Pour maîtriser la carie ordinaire et la carie naine du blé et de l’épeautre, recourir aux semences certifiées Semer le blé au bon moment 

Éviter les fusarioses dans les blés

Cette année, les blés se sont très bien présentés jusqu’en juin. Il est encore difficile d’estimer ce que la récolte va donner puisque le blé, contrairement à l’orge, n’était pas encore en train de mûrir pendant la période de sécheresse du mois de juin. Les épis sont nombreux et bien développés, mais on ne sait pas encore de quelle grosseur seront les grains.

Les conditions de départ étaient bonnes grâce aux bonnes teneurs en Nmin dans les sols, ce qui a favorisé le tallage. La progression des maladies cryptogamiques en phase de germination comme l’oïdium et la rouille brune a sans cesse été stoppée par la sécheresse. La seule maladie qui a pu de répandre à certains endroits malgré les hautes températures est la fusariose des épis. En général seule une partie des épis est touchée. Les plantes-hôtes de ces champignons sont toutes les espèces de céréales y.c. le maïs et quelques graminées.

En agriculture biologique, les règles des rotations culturales placent souvent le blé après du maïs, ce qui permet une transmission directe des spores via les résidus de récolte pas décomposés. Le travail réduit du sol présente d’ailleurs un risque plus élevé dans ce domaine que le labour. Le «Programme pour un travail du sol économe en ressources» prévoit d’ailleurs pour cette raison de ne pas allouer des contributions au blé après maïs en cas de travail réduit du sol.

La tolérance aux fusarioses dépend aussi des variétés. Les variétés cultivées actuellement en Suisse présentent à quelques exceptions près une tolérance moyenne. Les dégâts de fusarioses dépendent finalement de la force de l’attaque, qui, si elle est importante, peut provoquer un déclassement du blé à cause de la présence de mycotoxines dangereuses pour la santé. hd

Dernière actualisation de cette page: 12.07.2017

Publicité