures suivie d’une sécheresse précoce sont responsables d’une mauvaise disponibilité des éléments nutritifs. On a donc vu dans beaucoup d’endroits de forts symptômes de flétrissement des bourgeons. La forte augmentation des températures a aussi provoqué une brusque et forte immigration des ravageurs dans les champs de colza : alors que dans la région du Fricktal on ne trouvait toujours pas de méligèthes sur les plantes de colza le 2 avril, on comptait quelquefois jusqu’à 10 méligèthes par plante l’après-midi du 3 avril. Vu que les méligèthes sont capables de distinguer très exactement les stades phénologiques du colza lorsqu’ils envahissent les cultures, la forte attaque du début s’est le plus souvent concentrée sur les champs PI parce qu’ils étaient plus développés que les champs bio qui, surtout ceux de la variété Robust à floraison tardive, ont donc été au début épargné par l’invasion des méligèthes. Un autre ravageur est également apparu en masse : le charançon de la tige. Ce coléoptère hiverne dans le sol des champs de colza de l’année précédente, qu’il quitte au printemps pour envahir les nouvelles cultures. Des dégâts importants sont surtout observés dans les parcelles limitrophes. Les premières fleurs étant alors ouvertes dans la plupart des champs de Robust, ce n’est que plus tard qu’on pourra savoir comment les plantes relèveront ces nombreux défis (flétrissement des bourgeons, méligèthes, charançon de la tige) et pourront compenser les dégâts.
Claudia Daniel, FiBL
Biofarm cherche de nouveaux producteurs pour les semis 2009
(25.02.2009) L’histoire à succès de l’huile de colza bio de Biofarm se poursuit. Sur la base de la forte demande de colza biologique suisse, Biofarm cherche de nouveaux producteurs pour les semis 2009. Objectif pour la saison 2009/2010 : 200 hectares. L’aventure commencée en 2000 avec 5 hectares concernait déjà 140 hectares en 2008.
Les expériences faites jusqu’à présent montre que le colza peut fournir des rendements réjouissants en bio s’il est cultivé dans des sols fertiles qui libèrent bien les éléments nutritifs, si les mauvaises herbes sont bien maitrisées, et surtout si les engrais de ferme sont épandus au bon moment. Les sites ouverts et venteux ainsi que des plantes de colza robustes contribuent à la prévention des problèmes de méligèthes.
La commercialisation de l’huile de colza biologique labellisée Bourgeon passe exclusivement par la coopérative Biofarm, qui reprend le colza rassemblé par 6 centres collecteurs répartis dans toute la Suisse et la Principauté du Lichtenstein.
Les personnes qui s’intéressent à la culture biologique du colza peuvent participer aux visites de cultures organisées dans les différentes régions de notre pays par les services de conseils en agriculture biologique. Les dates sont régulièrement publiées dans le bio actualités et sur
www.bioactualites.ch.
Les producteurs Bourgeon intéressés sont priés de s’adresser à la coopérative Biofarm, 4936 Kleindietwil, en demandant soit Franziska Schärer, tél. 062 957 80 53, soit Niklaus Steiner, tél. 062 957 80 52.
Inscription pour cultiver du colza (en allemand) (Site internet de Biofarm, PDF, 16 KB)
Exigences de qualité pour le colza bio (Site internet de Biofarm, PDF, 23 KB)
L’huile de colza biologique suisse labellisée Bourgeon a été primée pour la deuxième fois à Berlin
(23.01.2009) C’est la deuxième fois que les cultivateurs suisses de colza biologique et la coopérative Biofarm obtiennent la médaille de l’huile de colza décernée par la Deutsche Gesellschaft für Fettwissenschaften (DGF) lors de l’Internationale Grüne Woche de Berlin. Cette médaille récompense les gros efforts consentis par Biofarm et les producteurs bio pour produire une huile de colza biologique de haute qualité. Avant que l’huile de colza bio pressée à froid de Biofarm atterrisse sur les rayons des magasins bio, des magasins diététiques et des drogueries, tous les processus agricoles et de transformation sont strictement contrôlés. Et la fraîcheur est de mise : l’huile est pressée chaque mois en fonction de la demande.
Les dégustateurs jugent les huiles de colza soumises par les fournisseurs et les producteurs selon leur parfum et leur goût. Pour être très bonne, l’huile de colza doit avoir un parfum et un goût de chou et de noisette. Globalement, la qualité des huiles de colza est en constante amélioration. Sur les 31 huiles de colza pressées à froid produites en Allemagne et en Suisse, le Jury en a distingué 22 en leur attribuant la médaille de la DGF. Parmi les huiles suisses qui ont obtenu cette distinction, on trouve aussi deux huiles saint-galloises et une huile thurgovienne. Cette médaille tant convoitée est toujours décernée conjointement par la Deutsche Gesellschaft für Fettwissenschaften (DGF, Société Allemande pour l'Étude des Corps Gras) et l’Union zur Förderung von Öl- und Proteinpflanzen (UFOP, Union pour la promotion des oléagineux et des protéagineux).
