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Alimentation des non-ruminants bio : qu’est-ce qui fait vraiment foi dès 2012 ?

Deux porcs dans la paille

L’ordonnance bio a été modifiée le 26 octobre 2011 par le Conseil fédéral. Dorénavant, elle ne définit plus la part admissible d’aliments non-bio dans la ration des non-ruminants. En contre-partie, dans l’Ordonnance bio du Département fédéral de l’Intérieur, une nouvelle disposition a été introduite à l’article 4b al. 2. Cet alinéa, valable jusqu’au 31.12.2012, prévoit que « la part d’aliments ne provenant pas de la culture biologique peut atteindre annuellement, en matière sèche, 5 % de la consommation totale par catégorie d’animaux de non-ruminants ». Pour les exploitations Bio Suisse, seuls les composants suivants peuvent entrer en ligne de compte dans ces 5 %: protéine de pommes de terre, les sirops de fruits, la levure de bière, gluten de maïs, mélasse provenant de la fabrication du sucre, sous-produits de laiterie pour les porcs (max. 35 %), fourrages grossiers. Certains composants doivent remplir des conditions particulières.
Le fait que cette nouvelle disposition se trouve dans une ordonnance dépendant d’un Département fédéral et non plus du Conseil fédéral donne plus de souplesse pour l’adapter rapidement, en fonction de la situation en Suisse mais aussi pour tenir compte de l’évolution de la législation de l’UE. Avant cette modification, il était prévu que l’alimentation des non-ruminants ne pourrait plus comprendre de composants non-bio (à raison de 5 %) que jusqu’au 31.12.2011. Le Département a donc prolongé la clause des 5 % d’une année.

Porcs : le problème principal, c’est la protéine de pommes de terre

En Suisse, il se trouve que de la protéine de pomme de terre non bio est intégrée aux aliments pour porcs bio, afin de garantir une qualité suffisante de la viande (faible teneur en acides polyéniques permettant d’éviter le rancissement de la viande). Les normes de qualité de la viande de porc produite en Suisse sont plus sévères que celles ayant cours à l’étranger. Durant l’année 2012, des solutions seront recherchées afin de permettre le renoncement à tout composant non bio dans l’affouragement des porcs. Une exception toutefois, l’affouragement de sous-produits de laiterie conventionnels (petit-lait) sera encore autorisé pour les porcs après le 01.01.2012, à raison de max. 35 % de la ration.

Volaille : les marchands d’œufs exigent déjà 100 % de bio

Concernant la volaille bio, il n’y a pas de problèmes spéciaux, l’affouragement est déjà possible avec 100 % de composants bio. D’ailleurs, depuis le début de 2012, les marchands suisses d’œufs exigent qu’ils produisent leurs œufs avec 100 % de fourrage bio.

Pour en savoir davantage

Fiche technique « Affouragement 20012 » (Boutique du FiBL)

Les directives bio (sur ce site internet)

Auteurs: Barbara Früh et Maurice Clerc, FiBL