PUBLICITÉ

Interlocuteur

Hans-Georg Kessler
Product manager viande et volaille
Margarethenstrasse 87
4053 Basel

Tel.: 061 385 96 56
Fax: 061 385 96 11
Courriel
www.bio-suisse.ch

Porc


Situation du marché

Le porc bio est de nouveau rentable !

La forte demande de viande de porc bio est très réjouissante. Après l’effondrement du marché du porc bio en 2005-2006 (quelques producteurs de porc bio avaient alors arrêté), la situation s’est très nettement améliorée. La Coop provoque en effet depuis début 2007 une forte augmentation de la demande grâce à sa stratégie mûrement réfléchie de placement de la viande bio en fonction de l’emplacement des magasins et grâce au lancement d’un assortiment attractif de produits transformés. Coop a pu écouler chaque semaine 300 porcs bio, mais, au premier trimestre 2008, cet acheteur clé n’a reçu en moyenne que 220 porcs par semaine. Coop déplore que les producteurs ne saisissent pas cette chance de développer le marché. – Mais pas seulement la Coop: les boucheries bio, la société Fidelio et la Migros sont aussi de bons acheteurs de porcs bio.

On cherche des gorets bio

Au vu de la bonne demande de porcs de boucherie bio et à cause de l’obligation d’utiliser des gorets bio, ces derniers sont très demandés. Alors que les prix des gorets conventionnels ont nettement baissé au cours du deuxième trimestre 2008, ceux des gorets bio sont montés. Le prix reste en-dessus de la barre des 10 francs depuis mars 2008, atteignant même en juin 10.80 Fr./kg pour les gorets de 20 kg! Par rapport aux «mauvaises années» 2005-2006, la rentabilité des élevages de porcelets bio s’est donc améliorée de près de 70 %. Avec un prix de Fr. 7.– départ porcherie, la situation est aussi devenue très intéressante pour les engraisseurs bio. Les porcelets sont particulièrement recherchés de fin avril à juin – à cause des porcs d’alpage et des autres types d’engraissement d’été.

Des perspectives sûres

Le marché du porc est cyclique, d’accord, mais ce serait une erreur de ne pas profiter de cette situation. On sait bien sûr que les futures augmentations de prix des aliments fourragers vont pénaliser la rentabilité de la production porcine, mais le problème sera relativisé par le fait que le marché conventionnel sera tout aussi touché que le bio par ce phénomène, ce qui va automatiquement provoquer une augmentation très générale des prix de la viande de porc. La différence par rapport aux prix conventionnels est en effet un facteur important pour le développement du marché de la viande bio. Or les consommateurs sont plus sensibles aux prix dans ce secteur que pour d’autres produits bio: les ventes baissent fortement dès que les prix de la viande bio dépassent nettement ceux des autres viandes labellisées.

Pour dynamiser le marché du porc bio, Bio Suisse et Coop ont amélioré les conventions contractuelles passées avec les éleveurs bio: le prix minimal est passé de Fr. 5.30 à Fr. 5.50, et le supplément minimum de la viande bio par rapport à la viande AQ est passé de Fr. 1.20 à Fr. 1.50 (et un objectif de fr. 2.– vient même d’être défini). Le bon fonctionnement du marché du porc bio dépend cependant étroitement de la gestion des quantités, tâche qui est assumée par Bio Pool AG via des conventions contractuelles.

Alternative à la castration des porcelets

La question des futures méthodes alternatives de castration des porcelets revêt une importance capitale pour les éleveurs bio. Le Comité de Bio Suisse a quant à lui décidé de mettre l’accent sur l’alternative la plus crédible pour l’agriculture biologique, l’engraissement des verrats.

Pour en savoir plus:

Dossier «Engraissement des verrats»