L’huile Biofarm faite avec le colza des cultures biologiques suisses certifiées Bourgeon est pressée régulièrement à froid dans une huilerie artisanale. Cette transformation douce permet de conserver intacts les arômes, les couleurs et les substances végétales secondaires lors de la fabrication de l’huile. L’huile de colza pressée à froid est optimale pour la cuisine froide
Biofarm
La première multiplication suisse de semences biologiques de colza
(15.09.2008) C’est sous la conduite de Biofarm que des semences biologiques de colza sont multipliées pour la première fois en Suisse. En plus des semences commerciales, dont l’ensemble des récoltes qu’elles permettent de produire est transformé en huile de colza biologique pressée à froid, deux producteurs bio ont semé des semences de base de la variété Robust. La récolte sera utilisée pour la multiplication des semences.
Biofarm a donné le coup d’envoi de la multiplication des semences de colza bio en Suisse pour être sûre de pouvoir produire des semences non contaminées par des transgènes (OGM). Ce point peut être garanti parce que le moratoire suisse sur les OGM est valable jusqu’en 2010 et qu’il y a de bonnes perspectives de prolongation. Biofarm privilégie la multiplication des semences de variétés adaptées aux conditions locales qui produisent une huile fine et de grande qualité en pression à froid.
Après le lancement de ce projet par Biofarm, le semencier KWS travaille en étroite collaboration avec la coopérative semencière de Düdingen et les deux agriculteurs bio susmentionnés. Leur collaboration est réglée par un contrat. KWS fournit la semence de base, et la coopérative semencière suit et contrôle l’ensemble du processus depuis le semis jusqu’à la récolte. Elle organise aussi le séchage et le nettoyage. Après la récolte, la station de recherches Agroscope Reckenholz-Tänikon (ART) vérifie la faculté germinative, la pureté variétale et la présence d’éventuelles maladies transmises par les semences. Il ne reste plus qu’à espérer que les conditions météorologiques resteront bonnes jusqu’à la récolte de juillet 2009.
Récolte moyenne en 2008 et importantes pertes de surfaces
(04.09.2008) Les surfaces cultivées ont heureusement pu être augmentées de 50 % entre 2006 et 2007, mais les défis posés aux agriculteurs par cette culture délicate se sont avérés particulièrement importants dès le semis : à cause des abondantes pluies du mois d’août 2007, le colza a été semé tard à bien des endroits. Il y eut ensuite un automne assez froid qui a contribué notamment à une mauvaise levée et à un développement insuffisant avant l’hiver. En Suisse allemande, les plantes de colza étaient selon les observations trop faibles pour bien supporter l’hiver dans 30 % des cultures. La Suisse romande a bénéficié de meilleures conditions, de beaucoup de soleil et de journées plus chaudes à la fin de l’été et pendant l’automne. Rien d’étonnant donc à ce que le rendement moyen général ait été en 2008 de 16 dt/ha (23 dt/ha en Romandie), donc nettement plus bas que la moyenne de 20 dt/ha en 2007.
En plus des faibles rendements, des surfaces importantes ont été perdues pour des raisons très diverses, d’ailleurs souvent combinées entre elles : 20 % des surface ont dû être labourées à cause d’erreurs techniques agricoles et 47 % à cause des ravageurs d’automne. Les causes des deux tiers des pertes de surfaces remontent donc à l’automne, ce qui montre bien que la conduite automnale de la culture revêt une importance capitale.
Franziska Schärer, Biofarm
Les chiffres de la culture biologique du colza en Suisse
Année | 2005/2006 | 2006/2007 | 2007/2008 | 2008/2009 |
Surface semée(ha) | 102 | 106 | 162 | Objectif: 200 |
Surface récoltée (ha) | 74 | 97 | 98 | |
Surfaces perdues (%) | 27 | 8 | 39 | |
Récolte suisse totale (t) | 117 | 190 | 159 | |
Prix à la production (Fr./dt) | 120 | 160 1) | 160 | 200 |
1) Après déduction des 5 francs pour le fonds pour le conseil et la recherche | ||||
Les causes des pertes de surfaces de colza biologique en Suisse en 2007/2008
(Seulement en allemand)
2008 : Lueur d’espoir après une année difficile pour le colza
(05.08.2008) Après l’excellente année 2007 pour le colza, 2008 a été marquée par la pluie. Le temps froid et humide qui avait régné pendant le développement des hampes florales a fortement réduit l’absorption des éléments nutritifs, ce qui a causé l’apparition de symptômes de carences importants dans de nombreuses régions. Il y a aussi eu de très nombreux charançons de la tige dans beaucoup de régions. Ces deux facteurs ont nuit au développement des plantes.
Le temps froid est pluvieux a par contre été défavorable aux méligèthes. Dans de nombreuses régions en effet, les méligèthe n’ont migré en masse vers les nouvelles cultures de colza qu’en mai quand les températures ont augmenté, et la floraison était déjà trop avancée pour que les dégâts soient très importants. Dans certaines régions cependant, p. ex. dans le Fricktal, les premiers méligèthes étaient apparus dans les cultures dès les quelques jours chauds du mois de février, ce qui avait provoqué des dégâts importants.
Un essai du FiBL a montré dans ces champs que la poudre de roche peut être efficace : plusieurs épandages de 500 kg/ha de poudre de roche pendant le développement des bourgeons ont provoqué une nette diminution de l’activité des coléoptères, et peu de bourgeons ont été détruits. Les parcelles traitées de cette manière ont eu une floraison visiblement plus belle, et les plantes traitées ont ensuite porté 52 % de siliques en plus.
Claudia Daniel, FiBL











