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Véronique Chevillat
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De nouvelles haies pour garnir nos paysages
Planter une haie, c’est offrir aux animaux sauvages de nouveaux lieux de reproduction, des abris, une source de nourriture et des couloirs de migration. En plaine, les haies protègent le sol contre l'érosion éolienne, et en montagne elles consolident les pente raides. Le long des ruisseaux et des canaux de drainage, elles contribuent à la stabilisation des berges et protègent le sol contre l'érosion en cas de fortes pluies. Sans compter que le paysage s’en trouve considérablement enrichi. Pour que ce nouveau biotope soit utile aux animaux tout en répondant aux exigences économiques des agriculteurs, les haies devraient remplir les critères de qualités définis dans l’Ordonnance sur la qualité écologique (OQE). Selon les zones et les programmes cantonaux, les contributions pour les haies peuvent atteindre jusqu’à 45 francs à l’are.
Mettre les haies en réseau
Les haies sont des objets intéressants de liaison entre les espaces vitaux existants. Dans le cadre de projets de réseaux écologiques, l‘emplacement des haies est planifié de manière à ce que les haies remplissent cette fonction de liaison. La plantation des haies devrait donc se faire à l’emplacement planifié et non pas ailleurs. Dans un paysage de cultures qui est ouvert, on préfère planter des haies basses, parce que des haies hautes ou des haies d’arbres constituent des obstacles presque insurmontables pour des espèces telles que l’alouette ou les papillons diurnes.
Dans des régions à forte densité de population, les nouvelles haies ne doivent pas être implantées le long des chemins, parce que les chiens peuvent constituer un facteur important de perturbation de la faune.
Quelles espèces planter?
Les haies se composent idéalement de 12 à 15 espèces indigènes de buissons et d’arbres dont environ 40 % d’arbustes épineux. Il faut éviter l’aubépine à cause du feu bactérien et lui préférer le cynorrhodon, l’épine noire ou le nerprun. Les agriculteurs n’apprécient pas énormément les arbustes épineux, mais ils sont vitaux pour de nombreux animaux – notamment en protégeant leurs nids contre les prédateurs.
Disposition des arbustes
Pour une haie de deux mètres de large, les arbustes sont plantés sur trois rangées à un mètre de distance les uns des autres. Cela correspond à 2.5 plants par mètre courant de haie. Au lieu d’alterner les essences, le mieux est de grouper la plantation de 3 à 8 arbustes de la même espèce, ce qui donne aux espèces à croissance lente de meilleures chances de s’établir.
Pour des plantations de grande envergure, il est possible de recevoir l’aide de classes d’école, d’associations de protection de la nature ou de chasseurs. Certains cantons assument les coûts des plants, mais on peut aussi s’adresser à des fondations privées.
Bandes herbeuses
Chaque haie doit comporter des deux côtés une bande herbeuse d’au moins trois mètres de largeur. La moitié de cette bande sera fauchée en même temps que les prairies extensives et l’autre moitié six semaines plus tard. Cet étagement de la fauche permet d’assurer la survie de nombreux auxiliaires.
Comment se procurer les arbustes
Il n’est pas obligatoire de commander les jeunes arbustes à des pépinières bio, mais la pépinière certifiée Bourgeon ci-après, qui livre dans toute la Suisse, propose en qualité Bourgeon toutes les espèces de buissons et d’arbres pour les haies: Naturbaumschule, Roland Wenger, Flühmatt, 3614 Unterlangenegg, tél. 033 453 23 45.
Pour en savoir plus:
Les plants d’arbustes ne doivent pas forcément être bio
Documentation d'Agridea sur les haies (plusieurs documents) : espèces, plantation, entretien (site internet d'Agridea)







