Grandes cultures

La demande de marchandises commercialisables issues de l’agriculture biologique est très forte. Malgré les prix attractifs, la plus grande partie des produits biologiques issus de grandes cultures dont nous avons besoin continue de devoir être importée. Repoussés par le surcroît de travail, le manque d’engrais de ferme et la crainte des mauvaises herbes, les agriculteurs non bio n’acceptent pas facilement de relever le défi de la production biologique.
Grâce à de nouvelles variétés sélectionnées spécialement pour l’agriculture biologique et à l’amélioration de la mécanisation, la culture biologique des céréales est maintenant possible sans prendre de risques. Dans le secteur des pommes de terre par contre, il y a encore parfois des déficits de qualité auxquels il est difficile de remédier à cause de la multiplicité des causes. Et le mildiou donne beaucoup de fil à retordre aux producteurs pendant les années chaudes et humides. Les rotations culturales se sont récemment vues enrichir par de nouvelles cultures comme les betteraves sucrières, le colza, le lin ou le millet, mais leur croissance est assez lente et tant les mauvaises herbes que les coléoptères peuvent les mettre à rude épreuve. La recherche a donc encore du pain sur la planche pour faciliter ces cultures en bio.

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