PUBLICITÉ

Interlocuteur

  • Eric Meili
  • Logo du FiBL

Eric Meili
Vulgarisation
Barenberg
8608 Bubikon

Tél. 055 243 39 39
Fax 055 243 33 16
Mobile 079 236 47 18
Courriel
www.fibl.org

L’engraissement de vaches de réforme bio: un potentiel sous-estimé

Une vache brune au pâturage

Les prix pour les animaux servant à la fabrication de produits carnés transformés continuent d’être intéressants. Cela concerne les vaches laitières ou allaitantes qui sont réformées. Le potentiel qui se trouve dans ces animaux est souvent fortement sous-estimé.

Habituellement, ces bêtes ne sont pas malades, mais elles ne portent plus ou elles ne peuvent plus être traites à cause des mammites. Ces animaux ont de par leur nature un important potentiel de croissance. Durant la gestation, les vaches accumulent des réserves qu’elles utilisent pendant la lactation qui suivra. Sans gestation, l’augmentation de la masse corporelle va encore bien plus vite, parce qu’il n’y a pas de veau qui doit grandir. Des essais en Autriche ont montré que de telles vaches peuvent atteindre facilement un accroissement journalier de 1550 grammes.

Prenons par exemple le cas d‘une vache de réforme de 580 kg de poids vif et engraissons-la durant 100 jours afin de lui permettre d’atteindre 730 kilos, en lui administrant un régime alimentaire qui permettrait de traire au moins 15 kilos de lait par jour. Basons-nous sur les prix de la semaine 51 (= décembre) de 2011. En améliorant le rendement de la carcasse de 44 à 48 %, cela donne un poids vif qui augmente de 255 à 350 kg, donc cela représente 95 kg en plus. La taxation passera de A2 à T3. Le prix des animaux T3 s’élève à 6.70 francs et celui des animaux A2 à 5.70 francs. La bête non engraissée se vend donc à 1453.50 francs, alors que la même bête mais engraissée rapporte 2345 francs. En 100 jours la bête a donc pris 891.50 francs de valeur.

Conclusion : si une vache de réforme est engraissée, il est possible de gagner une somme d’argent intéressante. La valeur de cette vache augmente de plus de 9 francs par jour. Pour comparaison, les génisses d’élevage ou les animaux d’engraissement du programme « Bœuf de pâturage bio » n’augmentent que de 3 à 4 francs de valeur par jour. Il est important que ces vaches mangent un fourrage grossier de très haute qualité, qui permettrait d'assurer un potentiel de production de lait de 15 à 20 kilos par jour.